Gouvernement · Madrid et Barcelone
La Cour suprême espagnole accorde l'amnistie à Clara Ponsatí et classe son dossier du procés
La Cour suprême a déclaré éteinte, jeudi 5 novembre, la responsabilité pénale de l'ancienne conseillère catalane Clara Ponsatí et a classé l'affaire de désobéissance qui la visait. Elle n'a jamais été jugée, ayant quitté l'Espagne avant que la procédure n'atteigne le stade du procès.
Texte IA fondé sur les articles de europa press, El Periódico, La Razón et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La Cour suprême a déclaré éteinte la responsabilité pénale de Clara Ponsatí jeudi 5 novembre et a ordonné un non-lieu définitif sur le chef de désobéissance lié au référendum du 1er octobre 2017.
Ponsatí a demandé l'amnistie en juin 2024, et la cour ne l'a appliquée qu'après la décision du Tribunal constitutionnel en octobre 2025, deux ans et cinq mois après la promulgation de la loi.
Junqueras, Turull, Romeva et Bassa ont été amnistiés dans les semaines précédentes, et le juge Pablo Llarena a levé pour l'heure les mandats d'arrêt visant Carles Puigdemont, Toni Comín et Lluís Puig.
- juin 2024Demande à la Cour suprême d'appliquer la loi d'amnistie
- octobre 2025Le Tribunal constitutionnel tranche la question d'inconstitutionnalité
- 5 nov.La Cour suprême applique l'amnistie et classe l'affaire
La décision
La Cour suprême espagnole a appliqué la loi d'amnistie à Clara Ponsatí, ancienne conseillère du gouvernement catalan, dans une décision rendue jeudi 5 novembre. La chambre pénale, dans une ordonnance dont El Periódico attribue le rapport au juge Manuel Marchena, déclare sa responsabilité pénale éteinte et classe l'affaire la concernant par un non-lieu définitif, connu en espagnol sous le nom de sobreseimiento libre. Le chef d'accusation était la désobéissance liée au référendum du 1er octobre 2017 dans l'affaire du procés, et c'était la seule infraction encore en suspens à son encontre après l'abrogation de la sédition en décembre 2022. Ponsatí n'a jamais été jugée, car elle a quitté l'Espagne avant le procès. La cour a estimé que les faits à l'origine de la procédure relèvent de l'amnistie, l'affaire est donc désormais close pour elle.
Pourquoi l'affaire a tant tardé
Ponsatí avait demandé à la Cour suprême, en juin 2024, d'appliquer l'amnistie une fois la loi adoptée. La chambre a suspendu toute décision jusqu'à ce que le Tribunal constitutionnel tranche sa question d'inconstitutionnalité, ce qu'il a fait en octobre 2025. La Cour suprême a ensuite mis deux ans et cinq mois, après la promulgation de la loi, pour lui appliquer formellement le texte, selon El Periódico. Ponsatí vivait en liberté depuis son retour en Espagne en 2023, lorsqu'une réforme du Code pénal a supprimé la sédition et laissé la désobéissance comme chef d'accusation. Après son arrestation à Barcelone, elle a comparu devant le juge Pablo Llarena et a été libérée, mais elle est restée formellement mise en examen jusqu'à présent.
La réaction de Ponsatí
Ponsatí a réagi sur X, où elle a rejeté l'idée que la décision constitue une victoire. Elle a écrit que son affaire avait surgi d'un coin des dossiers de la cour et que celle-ci semblait avoir décidé de la classer et de lui accorder l'amnistie.
« Je ne vais pas me ridiculiser en disant que c'est une victoire, parce que ce n'en est pas une. »
Les autres dossiers d'amnistie et ce qui reste
Dans les semaines précédentes, la Cour suprême a appliqué l'amnistie à plusieurs membres du Govern qui ont porté le processus indépendantiste de 2017, dont l'ancien vice-président Oriol Junqueras et les anciens conseillers Jordi Turull, Raül Romeva et Dolors Bassa. Ces décisions ont suivi l'aval du Tribunal constitutionnel à la grâce pour détournement de fonds et le soutien de la Cour de justice de l'Union européenne à la mesure. LaVanguardia situe l'amnistie de Ponsatí trois semaines après la décision Junqueras. Pour l'heure, Pablo Llarena a levé les mandats d'arrêt visant l'ancien président Carles Puigdemont et les anciens conseillers Toni Comín et Lluís Puig, qu'il considère amnistiables après une ordonnance du Tribunal constitutionnel. Ces trois-là ont eux aussi échappé à la justice espagnole après le référendum, et la chambre qui a jugé le procés sous la présidence de Manuel Marchena a désormais leurs dossiers entre les mains.
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Sources et contexte
- europa pressPonsatí rejette l'idée que ce soit une « victoire » que la Cour suprême ait...Ponsatí rechaza que sea un "victoria" que el Supremo la haya... · original en espagnol
- El PeriódicoLa Cour suprême archive l'accusation de désobéissance contre Ponsatí pour le 1-O, en appliquant l'amnistie deux ans après la promulgation de la loiEl Supremo archiva la desobediencia de la que se acusaba a Ponsatí por el 1-O, al aplicarle la amnistía dos años después de promulgada la ley · original en espagnol
- La RazónLa Cour suprême applique également l'amnistie à Ponsatí, ancienne conseillère de PuigdemontEl Tribunal Supremo también aplica la amnistía a Ponsatí, exconsellera de Puigdemont · original en espagnol
- europa pressLa Cour suprême amnistie l'ancienne conseillère Clara Ponsatí et archive le...El Supremo amnistía a la exconsejera Clara Ponsatí y archiva la... · original en espagnol
- Clara Ponsatí
- Ancienne conseillère catalane dont l'affaire de désobéissance a été classée en application de la loi d'amnistie
- Oriol Junqueras
- Ancien vice-président de la Generalitat amnistié dans les semaines précédant l'affaire Ponsatí
- Carles Puigdemont
- Ancien président catalan et dirigeant de Junts, dont le mandat d'arrêt a été levé pour l'heure
- Manuel Marchena
- Juge de la Cour suprême, rapporteur de l'ordonnance et président de la chambre qui a jugé le procés
- Organisations
- Union européenne
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