Conflits · Riyad, Taïz et Aden

Les Houthis revendiquent une nouvelle frappe de missile sur l'aéroport de Riyad, le siège de Taïz s'aggrave au Yémen

Les Houthis ont affirmé qu'un missile avait touché mercredi 4 novembre l'aéroport international King Khalid de Riyad, sans confirmation des autorités saoudiennes. Le groupe a aussi fait état d'attaques à Jizan, Najran et Al Yauf, qui auraient fait des dizaines de morts.

Texte IA fondé sur les articles de europa press, newsORF.at, watson.ch/ et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Riyad, Taïz, Aden, Sanaa · Arabie saoudite, Yémen
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  1. juillet 2026Les forces gouvernementales soutenues par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite bombardent l'aéroport de Sanaa pour bloquer un avion iranien, et les combats reprennent
  2. octobre 2026Des attaques meurtrières ferment l'aéroport de Riyad pendant deux semaines ; il ne rouvre que partiellement à la fin du mois
  3. 4 nov.Les Houthis revendiquent une frappe de missile sur l'aéroport international King Khalid de Riyad

Une frappe revendiquée sur l'aéroport de Riyad

Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué mercredi 4 novembre une nouvelle attaque de missile contre l'aéroport international King Khalid de Riyad, la capitale saoudienne. Le porte-parole militaire Yahya Sari a déclaré qu'un projectile avait touché l'aéroport de plein fouet et causé des « dégâts considérables ». Les autorités saoudiennes n'avaient pas réagi à cette revendication au moment de la publication. Yahya Sari a réitéré un avertissement aux compagnies aériennes, au personnel des aéroports et aux voyageurs leur demandant d'éviter l'espace aérien saoudien, à l'exception de celui situé au-dessus de La Mecque et de Médine. Les Houthis considèrent l'espace aérien saoudien comme une « zone dangereuse ».

Trois opérations et d'autres revendications

Yahya Sari a indiqué que trois opérations avaient été menées dans la matinée. La première visait une installation radar de la péninsule d'Al Qahma, atteinte par un drone, selon un communiqué publié par le groupe sur son compte Telegram. Un missile balistique aurait touché un camp à Najran, et un missile a frappé un bâtiment de commandement et de contrôle des gardes-frontières à Jizan, où Yahya Sari a fait état de morts. Le groupe a également affirmé que six missiles balistiques avaient touché l'est du gouvernorat d'Al Yauf contre ce qu'il présente comme des renforts saoudiens, faisant selon lui des dizaines de morts et de blessés. Des informations font état de dizaines de morts dans les attaques de Jizan et d'Al Yauf. Les Houthis ont aussi affirmé avoir abattu un drone de reconnaissance « ennemi » au-dessus de la province de Taïz. La défense civile saoudienne avait mis en garde la veille au soir contre des dangers à Riyad et dans d'autres provinces, et mercredi matin elle a diffusé une brève alerte sur un « danger potentiel » dans la province de Riyad, levée peu après.

Fermetures d'aéroports et guerre plus large

Des attaques meurtrières ont contraint l'aéroport à fermer pendant deux semaines en octobre ; il n'a rouvert que partiellement à la fin du mois. Ces dernières semaines, les Houthis ont attaqué des aéroports et des installations pétrolières en Arabie saoudite, parfois en causant des morts et des blessés. La reprise des combats au Yémen remonte à la mi-juillet, lorsque les forces gouvernementales soutenues par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite ont bombardé l'aéroport de Sanaa pour empêcher un avion iranien d'atterrir. Les Houthis ont ensuite lancé une offensive qui a étendu leurs positions sur la côte sud-ouest et ont commencé à frapper des sites énergétiques, économiques et d'infrastructure saoudiens. La coalition et les forces gouvernementales ont riposté par de nouveaux bombardements et une contre-offensive baptisée « Aube du Yémen », qui ne semble pas avoir permis jusqu'ici de reconquérir le terrain perdu.

Le conflit au Yémen a commencé en 2014, et les Houthis, soutenus par l'Iran selon newsORF, contrôlent désormais une grande partie du pays, dont Sanaa.

Siège de Taïz et crise humanitaire

Les forces houthies combattent près de la ville stratégique de Taïz contre des troupes gouvernementales appuyées par des milices alliées et par l'Arabie saoudite. Les Houthis attaquent aussi des cibles à Aden, ville côtière du sud où siège le gouvernement internationalement reconnu. Les rebelles houthis encerclent de nouveau Taïz depuis des semaines, et l'eau, la nourriture, les vêtements et d'autres biens se raréfient. Les hôpitaux manquent de carburant et de médicaments. Une porte-parole de l'ONU a déclaré que les organisations humanitaires ne pouvaient pas livrer de l'aide à Taïz en raison du blocage des routes, selon un communiqué rapporté mardi 3 novembre. La Croix-Rouge a indiqué que quatre camions transportant des fournitures médicales importantes avaient atteint la ville assiégée, tandis que les organisations humanitaires estiment qu'environ 800 000 personnes au Yémen sont coupées d'une aide vitale.

Bilans et déplacements

L'Organisation mondiale de la santé indique que plus de 1 600 personnes ont été tuées et plus de 7 300 blessées dans les combats récents. Ces chiffres ne distinguent pas les combattants des civils. Comme ils excluent les victimes des zones contrôlées par les Houthis, ils ne couvrent pas l'ensemble du pays. Depuis la reprise des combats, plus de 300 000 personnes ont été déplacées.

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