
Le nom de Trump retiré de la façade du Kennedy Center après qu'un jugement a déclaré le renommage illégal
Des ouvriers ont retiré samedi le nom du président Donald Trump de la façade en marbre du Kennedy Center à Washington, se conformant à la décision d'un juge fédéral selon laquelle le renommage était illégal. Ce retrait met fin à des mois de bataille judiciaire autour de l'avenir de cette prestigieuse salle de spectacle.
Un litige de plusieurs mois
Après son retour à la présidence en janvier 2025, Trump a destitué la direction du centre et installé un nouveau conseil d'administration qui l'a nommé président. En décembre, le conseil a voté le changement de nom de l'institution en « The Donald J. Trump and The John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts » et a ajouté son nom à la façade le lendemain. Cette décision a suscité des protestations de la part d'artistes et de personnalités culturelles, dont beaucoup ont annulé leurs apparitions ou démissionné de leurs fonctions consultatives.
- Le conseil nommé par Trump vote l'ajout de son nom au Kennedy Center ; les ouvriers l'installent le lendemain.
- Un juge fédéral déclare le renommage illégal ; ordonne le retrait sous deux semaines, bloque la fermeture de deux ans.
- La date limite passe ; des échafaudages sont érigés, une foule se rassemble, et le Kennedy Center demande une prolongation de 12 heures en raison des tempêtes.
- Les ouvriers retirent le nom de Trump derrière des bâches ; le directeur exécutif confirme l'achèvement.
Le tribunal déclare le renommage illégal
Fin mai, le juge fédéral Christopher Cooper a statué que le renommage unilatéral par Trump violait la loi fédérale, car seul le Congrès a le pouvoir de changer le nom d'un centre créé par le gouvernement fédéral. Il a ordonné le retrait du nom du bâtiment, du site web et des documents dans un délai de deux semaines, et a par ailleurs suspendu un projet de fermeture du lieu pour une rénovation de deux ans à partir du 4 juillet.
L'intérêt public est rarement servi par la poursuite d'une action gouvernementale illégale.
Délais de dernière minute et course contre la montre
Le conseil d'administration et le ministère de la Justice ont demandé à Cooper de suspendre son ordonnance. Il a refusé vendredi, confirmant la date limite de minuit. Peu avant son expiration, le directeur exécutif du Kennedy Center, Matt Floca, a demandé une prolongation de 12 heures, invoquant des orages.
Les travaux ont été retardés par des orages présentant des risques pour la sécurité des ouvriers, et devraient probablement être achevés aux premières heures de la matinée.
Vendredi après-midi, des échafaudages ont été érigés, protégés par des bâches. Une foule s'est rassemblée à l'extérieur, acclamant et scandant « Enlevez-le ! ». Le spectacle a été diffusé en direct sur YouTube, attirant des milliers de spectateurs en ligne. La représentante démocrate Joyce Beatty, qui avait intenté une action en justice pour forcer le retrait, a été aperçue dans la foule.
Retrait effectué derrière des bâches
Les ouvriers ont retiré les lettres pendant la nuit, derrière les bâches de protection. Samedi en milieu de journée, Floca a confirmé que le travail était terminé, bien que les bâches soient restées en place, empêchant le public de vérifier le résultat. Le nom de Trump avait déjà été retiré du site web du centre plus tôt dans la semaine.
Appels et poursuite du combat pour la rénovation
L'administration Trump et le conseil d'administration du Kennedy Center ont fait appel de la décision de Cooper devant une cour d'appel fédérale. L'injonction distincte du juge bloquant la fermeture prévue pour la rénovation en juillet reste également en vigueur. Pour l'instant, la façade du Kennedy Center ne porte à nouveau que l'inscription « The John F. Kennedy Center for the Performing Arts ».

