Samedi 17 octobre, des rassemblements No Kings se sont tenus dans des villes et des communautés de tout le pays, environ deux semaines avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Les organisateurs ont recensé plus de 3 000 événements et les ont présentés comme une démarche non partisane de participation électorale plutôt que comme une protestation. Cette quatrième édition a été plus sobre et, dans bien des cas, moins fréquentée que les précédentes, et de nombreux démocrates de premier plan engagés dans les courses les plus suivies s'en sont tenus à l'écart. Au lieu de grandes marches phares, les événements ont pris la forme de défilés vers les bureaux de vote, de convois automobiles klaxonnant, de concerts et de rassemblements de quartier.
À Washington, un groupe de musique a joué au Lincoln Memorial devant une foule qui semblait compter quelques centaines de personnes. À Atlanta, le conseiller municipal Michael Julian Bond a exhorté la foule à voter avant le jour du scrutin.
« La Constitution vous donne un seul pouvoir, n'est-ce pas ? C'est le pouvoir de voter. Allez-vous l'utiliser ? »
Le communiqué des organisateurs formule le même message en termes institutionnels.
« C'est une journée de participation électorale non partisane : nous réunissons notre communauté pour établir un plan de vote anticipé »
Jeudi 15 octobre, l'administration Trump a poursuivi en justice les responsables électoraux de Californie. Elle demande que l'État soit empêché de comptabiliser les bulletins par correspondance des électeurs que le gouvernement fédéral classe comme « probablement » non-citoyens, dans l'attente de la confirmation de leur statut migratoire. Vendredi 16 octobre, le ministère de la Justice a averti les responsables locaux chargés de traiter et de dépouiller ces bulletins qu'ils pourraient faire l'objet d'une enquête pénale et de poursuites. Plus tôt ce vendredi, les sénateurs Alex Padilla, Sheldon Whitehouse et Dick Durbin ont demandé au procureur général Todd Blanche de s'engager à ce que le ministère ne saisisse ni bulletins ni autres documents électoraux avant la certification des résultats des midterms. Trump se méfie depuis longtemps du vote par correspondance et affirme, sans preuves, que la fraude lui a coûté l'élection de 2020.
Les sondages cités dans la couverture suggèrent que les démocrates sont en passe de reprendre la Chambre des représentants, tandis que le Sénat est trop serré pour être tranché. L'opposition a fait campagne sur la hausse du coût de la vie et la guerre en Iran, impopulaire. Le mouvement No Kings mobilise contre Trump depuis l'an dernier, et swissinfo rapporte que des millions de personnes ont participé à ses rassemblements à trois reprises depuis juin 2025. Le mouvement affirme qu'au moins huit millions de personnes se sont mobilisées dans tout le pays lors des rassemblements de fin mars.
Hae-Lin Choi, cofondatrice de Hands Off NYC, qui a contribué à organiser les rassemblements de New York, a déclaré que les trois premières éditions avaient établi des records dans la ville, avec plus de monde dans les rues que depuis la guerre en Irak. Elle soutient que Trump veut que les Américains cessent de croire en leur démocratie. Le vote anticipé est déjà possible dans la majeure partie du pays, et dans certains endroits plusieurs semaines avant le jour du scrutin.
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Plus de 3 000 événements No Kings ont eu lieu samedi 17 octobre à travers les États-Unis pour inciter la population à voter par anticipation. Ces rassemblements interviennent alors que l'administration Trump mène une bataille juridique sur les bulletins de vote par correspondance en Californie.
Texte IA fondé sur les articles de The New York Times, DIE WELT, Deutsche Welle et d’autres médias. Publié .