Diplomatie · Athènes
Karamanlis rejette l'autorisation turque pour le câble Grèce-Chypre et qualifie la ratification libyenne de démonstration de force
Lors d'une intervention au Musée de la guerre, le dimanche 25 octobre au soir, l'ancien Premier ministre Kostas Karamanlis a averti que solliciter l'approbation turque pour la liaison électrique Kasos-Chypre créerait un précédent dangereux pour la souveraineté grecque en mer Égée.
Texte IA fondé sur les articles de iefimerida.gr, NewsIT, NEWS 24/7 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Karamanlis a jugé inacceptable toute demande d'autorisation turque pour la liaison électrique Kasos-Chypre, qu'elle soit présentée comme une information ou une annonce, lors de son discours du dimanche 25 octobre.
Le Parlement libyen a ratifié le mémorandum Turquie-Libye. Karamanlis a estimé qu'elle pourrait n'avoir aucun effet juridique mais qu'elle constitue une démonstration de force et un fait accompli.
Karamanlis s'est démarqué indirectement du ministre des Affaires étrangères Giorgos Gerapetritis, pour qui la ratification ne change rien par rapport à la signature du mémorandum de 2019.
Karamanlis a qualifié les alliés et partenaires de neutres opportunistes et énuméré leurs exigences, dont l'acceptation de l'accord de Prespa, la reconnaissance du Kosovo et l'envoi d'armes à l'Ukraine.

Discours au Musée de la guerre
Le dimanche 25 octobre 2026 au soir, l'ancien Premier ministre Kostas Karamanlis s'est exprimé lors d'une manifestation organisée par l'Union des officiers de l'armée à la retraite pour l'anniversaire du 28 octobre, au Musée de la guerre. L'ancien dirigeant de Nouvelle Démocratie Antonis Samaras était présent, et les deux hommes ont échangé une poignée de main chaleureuse. Karamanlis a consacré une large part de son discours aux relations gréco-turques, qualifiant de développement négatif la ratification par la Libye du mémorandum Turquie-Libye. Donnant le ton, il a déclaré :
« Personne ne respecte celui qui ne défend pas ses droits, ses principes, sa patrie. »
Il a ajouté que personne ne prend au sérieux celui qui ne sait pas se lever quand ses intérêts sont lésés.
Le câble et l'autorisation turque
Karamanlis a soutenu que la Grèce ne peut accepter aucune demande d'autorisation turque concernant l'interconnexion électrique entre Kasos et Chypre, quel que soit le nom donné à cette démarche. Il s'est exprimé ainsi :
« Aucune demande visant à ce que la Turquie délivre une autorisation pour le câble ne peut être acceptée. Qu'on l'appelle information, annonce ou autrement. »
Il a averti qu'ensuite la Grèce ne pourrait plus rien faire en mer Égée sans l'autorisation de la Turquie, pas même le plus petit projet d'infrastructure entre ses îles. Selon lui, Ankara s'oppose à la liaison alors qu'il s'agit d'un projet européen, ce qui montre que la Turquie estime devoir avoir le dernier mot sur des questions qui devraient aller de soi dans la région. Il a qualifié une telle démarche de précédent extrêmement dangereux pour les droits souverains de la Grèce en mer Égée.
La ratification libyenne et le mémorandum de 2019
Le Parlement libyen a ratifié le mémorandum Turquie-Libye, que Karamanlis a qualifié de développement négatif pour les intérêts nationaux de la Grèce. Il a reconnu que la ratification pourrait n'avoir aucun effet juridique, mais a estimé qu'elle constituait une démonstration de force, d'influence et un fait accompli imposé par les voisins. Il s'est démarqué indirectement mais clairement du ministre des Affaires étrangères Giorgos Gerapetritis, dont la ligne est que la ratification ne change rien par rapport à la signature du mémorandum en 2019. Gerapetritis a également laissé ouverte la possibilité d'informer la Turquie au sujet du câble, tout en soulignant qu'il ne s'agit pas d'une demande d'autorisation. Karamanlis s'est en outre exprimé sur un communiqué du département d'État américain concernant le mémorandum.
Une critique plus large de la stratégie turque
Karamanlis a rejeté l'idée que la Grèce exagère l'attitude de la Turquie ou que les différends peuvent être réglés par des concessions mutuelles. Il a présenté le casus belli, les zones grises, les contestations du plateau continental et de la zone économique exclusive des îles, la démilitarisation et les initiatives turques sur les parcs marins comme les éléments d'un plan intégré plutôt que comme des désaccords séparés. Selon lui, Ankara cherche à renverser le statu quo en mer Égée, à obtenir des droits en son cœur au détriment des îles grecques et à contrôler la mer jusqu'au 25e parallèle. Il a affirmé que tous les gouvernements grecs depuis 1974 ont tenté le dialogue et un climat de détente, et que ces efforts ont échoué, comme la pratique l'a montré.
Critiques des alliés et partenaires
Karamanlis a accusé les alliés et partenaires d'agir en neutres opportunistes qui maintiennent une égale distance entre l'agresseur et la victime. Il a cité la coopération européenne en matière d'armement avec la Turquie et leur position sur Chypre, et affirmé que des pressions sont exercées sur la Grèce sur plusieurs dossiers. Il a aussi estimé qu'il était temps d'envoyer un message à l'OTAN et à l'UE :
« Il est temps de dire à l'OTAN et à l'UE que les bons comptes font les bons amis. »
Il a ensuite énuméré les exigences qu'il attribue aux alliés et partenaires, parmi lesquelles ne pas parler aux Russes, ne pas coopérer avec la Chine, soutenir la candidature de l'Albanie à l'UE malgré son traitement de la minorité grecque, accepter l'accord de Prespa déséquilibré, reconnaître le Kosovo, envoyer des armes à l'Ukraine et renoncer aux réparations allemandes pour l'Occupation. La liste comprenait aussi l'adoption de l'agenda woke.
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Sources et contexte
- iefimerida.grKostas Karamanlis : Critique sévère de la Turquie, du mémorandum turco-libyen et de la position des alliésΚώστας Καραμανλής: Σκληρή κριτική για την Τουρκία, το τουρκολιβυκό μνημόνιο και τη στάση των συμμάχων · original en grec
- NewsITKostas Karamanlis : La ratification du mémorandum turco-libyen est une évolution négativeΚώστας Καραμανλής: Αρνητική εξέλιξη η κύρωση του τουρκολιβυκού · original en grec
- NEWS 24/7Karamanlis : La ratification du mémorandum turco-libyen est une évolution négativeΚαραμανλής: Αρνητική εξέλιξη η κύρωση του τουρκολιβυκού · original en grec
- ΣΚΑΪKostas Karamanlis sur le mémorandum turco-libyen : Sans aucun doute une évolution négativeΚώστας Καραμανλής για τουρκολιβυκό μνημόνιο: Αναμφίβολα αρνητική εξέλιξη · original en grec
- Kostas Karamanlis
- Ancien Premier ministre grec, auteur du discours au Musée de la guerre
- Antonis Samaras
- Ancien dirigeant de Nouvelle Démocratie, présent à la manifestation
- Giorgos Gerapetritis
- Ministre grec des Affaires étrangères, dont la position sur la ratification libyenne a été contestée par Karamanlis
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