Sécurité · Marseille, Toulouse et Rennes

En France, 1 435 interpellations après les manifestations du week-end sur le coût de la vie

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a porté lundi 26 octobre à 1 435 le bilan des interpellations du week-end, contre 1 314 dans le communiqué du ministère la veille au soir. Les syndicats et les collectifs appellent à de nouvelles manifestations le 31 octobre et à une grève nationale le 5 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de H Kαθημερινή, ΣΚΑΪ, NewsIT et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Marseille, Toulouse, Rennes, Clermont-Ferrand · France
Comment on en est arrivé là
  1. 26 oct.Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez porte le bilan des interpellations à 1 435
  2. 31 oct.Manifestation prévue le jour d'Halloween
  3. 5 nov.Grève et mobilisation nationale annoncées

Manifestations et interpellations du week-end

Les manifestations du samedi 24 octobre ont rassemblé entre 410 000 et 800 000 personnes selon les sources, le ministère de l'Intérieur avançant le chiffre de 410 000, avec 70 000 policiers déployés. Le communiqué du ministère publié le dimanche 25 octobre faisait état de 1 314 interpellations, 53 policiers blessés, 75 incendies éteints et 24 commerces pillés. Le lundi 26 octobre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a porté à 1 435 le nombre d'interpellations pour le week-end des 24 et 25 octobre, et indiqué que plus de 100 personnes avaient été placées en garde à vue pour détention d'armes improvisées. Les perquisitions ont permis de saisir des dizaines de couteaux, des boules de pétanque, des billes de verre, des lance-pierres et des lance-fusées, a-t-il dit. M. Nuñez a décrit une journée maîtrisée, sans incident grave, tout en évoquant un niveau de violence très élevé contre les forces de l'ordre et en citant 267 policiers et gendarmes blessés, un chiffre qu'il a mis en regard des affrontements du 17 octobre.

Estimations de participation aux manifestations, 24 octobre 2026personnes
Estimation basse (selon les sources)
410000 personnes
Estimation haute (selon les sources)
800000 personnes

Données tirées du texte de l’article

Environ 150 manifestants ont été blessés selon une estimation citée par le ministre, dont trois grièvement à Toulouse, Rennes et Clermont-Ferrand. La préfecture de Toulouse a indiqué à l'AFP qu'un homme de 20 ans avait été grièvement blessé à la main, et un secouriste a déclaré à l'AFP que plusieurs doigts de la main droite d'un homme avaient été amputés après une explosion. Un journal régional a rapporté qu'un homme à Poitiers avait été blessé à l'œil gauche, et son photographe a déclaré à l'AFP qu'il avait 19 ans et avait été blessé lors d'une charge policière à l'aide de grenades de désencerclement et de gaz lacrymogène. Les autorités ont ouvert des enquêtes dans au moins certains cas, mais on ne sait pas encore si les armes policières sont à l'origine des blessures.

La réponse du gouvernement à Marseille

Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse à Marseille le lundi 26 octobre, où il a salué le dispositif de sécurité déployé samedi et affirmé que l'ordre public avait été maintenu. Il a reconnu que les forces de l'ordre n'avaient pas été suffisantes et que les autorités n'avaient pas anticipé l'ampleur de la mobilisation, notamment celle de groupes d'extrême gauche rassemblés dès le matin. Il a averti que le week-end à venir pourrait être une journée à haut risque avant la mobilisation nationale du 5 novembre, et indiqué que les parcours de manifestation prévus seraient autorisés s'ils restaient en dehors des centres-villes afin de protéger les commerces. Le Premier ministre Sébastien Lecornu devait annoncer des « mesures fermes » après avoir rencontré les représentants des syndicats lycéens. M. Nuñez a indiqué que les interdictions de manifestation ordonnées par les préfets avec les maires se poursuivraient, s'attend à ce que la prochaine grande journée soit compliquée avec des forces très importantes déployées, et a noté que la soirée d'Halloween est traditionnellement intense.

Syndicats et prochaines mobilisations

Les collectifs et les syndicats ont appelé dimanche 25 octobre à de nouvelles manifestations pour maintenir la pression sur le gouvernement. Le syndicat enseignant SUD Éducation a annoncé qu'il participerait à la manifestation du 31 octobre, qui tombe le jour d'Halloween, tandis que la CGT a indiqué qu'elle déciderait dans la semaine si elle y prenait part. Miriel Gilbert, co-responsable de la fédération syndicale de gauche Solidaires, a décrit une accumulation de colère alors que les revendications des étudiants, des salariés et des pompiers convergent. Le mouvement des Gilets jaunes, né en 2018 en réaction aux taxes sur les carburants, a appelé à des sit-in devant les mairies et l'Assemblée nationale samedi prochain. La militante Azelma Sigo a déclaré que la colère monte dans les écoles, les universités, les ronds-points, les quartiers et les entreprises. Emmanuel Macron avait réduit les taxes sur les carburants en 2019 en réponse aux demandes des Gilets jaunes, mais sept ans plus tard, les finances publiques laissent peu de marge pour des concessions similaires, et son mandat s'achève en avril prochain.

Les méthodes policières en question

Deutsche Welle a rapporté de nouvelles plaintes pour violences policières en France, citant des vidéos virales qui semblent montrer des agents frappant un homme jusqu'à ce qu'il tombe et traînant un jeune homme par le cou, sans que des sources indépendantes aient pu les vérifier. Des organisations de défense des droits ont critiqué les tactiques policières, notamment l'usage de grenades de désencerclement et de balles en plastique tirées par des lanceurs LBD-40. Selon la même source, plusieurs adolescents ont été grièvement blessés lors des manifestations étudiantes de ces dernières semaines : l'un a perdu une main dans une explosion, un autre la vue d'un œil et un troisième a eu la mâchoire fracturée. Le gouvernement doit donc à la fois maintenir l'ordre public et répondre aux revendications sociales dans des limites budgétaires serrées.

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Sources et contexte

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