Santé & Éducation · Lisbonne
Près de la moitié des adultes portugais interrogés relèvent du profil de santé le plus vulnérable
Une étude publiée jeudi 5 novembre par l'Ordre des médecins place 48 % des personnes interrogées dans son groupe le plus vulnérable. Près de 30 % déclarent ne pas avoir reçu de soins en temps voulu en raison de difficultés de rendez-vous ou de listes d'attente.
Texte IA fondé sur les articles de Observador, Notícias ao Minuto, PÚBLICO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
48 % des répondants relèvent du profil « Vulneráveis », marqué par une santé perçue comme moins bonne, une charge de maladie plus lourde et des difficultés à maintenir le suivi.
29,9 % déclarent ne pas avoir reçu de soins dans un délai adéquat au cours des 12 derniers mois, et 36,3 % jugent difficile ou très difficile l'accès au SNS dans leur zone.
14,7 % s'occupent régulièrement d'une personne ayant des problèmes de santé de longue durée, 34 % d'entre eux y consacrent 20 heures ou plus par semaine, et plus de 40 % affirment que le statut de 2019 n'a pas aidé leur santé mentale ni leurs revenus.
83,9 % jugent essentielle la coopération entre experts de la santé humaine, animale et environnementale, mais 12 % admettent avoir pris des antibiotiques sans ordonnance et près de 20 % ignorent le lien avec la production animale.
Trois profils de patients
Une étude publiée jeudi 5 novembre par l'Ordre des médecins (Ordem dos Médicos) répartit les personnes interrogées en trois profils de santé : « Vulneráveis » (vulnérables), « Episódicos » (épisodiques) et « Integrados » (intégrés). Le groupe vulnérable est le plus important, avec 48 % des répondants, et se caractérise par une santé perçue comme moins bonne et une charge de maladie plus lourde. Ses membres sont surtout des personnes âgées qui recourent davantage aux services de santé par nécessité, mais qui ont le plus de mal à maintenir un suivi continu. Le profil épisodique représente 34 % des répondants : des personnes plus jeunes, qui jugent leur santé meilleure et utilisent moins les services, mais dont la continuité des soins est faible et les habitudes de prévention irrégulières. Le groupe intégré, à 18 %, fait état d'une santé intermédiaire, d'un recours régulier aux services, d'un suivi solide et de meilleures pratiques de prévention.
- Vulneráveis (vulnérables)
- 48 %
- Episódicos (épisodiques)
- 34 %
- Integrados (intégrés)
- 18 %
Données tirées du texte de l’article
Le coordinateur de l'étude, Tiago Correia, résume le paradoxe en une phrase.
« Ce sont les personnes qui ont le plus de besoins et celles qui ont le plus de difficultés à maintenir le parcours dans le système de santé au regard de leurs besoins. »
Accès et délais d'attente
Près de trois répondants sur dix (29,9 %) déclarent ne pas avoir reçu de soins dans un délai adéquat au cours des 12 derniers mois, en raison de difficultés de prise de rendez-vous ou de listes d'attente. Plus d'un tiers (36,3 %) jugent difficile ou très difficile l'accès au service national de santé (SNS) dans leur zone de résidence. À l'inverse, 40 % estiment cet accès facile ou très facile. Tiago Correia a déclaré à DN que les délais d'attente constituent le problème d'accès le plus fréquemment signalé dans l'étude, et qu'ils reposent sur les indicateurs officiels du délai maximal de réponse garanti, qu'il dit en hausse. Il ajoute que les plus touchés sont les plus vulnérables, notamment les personnes de 65 ans ou plus.
- N'ont pas reçu de soins en temps voulu
- 29.9 %
- Jugent l'accès au SNS difficile ou très difficile
- 36.3 %
- Jugent l'accès au SNS facile ou très facile
- 40 %
Données tirées du texte de l’article
Aidants informels
L'étude révèle que 14,7 % des répondants s'occupent régulièrement d'une personne ayant des problèmes de santé de longue durée. Parmi ces aidants, 34 % y consacrent 20 heures ou plus par semaine. Plus de 40 % des aidants informels affirment que le statut de l'aidant informel, approuvé en 2019, n'a eu aucun effet positif sur leur santé mentale ou leurs revenus, et près de la moitié se décrivent comme en difficulté à la fois psychologique et financière. Tiago Correia note que les systèmes de santé européens reposent largement sur l'aide informelle, un rôle qui comporte une dimension de genre et incombe généralement aux femmes. Il estime que ce modèle tient les aidants à l'écart du marché du travail et limite leur autonomie de vie, et pose trois questions : le statut est-il correctement appliqué, faut-il élargir les soutiens, ou le modèle à domicile lui-même doit-il être repensé.
Une seule santé et antibiotiques
Près de 84 % (83,9 %) des répondants jugent essentielle la coopération entre médecins, vétérinaires, spécialistes de l'environnement et décideurs publics pour prévenir les épidémies et répondre aux menaces sanitaires. Des lacunes subsistent toutefois. Quelque 12 % admettent avoir pris des antibiotiques sans ordonnance, entre un quart et un cinquième contestent le fait que l'usage d'antibiotiques en production animale puisse affecter la santé humaine, et près de 20 % déclarent ignorer ce lien. Environ un cinquième des personnes qui consomment de la viande issue de leur propre élevage ou de celui de leur famille ne connaissent pas les conditions d'hygiène dans lesquelles les animaux ont été élevés ou abattus. Tiago Correia estime que beaucoup reste à faire pour intégrer la santé humaine, animale et environnementale, et souligne que les choix alimentaires comptent autant que les soins médicaux.
« Il n'est pas seulement question de notre santé. Cela touche à la manière dont nous produisons la nourriture et les animaux, et dont nous faisons des choix éclairés, par exemple au supermarché. »
Méthodologie de l'étude
L'étude, intitulée « Retrato da Saúde em Portugal no Pós-Pandemia », a été promue par l'Ordre des médecins et réalisée par l'Instituto de Higiene e Medicina Tropical de l'Universidade NOVA de Lisboa, avec le soutien du centre collaborateur de l'OMS pour les politiques et la planification des personnels de santé. Elle s'appuie sur 700 entretiens téléphoniques menés auprès de résidents adultes du Portugal continental et des îles. Le projet inclut également le point de vue de médecins et d'étudiants en médecine. Le bastonário Carlos Cortes a déclaré que les résultats pourraient étayer la réforme profonde dont le SNS a besoin.
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Sources et contexte
- ObservadorLa population qui a le plus besoin de soins de santé est la moins suivie, indique une étudePopulação que mais precisa de cuidados de saúde é a menos acompanhada, indica estudo · original en portugais
- ObservadorPlus de 40% des aidants informels ne ressentent pas les avantages du statutMais de 40% dos cuidadores informais não sentem benefícios do estatuto · original en portugais
- Notícias ao MinutoLes Portugais valorisent Une Seule Santé mais il reste un long chemin à parcourirPortugueses valorizam "Uma Só Saúde" mas há um longo caminho a percorrer · original en portugais
- PÚBLICOTrois personnes sur dix affirment ne pas avoir reçu de soins de santé à tempsTrês em cada dez pessoas afirmam não terem recebido cuidados de saúde a tempo · original en portugais
- Carlos Cortes
- Bastonário (président) de l'Ordre des médecins, qui a promu l'étude
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