Gouvernement · Alvarado et Fort Worth

Huit manifestants condamnés à des décennies de prison pour l'attaque d'un centre ICE au Texas, l'un d'eux écope de 100 ans

Un ancien Marine a été condamné à 100 ans de prison et sept autres à des peines allant de 30 à 70 ans pour une manifestation de juillet 2025 qui a tourné à la violence dans un centre de rétention d'immigration au Texas.

Texte IA fondé sur les articles de eldiario.es, stern.de, POLITICO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Alvarado, Fort Worth · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 1 marsHuit accusés reconnus coupables devant un tribunal fédéral après un procès de trois semaines.
  2. 23 juinCondamnation de huit accusés ; Benjamin Song écope de 100 ans, les autres de 30 à 70 ans.
  3. 1 juil.Condamnation prévue pour Ines Soto et sept autres personnes ayant plaidé coupables.

Les peines

Huit personnes ont été condamnées mardi à Fort Worth, au Texas, pour leur rôle dans un incident survenu le 4 juillet 2025 au centre de détention de Prairieland à Alvarado. Benjamin Song, un ancien réserviste des Marines reconnu coupable de tentative de meurtre, a écopé de 100 ans de prison fédérale. Sept autres accusés ont reçu des peines allant de 30 à 70 ans. Le juge de district américain Reed O'Connor, l'un des deux magistrats présidant les affaires, a qualifié les événements d'« attaque contre la démocratie » et a déclaré que « la nécessité de dissuader ce genre de comportement est grande ».

« La nécessité de dissuader ce genre de comportement est grande. »

Reed O'Connor

Le procureur Frank Gatto a plaidé que « les personnes ayant ce genre de croyances extrémistes ont besoin de plus de temps de prison » car « elles estiment que la violence est justifiée ». Ces peines sont les premières sous la désignation d'antifa comme organisation terroriste domestique par l'administration Trump.

L'incident

Dans la nuit du 4 juillet 2025, un groupe de manifestants est arrivé au centre ICE situé à environ 40 kilomètres au sud de Fort Worth. Selon les procureurs, certains portaient des équipements tactiques noirs et ont ouvert le feu sur les forces de l'ordre. Un policier local a été touché au cou mais a survécu. Le gouvernement a affirmé que Song avait crié « allez chercher les fusils » et avait tiré, atteignant l'agent qui venait d'arriver. L'avocat de Song, Philip Hayes, a qualifié les tirs de « tirs de suppression » et a déclaré qu'un ricochet avait touché l'agent après que celui-ci eut « agressivement » dégainé son arme. Hayes a indiqué que son client ferait appel.

« Ce sont des gamins et des jeunes adultes qui ont un très grand cœur et qui voulaient vraiment que leur voix soit entendue. »

Philip Hayes, avocat de Benjamin Song

Les avocats de la défense ont maintenu que le rassemblement était une manifestation pacifique en solidarité avec les immigrants détenus. Des proches ont exprimé leur indignation face aux peines. Lydia Koza, dont la femme Autumn Hill a écopé de 50 ans, a déclaré : « Le gouvernement veut lui prendre toute sa vie pour avoir participé à une manifestation. Personne n'est mort. »

Antifa et le contexte juridique

Le président Donald Trump a signé un décret l'automne dernier désignant antifa comme une organisation terroriste domestique, bien qu'il n'existe pas d'équivalent national à la liste des organisations terroristes étrangères du département d'État. Antifa n'est pas un groupe unique mais un terme générique pour des réseaux militants d'extrême gauche qui affrontent les néonazis et les suprémacistes blancs. Les accusés ont nié toute affiliation à antifa. Le directeur du FBI, Kash Patel, a déclaré que l'affaire Prairieland est la première à accuser des personnes que l'administration considère comme antifa de charges liées au terrorisme.

« Les peines prononcées aujourd'hui montrent clairement que les terroristes d'Antifa qui attaquent les forces de l'ordre et les installations fédérales feront face à une justice rapide et sans compromis. »

Todd Blanche, procureur général américain par intérim ayant déclaré

Les critiques avertissent que ces poursuites pourraient restreindre les droits de protestation garantis par le Premier Amendement. L'affaire a attiré l'attention au-delà du Texas, avec 15 personnes récemment inculpées dans le Minnesota pour avoir prétendument entravé des opérations d'immigration, également décrites par les procureurs comme des membres d'antifa.

Conséquences plus larges

Outre les huit condamnés mardi, Ines Soto doit être condamnée le 1er juillet. Sept autres personnes ayant plaidé coupables d'avoir fourni un soutien matériel à des terroristes seront également condamnées ce jour-là. Song, dans une déclaration après sa condamnation, a affirmé avoir tenté d'empêcher l'agent de tirer sur un « manifestant non armé qui courait » et a fait référence à deux manifestants de Minneapolis tués par balle par des agents fédéraux plus tôt cette année. Il a qualifié les poursuites de « punition collective » et de « culpabilité par association ».

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