Gouvernement · Marseille et Paris
Macron reconnaît un sous-dimensionnement policier le 17 octobre et prévient que les rassemblements de samedi restent risqués
Emmanuel Macron s'est rendu à l'hôtel de ville de Marseille le lundi 26 octobre, un bâtiment que des manifestants avaient brièvement investi le 17 octobre. Il a jugé les rassemblements du week-end plus calmes que prévu, mais estime que le samedi 31 octobre reste une journée à risque.
Texte IA fondé sur les articles de 7sur7, La Libre.be et BFMTV. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Le 26 octobre, Macron a déclaré que les forces de l'ordre n'étaient pas dimensionnées pour la journée du 17 octobre et que Marseille ne disposait pas d'assez de policiers ce jour-là.
Macron a visité l'hôtel de ville, brièvement investi le 17 octobre, avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et un second ministre nommé différemment par l'AFP (Sabrina Roubache) et par La Libre (Serge Papin).
Les rassemblements du week-end se sont déroulés sans incident grave malgré des pillages sporadiques. Macron a chiffré à environ 80 le nombre de commerces touchés, et des rassemblements sont annoncés pour le 31 octobre et le 5 novembre.
Macron a indiqué que l'état d'urgence, qui élargit les pouvoirs de police, n'était pas nécessaire pour l'heure, sans l'exclure si la situation s'aggrave.
- 26 oct.Macron visite l'hôtel de ville de Marseille et rencontre des commerçants touchés par les pillages
- 31 oct.Rassemblement annoncé pour le samedi
- 5 nov.Rassemblement annoncé pour le jeudi
Une visite à Marseille après les violences du 17 octobre
Emmanuel Macron est arrivé à l'hôtel de ville de Marseille le lundi 26 octobre, un bâtiment que des manifestants avaient brièvement investi le 17 octobre et qui porte encore les stigmates des dégradations : un « A » anarchiste entouré d'un cercle taggé sur une façade, une vitre brisée et un buste de Marianne ébréché. Selon l'AFP, la visite visait à souligner le « retour de l'ordre républicain » après les violences et les pillages qui ont accompagné une mobilisation sur le pouvoir d'achat et la défense des services publics. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez l'accompagnait, et le second ministre cité dans les comptes rendus diffère selon les médias : l'AFP nomme Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de la formation professionnelle, tandis que La Libre cite Serge Papin, ministre du commerce. Le maire Benoît Payan a fait visiter l'hôtel de ville avec le président. Macron devait aussi rencontrer des commerçants touchés par les pillages, auxquels il a déclaré que l'ordre était « la première priorité ».
Critiques et réponse accélérée
Macron a été personnellement critiqué par les partis d'opposition et par des figures de son propre camp, à la fois sur la manière dont l'ordre a été maintenu le 17 octobre et sur sa décision de maintenir une tournée dans le Golfe au début de la semaine précédente. Depuis, il a multiplié les réunions sur l'ordre public et les déplacements de terrain. Le vendredi 23 octobre, il a rencontré les syndicats lycéens. Il a lié le mouvement à la mobilisation lycéenne et à la hausse du coût de la vie, et lundi il a décrit la situation en insistant sur le calendrier :
« Il n'est pas normal que, six mois avant une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état de trouble. »
Il a également estimé que la situation actuelle n'était pas comparable aux émeutes de l'été 2023 qui avaient suivi la mort d'un jeune homme.
Effectifs policiers et un aveu
Macron a reconnu que Marseille, comme d'autres villes, ne disposait pas de suffisamment de policiers le 17 octobre. Selon lui, les autorités n'avaient pas anticipé cette journée et les forces de l'ordre n'étaient pas dimensionnées pour y faire face. Invité à expliquer cet écart, il a pointé deux surprises : la mobilisation d'extrême gauche elle-même et la délinquance qui l'a suivie.
« Nous n'avions pas du tout anticipé ce qui s'est passé. »
Cet aveu est intervenu pendant la visite, au cours de laquelle il a aussi remercié les forces de sécurité qui avaient rétabli l'ordre et promis que les autorités protégeraient les commerces et les bâtiments publics.
Rassemblements de samedi et état d'urgence
Le week-end des 24 et 25 octobre a été marqué par de nouvelles manifestations, qui se sont déroulées sans incident grave malgré quelques pillages sporadiques, notamment à Marseille. Macron a indiqué qu'environ 80 commerces avaient été touchés. Il a décrit les semaines à venir en termes mesurés :
« Nous restons à la fois humbles et concentrés, et nous savons que samedi prochain est encore un samedi à risque. »
Des rassemblements sont annoncés pour le samedi 31 octobre et le jeudi 5 novembre. Les parcours demandés par les syndicats seront maintenus en dehors des centres-villes, comme cela a été le cas à Paris le week-end précédent. Macron a déclaré que l'état d'urgence, qui élargit les pouvoirs de police, n'était pas nécessaire pour l'heure, sans l'exclure. Il devait achever sa visite par un échange avec les policiers, qu'il avait déjà remerciés dimanche soir.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- Emmanuel Macron
- Président de la République, qui s'est rendu à Marseille le 26 octobre après les violences du 17 octobre
- Laurent Nuñez
- Ministre de l'Intérieur qui a accompagné Macron à Marseille
- Serge Papin
- Ministre du commerce, cité par La Libre comme accompagnant Macron
- Benoît Payan
- Maire de Marseille qui a fait visiter l'hôtel de ville avec Macron
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar