Diplomatie · Ankara, Istanbul et Bruxelles
Özel accuse le gouvernement Erdoğan d'échecs de politique étrangère sur l'accord libyen
Le chef de l'opposition turque, Özgür Özel, a déclaré que le mémorandum libyen n'a pas l'acceptation internationale dont bénéficie l'accord Grèce-Égypte, tandis que le ministère turc des Affaires étrangères a assuré que ses positions en mer Égée restent inchangées.
Texte IA fondé sur les articles de NEWS 24/7, ΣΚΑΪ, Η Ναυτεμπορική et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Özel a déclaré que l'accord Grèce-Égypte est accepté par tous, tandis que le mémorandum turco-libyen, signé par deux États souverains, est critiqué et rejeté par les partenaires européens, lors de sa prise de parole mardi 27 octobre.
Özel a déclaré que la Turquie a été écartée du programme F-35 malgré l'envoi de pilotes en formation, et qu'Ankara n'a pas récupéré les fonds versés. Il a affirmé que la Grèce et Israël disposent des F-16 les plus modernes.
Özel a déclaré que la Turquie a été exclue du programme de défense SAFE de 150 milliards d'euros et qu'environ 70 % des exportations turques vont vers l'Europe, de sorte que de nouveaux droits de douane européens pourraient frapper l'industrie automobile.
Dans un communiqué publié mardi 27 octobre, le ministère turc des Affaires étrangères a indiqué que Fidan n'a accordé aucun entretien à un journal grec et que ses positions sur la mer Égée et la Méditerranée orientale sont inchangées.

Les attaques contre le mémorandum libyen
Özgür Özel, chef de la principale formation d'opposition turque, a critiqué le gouvernement mardi 27 octobre, affirmant que le mémorandum maritime signé par Ankara avec la Libye ne garantit pas les droits turcs en Méditerranée orientale. S'exprimant lors d'une réunion des présidents provinciaux de son parti, il a soutenu que l'accord maritime gréco-égyptien est largement accepté sur la scène internationale, tandis que l'accord turco-libyen est critiqué et rejeté par les partenaires européens. Özel a déclaré avoir été le député qui avait poussé à la ratification de l'accord libyen et à son dépôt auprès des Nations unies afin que la Turquie prenne l'initiative. Il a imputé à l'AKP un manque de clairvoyance et ce qu'il a qualifié de manœuvres illogiques en politique étrangère. Il a également affirmé que les relations tendues avec l'Égypte avaient laissé Erdoğan à la porte du président Sissi.
Puissance aérienne et concessions à Washington
Özel s'est ensuite tourné vers l'aviation militaire, affirmant que la Turquie avait été écartée du programme F-35 alors même que des pilotes turcs avaient été envoyés pour se former sur l'appareil. Il a indiqué qu'Ankara n'avait pas récupéré les fonds versés au projet. Évoquant les propos du président américain Donald Trump sur une éventuelle surprise pour la Turquie, il a demandé si celle-ci porterait sur des avions F-35 ou sur un moteur pour le chasseur KAAN développé localement, et a constaté que ni l'un ni l'autre n'était arrivé. Il a soutenu que la Grèce et Israël disposent des F-16 les plus modernes, et que la Turquie n'a pas réalisé la modernisation nécessaire de ses propres F-16. Il a ajouté que les chasseurs turcs volent à l'aveugle pendant plusieurs minutes tandis que les radars grecs et israéliens peuvent les suivre à longue distance. Il a aussi énuméré ce qu'il affirme qu'Ankara a accordé à Washington : 250 avions Boeing, du GNL à des prix élevés, des droits de douane nuls sur les marchandises américaines et des terres rares que l'on trouve principalement à Eskişehir.
Défense, commerce et UE
Özel a critiqué Ankara pour n'avoir pas obtenu de place dans SAFE, un programme européen de défense de 150 milliards d'euros. Il a déclaré que la Turquie répète que la sécurité européenne est impossible sans elle, mais qu'elle a été laissée de côté à cause d'erreurs du gouvernement. Il a cité les F-16 turcs déployés pour la police du ciel au-dessus des États baltes, affirmant qu'ils apportent de la bonne volonté envers l'OTAN mais aucun retour politique ou économique équivalent. Sur le commerce, il a dit qu'Ankara n'était pas parvenue à réviser son union douanière avec l'Union européenne et risque l'exclusion de l'initiative Made in Europe. Il a déclaré qu'environ 70 % des exportations turques vont vers l'Europe et averti que de nouveaux droits de douane européens pourraient frapper la production, en particulier l'industrie automobile. Il a affirmé que l'Allemagne et la France avaient approuvé le texte et que l'Europe traite la Turquie comme si elle était la Chine.
Les propos de Fidan et la réponse d'Ankara
Özel a ensuite ciblé le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, estimant que ses commentaires sur la limite des 12 milles nautiques, la doctrine du casus belli et la pose de câbles électriques sous-marins en mer Égée équivalaient à un recul par rapport aux positions turques de longue date. Il a affirmé que la Grèce pourrait poser un câble après une simple notification, et que sur le casus belli aussi Ankara cédait du terrain. Il a qualifié la ligne du gouvernement de politique étrangère de braderie et de recul. Mardi 27 octobre, le ministère turc des Affaires étrangères a rejeté les affirmations selon lesquelles Fidan aurait accordé un entretien à un journal grec, affirmant que ses propos lors d'un événement d'un think tank à Bruxelles avaient été déformés et mal interprétés. Le ministère a déclaré que les positions de la Turquie sur la mer Égée et la Méditerranée orientale restent inchangées et seront défendues conformément au droit international, sans concessions. Il a également accusé les critiques de transformer la politique étrangère en querelle politique intérieure.
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Sources et contexte
- NEWS 24/7Özel contre Erdoğan et Fidan pour ce que la Grèce a accompli contre euxΟζέλ κατά Ερντογάν και Φιντάν "για όσα έχει καταφέρει η Ελλάδα απέναντί τους" · original en grec
- ΣΚΑΪAnkara : Les positions sur la mer Égée et la Méditerranée orientale restent inchangéesΆγκυρα: Αμετάβλητες οι θέσεις για το Αιγαίο και την Ανατολική Μεσόγειο · original en grec
- ΣΚΑΪÖzel contre Erdoğan : Le mémorandum turco-libyen ne suffit pasΟζέλ κατά Ερντογάν: "Το τουρκολιβυκό μνημόνιο δεν αρκεί" · original en grec
- Η ΝαυτεμπορικήÖzel contre Erdoğan : Avec nos erreurs nous avons renforcé la GrèceΟζέλ κατά Ερντογάν: "Με τα λάθη μας ενισχύσαμε την Ελλάδα" · original en grec
- Özgür Özel
- Chef de la principale formation d'opposition turque, qui a critiqué la politique étrangère du gouvernement
- Recep Tayyip Erdoğan
- Président turc dont Özel a critiqué le gouvernement
- Hakan Fidan
- Ministre turc des Affaires étrangères dont Özel a critiqué les propos et dont le ministère a défendu les déclarations
- Donald Trump
- Président américain dont les propos sur une éventuelle surprise pour la Turquie ont été commentés par Özel
- Abdel Fattah el-Sisi
- Président égyptien, cité dans les propos d'Özel sur les relations turco-égyptiennes
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