Gouvernement · Belfast et Portadown
La Haute Cour confirme la légalité de l'interdiction par Chris Bryant de la parade de l'Ordre d'Orange à Drumcree
M. le juge Scoffield a jugé légale la décision de Chris Bryant du 9 octobre de bloquer la marche de l'Ordre d'Orange à Portadown, alors qu'une enquête policière sur des manquements à la détermination de la Commission des parades se poursuit.
Texte IA fondé sur les articles de LBC, Evening Standard, Irish Examiner et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
M. le juge Scoffield a jugé le 28 octobre que l'interdiction par Chris Bryant, le 9 octobre, de la parade de l'Ordre d'Orange était légale, tout en la qualifiant de hautement regrettable.
L'autorisation accordée le 27 septembre a conduit à des rassemblements sur la Garvaghy Road et à près de deux semaines de présence des orangistes sur la colline de Drumcree avant l'interdiction prononcée par Chris Bryant le 9 octobre.
Un sondage de More In Common a révélé que 53 % des personnes interrogées approuvaient la décision de Chris Bryant, dont 91 % des électeurs du Sinn Féin, 84 % des électeurs du SDLP et 81 % des électeurs de l'Alliance.
Une enquête policière sur d'éventuels manquements à la détermination de la Commission des parades est en cours ; la première ministre Michelle O'Neill figure parmi les personnes entendues volontairement.
- 27 sept.La Commission des parades autorise la parade à emprunter l'itinéraire de la Garvaghy Road
- 9 oct.Chris Bryant interdit la parade après l'échec des discussions entre les deux parties
- 28 oct.La Haute Cour juge l'interdiction légale
La décision
M. le juge Scoffield a jugé mercredi 28 octobre à la Haute Cour de Belfast que l'interdiction par le secrétaire d'État de la parade de l'Ordre d'Orange à Drumcree était légale. Le juge a déclaré que la décision s'inscrivait dans la marge d'appréciation dont Chris Bryant disposait légitimement, tout en estimant hautement regrettable qu'elle ait été nécessaire. Le recours avait été déposé par un membre de l'Ordre d'Orange et visait à la fois l'intervention de Chris Bryant et le rôle du chef de la police d'Irlande du Nord (PSNI), Jon Boutcher. À l'audience, la cour a entendu des arguments sur la « légalité de la voie décisionnelle » employée pour arrêter la marche, tandis que le conseil de Chris Bryant a soutenu qu'il n'aurait pu prendre « aucune autre décision ».
« La décision du secrétaire d'État était légale et s'inscrivait dans la marge d'appréciation dont il disposait légitimement »
Le juge a également déclaré que les opposants à la parade ne devaient pas se réjouir particulièrement de l'issue, et que la situation atteinte avait coûté très cher aux habitants d'Irlande du Nord, financièrement par le détournement de ressources policières et en termes de relations communautaires. La partie requérante a indiqué à la cour qu'elle ferait très probablement appel.
Comment le bras de fer s'est déroulé
La Commission des parades a autorisé le 27 septembre la parade à emprunter son itinéraire traditionnel le long de la Garvaghy Road, majoritairement nationaliste, à Portadown, pour la première fois en près de 30 ans. Des foules importantes se sont rassemblées sur la route pour s'y opposer, et la police a estimé que ses agents ne pouvaient pas escorter les marcheurs en sécurité tant que ces foules restaient sur place. Les orangistes sont restés sur la colline de Drumcree pendant près de deux semaines, s'approchant à plusieurs reprises des lignes policières pour plaider leur cause. Chris Bryant est intervenu le 9 octobre, après avoir organisé des discussions avec les deux parties qui n'ont pas abouti à une résolution convenue, et a interdit la parade.
Le Irish Times rapporte que le chef de la police, qui avait demandé un réexamen, a déclaré que toutes les options en deçà d'une « intervention substantielle d'ordre public » avaient été épuisées, avec un « risque inacceptable de blessures graves, de désordres et d'un effet de contagion plus large ». La cour a aussi entendu des renseignements du PSNI selon lesquels des dissidents auraient pu mener des attaques armées contre la police si les agents avaient dégagé un passage pour la parade. Drumcree a été un point de tension dans les années 1990, lorsque l'affaire a conduit à des violences généralisées et à des morts.
Ce que révèle le sondage
Un sondage de More In Common réalisé en ligne auprès de 1 019 adultes a révélé que 53 % des habitants d'Irlande du Nord estimaient que Chris Bryant avait eu raison de bloquer la parade. Parmi les électeurs, 91 % des sympathisants du Sinn Féin, 84 % des électeurs du SDLP et 81 % des électeurs de l'Alliance soutenaient la décision, tandis qu'une majorité d'électeurs unionistes la désapprouvaient. Ces mêmes 53 % estimaient que la Commission des parades avait eu tort d'autoriser la marche sur la Garvaghy Road. Les protestants étaient divisés : 54 % jugeaient l'interdiction injustifiée et 28 % la jugeaient justifiée.
Quelque 82 % ont déclaré qu'il importait pour eux que le bras de fer se termine sans violence, un souhait partagé à travers les confessions et les appartenances politiques. Les intentions de vote ont également évolué, le Sinn Féin passant de 25 % en juillet à 30 % en octobre, tandis que le DUP passait de 17 % à 18 %. L'enquête a conclu que le Sinn Féin était le principal bénéficiaire politique de la crise, le DUP restant le principal parti unioniste.
- Électeurs du Sinn Féin
- 91 %
- Électeurs du SDLP
- 84 %
- Électeurs de l'Alliance
- 81 %
Données tirées du texte de l’article
Enquête et réactions unionistes
Une enquête policière est en cours sur d'éventuels manquements à la détermination de la Commission des parades. La première ministre Michelle O'Neill, ainsi que plusieurs représentants du Sinn Féin et de People Before Profit, ont été entendus volontairement par les agents. Le sondage a également révélé que les électeurs unionistes jugeaient l'interdiction sévèrement, 85 % des électeurs du TUV, 76 % des électeurs du DUP et 55 % des électeurs de l'UUP estimant que la décision était injustifiée.
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Sources et contexte
- LBCLa Haute Cour juge légale l'interdiction du défilé controversé de l'Orange Order à Drumcree après qu'un bras de fer a suscité des craintes de violenceHigh Court rules ban on controversial Drumcree Orange Order parade was lawful after stand-off sparked violence fears | LBC · original en anglais
- Evening StandardLa décision de Bryant d'interdire le défilé de Drumcree est légale, juge la Haute CourBryant's Drumcree parade ban decision 'lawful', High Court judge rules · original en anglais
- Irish ExaminerLa justice juge légale l'interdiction de la marche de Drumcree par le ministre pour l'Irlande du Nord, Chris BryantNorthern Ireland Secretary Chris Bryant banning Drumcree march lawful, court rules · original en anglais
- The Irish TimesPlus de 50 % des habitants d'Irlande du Nord soutiennent l'interdiction du défilé de l'Orange Order à DrumcreeMore than 50% of people in NI back move to ban Orange Order parade at Drumcree · original en anglais
- Chris Bryant
- Secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord, qui a interdit la parade de l'Ordre d'Orange à Drumcree le 9 octobre
- Jon Boutcher
- Chef de la police d'Irlande du Nord (PSNI), dont le rôle était contesté dans le recours
- Michelle O'Neill
- Première ministre d'Irlande du Nord, entendue volontairement par la police dans le cadre de l'enquête
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