Macroéconomie · Madrid
L'AIReF relève à 2,8 % sa prévision de déficit espagnol pour 2026 et anticipe un dépassement des règles de dépense de l'UE
Le gendarme budgétaire espagnol, l'AIReF, projette désormais un déficit de 2,8 % du PIB en 2026 et s'attend à ce que le gouvernement dépasse cette année les limites de dépense de l'UE. Il estime aussi que la marge budgétaire est étroite pour augmenter l'investissement ferroviaire.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, eldiario.es, EL PAÍS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'AIReF a relevé de deux dixièmes de point sa prévision de déficit pour 2026, à 2,8 % du PIB, contre son rapport de juillet.
Les dépenses primaires nettes devraient croître de 7,3 % en 2026, contre un engagement de 3,5 % dans le plan budgétaire structurel et 6,4 % dans l'estimation de juillet.
L'AIReF indique que le dépassement tient même avec la flexibilité maximale autorisée, estimée à trois dixièmes de PIB par an et six en cumulé, et l'ampleur du dépassement ne peut encore être calculée.
Après l'accident ferroviaire d'Urda, l'AIReF a proposé d'actualiser son rapport sur les infrastructures de 2019, qu'elle reconnaît obsolète et qui ne chiffrait pas les financements d'entretien nécessaires.
Des mesures d'ajustement seront nécessaires après les élections du 29 novembre, leur ampleur dépendant de facteurs en suspens comme une éventuelle clause dérogatoire énergie.
Une prévision de déficit revue à la hausse
L'Autorité indépendante de responsabilité budgétaire (AIReF) s'attend désormais à ce que le déficit public atteigne 2,8 % du PIB en 2026, deux dixièmes de point au-dessus de son estimation de juillet. Le chiffre a été présenté le mercredi 4 novembre 2026 dans son rapport sur les grandes lignes des budgets des administrations publiques pour 2027, que l'autorité a produit alors qu'aucun projet de loi de finances de l'État n'a été déposé pour une année de plus. La prévision repose sur une croissance des dépenses primaires nettes de 7,3 % en 2026, plus du double des 3,5 % engagés dans le plan budgétaire structurel et bien au-dessus des 4,7 % du rapport d'étape du printemps. En juillet, l'autorité avait estimé cette croissance à 6,4 %, et elle a depuis intégré de nouvelles dépenses exceptionnelles, dont une prolongation des baisses d'impôts sur l'énergie, des aides pour la crise de Ceuta et des mesures pour les catastrophes naturelles. Inés Olóndriz, présidente de l'autorité, a résumé la situation en une phrase.
« La politique budgétaire a été expansionniste et procyclique. »
Elle a ajouté que cette politique va à l'encontre des recommandations des autorités européennes, et elle a attribué la hausse de 2026 pour partie à des mesures temporaires et pour partie à des dépenses structurelles.
- Engagé dans le plan structurel
- 3.5 %
- Rapport d'étape du printemps
- 4.7 %
- Prévision de juillet
- 6.4 %
- Prévision de novembre
- 7.3 %
Données tirées du texte de l’article
La règle de dépense de l'UE enfreinte dès 2026
L'AIReF affirme que le gouvernement enfreindra la règle de dépense de l'UE dès 2026, même en tenant compte de la flexibilité maximale autorisée pour les dépenses de défense et certaines mesures de sécurité énergétique. Cette flexibilité est estimée à trois dixièmes de PIB par an et à six dixièmes en cumulé, et l'autorité s'attend toujours à ce que le dépassement de 2026 excède l'écart maximal autorisé. L'autorité n'a pas pu calculer l'ampleur du dépassement, car elle ne sait pas si le gouvernement invoquera la clause dérogatoire énergie ni si le prochain gouvernement présentera un nouveau plan budgétaire à moyen terme. Le dépassement se poursuit les années suivantes, avec une croissance des dépenses prévue à 5,1 % en 2027 et 4,6 % en 2028, contre des objectifs annuels de 3,2 % et 3 %. Le déficit devrait atteindre 2,6 % du PIB en 2027, tandis que la dette publique est projetée à 99,1 % du PIB en 2026 et 97,4 % en 2027. La croissance du PIB a été relevée d'un dixième de point à 2,6 % pour 2026 et à 2,2 % pour 2027, l'inflation étant attendue à 3,6 % puis 3 % ces années-là.
- 2026
- 2.8 %
- 2027
- 2.6 %
Données tirées du texte de l’article
L'entretien du réseau ferroviaire et le prochain gouvernement
Le rapport intervient après l'accident ferroviaire d'Urda, qui a remis au centre de l'attention la manière dont le réseau est entretenu. Inés Olóndriz a déclaré que le rapport de l'autorité sur les infrastructures de 2019 est désormais obsolète et qu'il ne chiffrait pas les financements nécessaires au maintien du réseau en bon état. Elle a proposé d'actualiser cette évaluation si le gouvernement le demande.
« Nous sommes toujours ouverts à ce que des évaluations nous soient commandées, donc si le gouvernement le juge opportun, nous sommes bien sûr prêts à actualiser notre rapport. »
Interrogée sur la marge disponible pour augmenter l'investissement ferroviaire, elle a répondu qu'elle était étroite, la dette s'établissant encore autour de 100 % du PIB et l'autorité la projetant à 95 % à la fin de son horizon. Les mesures approuvées pour faire face à la crise, ainsi que d'autres coûts imprévus, auront un impact budgétaire de près de 20 000 millions d'euros sur 2026 et 2027, dont 15 800 millions dépensés ou abandonnés via des baisses d'impôts sur la seule année 2026. Inés Olóndriz a estimé que le gouvernement issu des élections du 29 novembre devrait élaborer une stratégie budgétaire à moyen terme et fixer des priorités pour les années à venir. Elle a également réitéré son appel à de nouveaux budgets, après trois ans de reconduction du budget de l'État en vigueur.
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Sources et contexte
- ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLL'AIReF propose d'évaluer l'état des infrastructures : « Un manque d'entretien a été mis en évidence »La Airef se ofrece a evaluar el estado de las infraestructuras: "Se ha puesto de manifiesto falta de conservación" · original en espagnol
- eldiario.esL'AIReF reconnaît que le gouvernement n'a pas beaucoup de « marge budgétaire » pour augmenter les investissements dans le réseau ferroviaireLa AIReF reconoce que el Gobierno no cuenta con mucho "margen fiscal" para elevar la inversión en la red ferroviaria · original en espagnol
- EL PAÍSL'AIReF dégrade sa prévision de déficit et la situe à 2,8 % du PIB cette annéeLa Airef empeora su previsión de déficit y lo sitúa en el 2,8% del PIB este año · original en espagnol
- LaVanguardiaL'Autorité budgétaire met en garde contre une augmentation du déficit due aux dépenses de retraites, de défense et d'intérêtsLa Autoridad Fiscal advierte de un aumento del déficit por el gasto en pensiones, defensa e intereses · original en espagnol
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