Diplomatie · Assosa, Gedaref et Addis-Abeba
L'Éthiopie expulse six membres du personnel consulaire soudanais et ferme le consulat d'Assosa
L'Éthiopie a donné 48 heures à six membres du personnel consulaire soudanais pour quitter le pays et a fermé le consulat du Soudan à Assosa. Le Soudan a riposté en fermant un consulat général éthiopien à Gedaref, les deux gouvernements s'accusant mutuellement au sujet d'attaques de drones et du Tigré.
Texte IA fondé sur les articles de Nasz Dziennik, Al Jazeera Online, Notícias ao Minuto et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'Éthiopie a donné 48 heures à six membres du personnel consulaire soudanais pour quitter le pays et a fermé le consulat soudanais d'Assosa ; le personnel est parti le mardi 3 novembre au soir.
Le Soudan a fermé un consulat général éthiopien à Gedaref et expulsé son personnel en représailles, selon des responsables cités par Reuters.
Le dimanche 1er novembre, le Soudan a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, tandis que son ministère des Affaires étrangères affirmait le 31 octobre que des drones fournis par les Émirats avaient été lancés depuis l'Éthiopie.
L'Éthiopie accuse le Soudan, l'Égypte et l'Érythrée de soutenir les rebelles tigréens dont l'offensive a débuté en septembre ; les trois pays rejettent ces accusations.
- 1 oct.L'Éthiopie expulse 10 diplomates érythréens et ferme son ambassade en Érythrée
- 1 nov.Le Soudan dépose une plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine
- 3 nov.L'Éthiopie expulse six membres du personnel consulaire soudanais et ferme le consulat d'Assosa
Expulsions et consulat fermé
L'Éthiopie a expulsé six membres du personnel consulaire soudanais et ordonné la fermeture du consulat du Soudan à Assosa, ville de l'ouest de l'Éthiopie proche de la frontière soudanaise. Des responsables éthiopiens et soudanais ont confirmé la décision, et un responsable du renseignement éthiopien a indiqué que les six personnes disposaient de 48 heures pour quitter le pays. Un responsable soudanais a précisé qu'elles étaient parties le mardi 3 novembre au soir, et une source, citant un responsable éthiopien interrogé par l'agence espagnole EFE, affirme que trois attachés militaires figuraient également parmi elles. Les deux responsables se sont exprimés sous couvert d'anonymat et n'ont donné aucune raison précise à cette décision. Les autorités éthiopiennes avaient convoqué l'ambassadeur du Soudan le dimanche 1er novembre pour annoncer la fermeture, et l'ambassadeur a refusé de commenter. Contrairement aux expulsions du mois dernier, le ministère éthiopien des Affaires étrangères n'avait pas annoncé publiquement ces dernières mesures.
Représailles et expulsions antérieures
Le Soudan a répondu en fermant un consulat général éthiopien à Gedaref et en expulsant son personnel, ont indiqué des responsables à Reuters. Gedaref, située à environ 161 kilomètres de la frontière éthiopienne, est orthographiée Al-Kadarif dans un rapport. Ces décisions interviennent après une vague d'expulsions plus large. Le 1er octobre, l'Éthiopie a expulsé 10 diplomates érythréens et fermé son ambassade en Érythrée, et l'Érythrée a réagi en rompant ses relations diplomatiques. En octobre, l'Éthiopie a également expulsé un diplomate égyptien. L'Égypte craint que le barrage de la Grande Renaissance éthiopienne sur le Nil bleu ne menace son approvisionnement en eau, et ce différend empoisonne depuis longtemps les relations entre les deux voisins.
- Érythrée (1er octobre)
- 10 diplomates
- Soudan (3 novembre)
- 6 diplomates
- Égypte (octobre)
- 1 diplomates
Données tirées du texte de l’article
Attaques de drones et accusations croisées
Le Soudan accuse l'Éthiopie de laisser les Forces de soutien rapide (FSR) lancer des attaques de drones contre des infrastructures civiles depuis le territoire éthiopien. Le dimanche 1er novembre, le Soudan a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Le samedi 31 octobre, le ministère soudanais des Affaires étrangères a affirmé que les drones étaient fournis par les Émirats arabes unis et lancés depuis l'Éthiopie. L'Éthiopie et les Émirats ont tous deux démenti armer les FSR, qui combattent l'armée soudanaise depuis avril 2023. Des frappes de drones sur des postes électriques à Al-Dabbah et Abu Hamad, dans le nord du Soudan, ont privé d'électricité dimanche, et le gouvernement soudanais comme l'organisation de défense des droits Emergency Lawyers ont attribué ces coupures aux FSR. Le ministère éthiopien des Affaires étrangères avait rejeté des accusations similaires dans une déclaration du 5 mai, les qualifiant d'infondées.
Amjad Farid, conseiller du Conseil souverain de transition soudanais chargé des affaires politiques et étrangères, a adopté un ton prudent.
« Le gouvernement soudanais reste attaché à son droit de défendre son territoire. Il n'en déploie pas moins tous les efforts possibles pour éviter une guerre ouverte avec l'Éthiopie. »
Rebelles tigréens et conflit régional plus large
L'Éthiopie accuse le Soudan, l'Égypte et l'Érythrée de soutenir les rebelles tigréens qui ont lancé une offensive contre les forces gouvernementales en septembre. Notícias ao Minuto rapporte que le Front de libération du peuple du Tigré a annoncé le 23 septembre une « guerre défensive » contre Addis-Abeba. Le Front appartient à une alliance de sept groupes rebelles et d'opposition cherchant à renverser le gouvernement éthiopien, qui accuse également l'Érythrée d'armer les insurgés. L'Éthiopie a accusé l'armée soudanaise de soutenir des rebelles liés au Front, ce que Khartoum a démenti. Les trois pays rejettent les accusations portées contre eux. L'Union africaine indique qu'au moins 600 000 personnes sont mortes dans la guerre de 2020 à 2022 entre le Front et le gouvernement fédéral, et les craintes d'un conflit plus large s'intensifient.
La guerre au Soudan et le bilan humanitaire
Le Soudan est dévasté depuis avril 2023 par une guerre entre son armée et les FSR, qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 14 millions de personnes, selon l'ONU. L'ONU parle de la plus grande catastrophe humanitaire au monde. Al Jazeera rapporte que l'armée livre toujours des combats intenses contre les FSR dans le sud-est, et qu'une confrontation directe avec l'Éthiopie pèserait davantage sur une armée déjà épuisée. Cette campagne plus large a perturbé l'approvisionnement en électricité et en eau et menacé des services médicaux essentiels.
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Sources et contexte
- Nasz DziennikL'Éthiopie et le Soudan ont fermé des consulats frontaliersEtiopia i Sudan zamknęły przygraniczne konsulaty · original en polonais
- Al Jazeera OnlineLe Soudan et l'Éthiopie ordonnent des expulsions diplomatiques réciproquesSudan, Ethiopia order tit-for-tat diplomatic expulsions · original en anglais
- Notícias ao MinutoL'Éthiopie expulse neuf représentants soudanais et ferme un consulatEtiópia expulsa nove representantes sudaneses e encerra consulado · original en portugais
- AP NEWSL'Éthiopie expulse 6 membres du personnel consulaire soudanais et ordonne la fermeture du consulat, selon des responsablesEthiopia expels 6 Sudanese consular staff and orders consulate closed, officials say · original en anglais
- Lieux
- Éthiopie, Soudan, Addis-Abeba, Égypte
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