Sécurité · Alicante

L'ancien président des Les Corts Julio de España condamné à un an et demi de prison pour agression sexuelle sur une patiente

Un tribunal d'Alicante a condamné le gastro-entérologue pour avoir touché les parties génitales d'une patiente lors d'un examen le 7 août 2023, et l'a acquitté des autres chefs d'accusation dans la même affaire.

Texte IA fondé sur les articles de europa press et LaVanguardia. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Alicante · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 7 aoûtExamen dans une clinique privée d'Alicante lors duquel le tribunal a estimé que la patiente avait été touchée de manière inappropriée
  2. mai 2026Ouverture du procès, tenu entre mai et juin 2026
  3. 29 oct.L'Audience provinciale d'Alicante condamne De España à un an et demi de prison

La condamnation

La deuxième section de l'Audience provinciale d'Alicante a condamné Julio de España, ancien président des Les Corts Valencianes, à un an et demi de prison pour agression sexuelle sur une patiente lors d'un examen médical. De España est un spécialiste de gastro-entérologie qui exerçait comme médecin au moment des faits. Le Tribunal supérieur de justice de la Communauté valencienne (TSJCV) a annoncé la décision le jeudi 29 octobre 2026. La peine peut faire l'objet d'un recours devant la chambre civile et pénale du TSJCV ; la condamnation n'est donc pas définitive.

Acquittements et procès

Le tribunal l'a acquitté d'un second chef d'agression sexuelle concernant une autre femme, ainsi que de deux chefs de traitement dégradant. Les juges ont estimé que ces infractions n'avaient pas été suffisamment prouvées lors du procès. Le procès s'est tenu entre mai et juin 2026. De España est également ancien sénateur du PP et ancien président de la Députation provinciale d'Alicante.

Ce qu'a retenu le tribunal

Le tribunal considère comme prouvé que les faits se sont déroulés le 7 août 2023 dans une clinique privée d'Alicante. La patiente, infirmière de profession, s'était rendue à la consultation pour demander une évaluation d'intolérances alimentaires provoquant des digestions lourdes et une inflammation intestinale. Selon le jugement, De España lui a touché le visage, les pommettes, le cou, l'abdomen et le bas-ventre. Il lui a ensuite demandé, sans lui donner aucune explication, de se mettre à quatre pattes face au mur, comme si elle était punie. Le tribunal indique qu'il a ensuite réalisé un toucher rectal, qu'il juge médicalement justifié et donc non constitutif d'une infraction pénale. Plus tard encore, de nouveau sans explication, il lui a touché la zone génitale.

Le jugement indique que la patiente est restée paralysée et sous le choc face à son comportement, que le tribunal a jugé non conforme aux normes médicales requises et inutile dans ce cas. Selon la décision, elle a développé un trouble de stress post-traumatique aigu et conserve un trouble anxieux modéré et intermittent. Les constatations du tribunal sur l'examen physique et l'enchaînement des faits constituent le fondement de la condamnation.

Peine et conditions

Outre la peine de prison, le tribunal prononce deux ans de liberté surveillée et quatre ans d'interdiction d'exercer toute activité, profession ou fonction impliquant un contact régulier et direct avec des mineurs. De España devra verser 12 000 euros de dommages et intérêts à la victime. Il lui est également interdit de l'approcher ou de la contacter par quelque moyen que ce soit pendant trois ans. Jusqu'à ce qu'un recours soit tranché ou que le délai expire, la condamnation reste susceptible de révision.

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