FilÉtats-Unis et Iran : plans de frappes et Ormuz

Conflits · Aden, Riyad et La Mecque

Des missiles houthis visent Aden, la coalition saoudienne annonce des interceptions de drones

Les houthis ont tiré des missiles balistiques sur l'aéroport d'Aden et le palais présidentiel de Maashiq le 30 octobre, tandis que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté des drones au-dessus des régions de La Mecque et de Riyad. Les États-Unis ont ordonné aux employés gouvernementaux non essentiels et à leurs familles de quitter l'Arabie saoudite.

Texte IA fondé sur les articles de newsORF.at, The Independent, Deutsche Welle et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Aden, Riyad, La Mecque, Médine · Yémen, Arabie saoudite
Comment on en est arrivé là
  1. 10 oct.Une frappe sur l'aéroport international de Riyad tue au moins 13 personnes et fait des centaines de blessés
  2. 23 oct.Les employés gouvernementaux américains non essentiels en Arabie saoudite reçoivent l'ordre de partir
  3. 30 octobre, matinLa coalition annonce avoir intercepté un drone houthi en direction de la région de La Mecque
  4. 30 oct.Les houthis tirent des missiles balistiques sur l'aéroport d'Aden et le palais présidentiel de Maashiq

Tirs de missiles sur Aden et interceptions en Arabie saoudite

Les houthis ont tiré des missiles balistiques sur l'aéroport et le palais présidentiel de Maashiq à Aden, selon un communiqué militaire yéménite. Aucun des deux rapports n'indique si des personnes ont été blessées ni si les missiles ont atteint leurs cibles. De son côté, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite internationalement reconnu, a déclaré avoir détruit un drone houthi au-dessus de la région de Médine, qui abrite l'un des sites les plus sacrés de l'islam. Le porte-parole de la coalition, Turki al-Malki, a indiqué sur X que les défenses aériennes avaient détruit un drone au-dessus de la région de Riyad et intercepté un missile balistique visant la région sud du royaume.

Démenti sur La Mecque et escalade transfrontalière

Al-Malki avait plus tôt fait état d'un drone intercepté en direction de la région de La Mecque, et il a déclaré vendredi qu'un missile de croisière houthi visant l'ouest de l'Arabie saoudite avait également été détruit. Les houthis nient viser La Mecque ou sa région. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a qualifié de faux l'affirmation saoudienne sur un drone au-dessus de La Mecque et affirmé qu'aucune opération n'avait été lancée ce jour-là vers les profondeurs du territoire saoudien. Le groupe affirme que ses frappes transfrontalières visent des installations pétrolières et des bases militaires saoudiennes. La coalition accuse à plusieurs reprises les houthis de tirer des drones et des missiles sur La Mecque et Médine, ce que le groupe dément, et elle a annoncé jeudi avoir détruit un missile balistique visant la région orientale ainsi qu'intercepté deux missiles balistiques en direction de Riyad.

Frappe sur l'aéroport de Riyad et ordre de départ du personnel américain

Une frappe sur l'aéroport international de Riyad le 10 octobre a tué au moins 13 personnes et fait des centaines de blessés, l'attaque la plus meurtrière dans le royaume depuis plus de dix ans. L'ambassade des États-Unis à Riyad a indiqué que les employés gouvernementaux non essentiels et leurs familles avaient reçu le 23 octobre l'ordre de quitter l'Arabie saoudite en raison de risques pour leur sécurité. Les employés gouvernementaux ont désormais besoin d'une autorisation spéciale pour utiliser les aéroports saoudiens, et l'ambassade a averti les citoyens américains de possibles nouvelles attaques, fermetures d'espace aérien, annulations de vols et autres perturbations de voyage. Les houthis ont promis de continuer à attaquer l'aéroport, qu'ils qualifient de cible militaire. Les responsables ont indiqué que l'aéroport avait rouvert et qu'il avait intercepté une nouvelle salve de drones et de missiles le même jour.

Guerre élargie, transport maritime régional et position américaine

Des analystes cités par The Independent estiment que l'offensive vise à sécuriser la mer Rouge tandis que l'Iran conserve son emprise sur le détroit d'Ormuz, une position qui permet au groupe de faire monter les prix du pétrole et complique les efforts de Washington pour mettre fin à la crise. En septembre, les houthis ont gagné du terrain sur la côte ouest du Yémen et autour du détroit de Bab el-Mandeb, une route essentielle pour le commerce mondial et le transport pétrolier. Le président américain Donald Trump ne s'est pas engagé à frapper les houthis pour soutenir l'Arabie saoudite, même si certains experts estiment qu'une action américaine pourrait être nécessaire pour desserrer le contrôle des rebelles sur les voies maritimes de la mer Rouge. Dans un entretien avec une station de radio de Kansas City, Trump a déclaré s'attendre à ce que la guerre avec l'Iran se termine bientôt, sans expliquer comment, et que les États-Unis ne frapperaient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Le centre de sécurité maritime d'Oman a indiqué le 30 octobre que la marine omanaise avait évacué 25 membres d'équipage d'un navire commercial.

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  1. 30/10Les prix du pétrole ont augmenté par crainte d'une escalade post-élections de mi-mandat, selon Reuters le 30 octobre
  2. 30/10Les conditions de Téhéran pour Ormuz incluent désormais le dégel des avoirs

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