Climat · Lausanne, Genève et Saint-Gall
Des milliers de personnes manifestent à Lausanne et Genève pour exiger une action climatique suisse après la chaleur estivale
Des manifestants se sont rassemblés samedi à Lausanne et Genève pour exhorter les autorités fédérales à réduire les émissions de carbone et à mettre en place des mesures d'adaptation à la chaleur.
Texte IA fondé sur les articles de SRF News, watson.ch/, SWI swissinfo.ch et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La police a signalé 12 000 manifestants à Lausanne et 3 000 à Genève samedi, tandis que les organisateurs genevois estimaient 7 000 participants.
Les manifestants ont hué le ministre de l'Environnement Albert Rösti, tandis que la présidente des Verts Lisa Mazzone a appelé à la mobilisation avant les élections fédérales de 2027.
Plus de 100 organisations sous la bannière de la coalition « Pas d'été à 50 degrés » ont programmé d'autres rassemblements à Zurich, Berne, Bâle et Zoug le 25 septembre et dans toute la Suisse le 2 octobre.
- 18 sept.Premier rassemblement tenu à Saint-Gall
- 19 sept.Des manifestations attirent des milliers de personnes à Lausanne et Genève
- 25 sept.Rassemblements prévus à Zurich, Berne, Bâle et Zoug
- 2 oct.Manifestations coordonnées prévues dans les villes suisses
Affluence dans les villes romandes
Des milliers de personnes ont défilé samedi à Lausanne et Genève pour protester contre l'inaction politique face au changement climatique après un été marqué par de sévères vagues de chaleur. À Lausanne, les premières estimations de l'agence de presse Keystone-SDA faisaient état d'environ 6 000 personnes avant que des manifestants supplémentaires ne se joignent, portant le rassemblement final à environ 12 000 selon la police locale. À Genève, les organisateurs de la manifestation ont estimé la participation à environ 7 000 personnes, tandis que la police en comptait 3 000. Les marches dans les deux villes étaient menées par des banderoles proclamant « Suffoquer n'est pas inévitable », accompagnées de pancartes indiquant « Il n'y a pas de planète B », « L'avion du futur, c'est le train » et « On est cuits ». Les participants représentaient toutes les générations, y compris de nombreux enfants portant des pancartes faites main avec des slogans tels que « On veut jouer, pas transpirer » et « On a fait nos devoirs, faites les vôtres pour sauver la Terre ».
- Lausanne (police)
- 12000 personnes
- Lausanne (Keystone-SDA initiale)
- 6000 personnes
- Genève (organisateurs)
- 7000 personnes
- Genève (police)
- 3000 personnes
Données tirées du texte de l’article
Discours et critiques de la direction fédérale
Lors de la marche dans le centre-ville de Lausanne, la manifestation s'est arrêtée à plusieurs reprises pour des discours de personnes travaillant dans des secteurs directement touchés par les vagues de chaleur, notamment l'agriculture et l'éducation. Les orateurs ont exhorté à plusieurs reprises le public à maintenir la pression sur les autorités gouvernementales pour qu'elles répondent à la hausse des températures. Le conseiller fédéral et ministre de l'Environnement Albert Rösti a fait l'objet de critiques directes, suscitant des huées répétées de la foule et inspirant des pancartes comme « Rösti dans nos assiettes, pas au Conseil fédéral ». À Genève, la présidente des Verts suisses Lisa Mazzone a prononcé un discours condamnant les politiciens de droite qui nient et rejettent les mesures d'urgence climatique. Mazzone a appelé la foule à se mobiliser avant les élections fédérales de 2027 et au-delà.
« Les responsables siègent dans les banques, les sociétés de négoce, au parlement et au Conseil fédéral. »
Revendications de la coalition
Plus de 100 associations et partis politiques ont soutenu les manifestations sous la bannière de la coalition « Pas d'été à 50 degrés ». Les organisateurs ont décrit les conditions de chaleur de l'été 2026 comme un choc nécessaire pour stimuler une action législative, arguant que les plans climatiques existants restent insuffisants et trop lents. Les manifestants ont réclamé des programmes immédiats d'adaptation au climat ainsi que des réductions des émissions de dioxyde de carbone. Les groupes de la coalition ont averti que sans changement de cap politique, les températures estivales en Suisse pourraient atteindre 50 degrés Celsius d'ici 2050. Pardis Pouranpir, responsable de la communication de l'Alliance climatique suisse, a déclaré que la coalition s'était formée en réponse à des vagues de chaleur terrifiantes affectant la population, l'environnement et l'agriculture.
« Nous avons choisi l'outil de la manifestation comme point de départ qui permet à la population de se rassembler et de se sentir concernée autour de revendications communes, et de créer, par exemple, des majorités politiques en faveur du changement. »
Calendrier des manifestations à l'échelle nationale
Les événements de Lausanne et Genève représentent la phase d'ouverture d'une mobilisation plus large en Suisse. En Suisse alémanique, le premier rassemblement a eu lieu vendredi soir à Saint-Gall. D'autres manifestations sont prévues le 25 septembre dans plusieurs centres urbains, dont Zurich, Berne, Bâle et Zoug. Les organisateurs prévoient de prolonger les actions jusqu'au 2 octobre dans plusieurs villes afin de maintenir la politique climatique comme une priorité politique majeure. Sept ans après que les élections fédérales de 2019 ont produit une vague de soutien aux partis environnementaux, les défenseurs du climat cherchent à remobiliser une large base populaire dans toutes les régions linguistiques.
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Sources et contexte
- Lisa Mazzone
- Présidente du Parti écologiste suisse
- Albert Rösti
- Conseiller fédéral suisse et ministre de l'Environnement
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