Élections · Washington
Les démocrates s'emparent du Congrès, les électeurs rejettent Trump sur les prix et la guerre en Iran
Les démocrates contrôleront le Sénat et la Chambre des représentants pendant les deux prochaines années après les élections de mi-mandat du 3 novembre, les électeurs invoquant le coût de la vie, la corruption et la guerre en Iran.
Texte IA fondé sur les articles de New Statesman, RTE.ie, The Guardian et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les démocrates contrôleront le Sénat et la Chambre pendant les deux prochaines années, remportant des sièges de sénateurs au Kansas pour la première fois depuis 1932, au Texas depuis 1988 et en Caroline du Sud depuis 1998.
Les sondages de sortie des urnes de l'AP placent le coût de la vie et la corruption gouvernementale parmi les deux principaux sujets, et 79 % des électeurs affirment que l'inflation leur a causé des difficultés graves ou modérées.
63 % des personnes interrogées estiment que les États-Unis ont pris la mauvaise décision en lançant une action militaire contre l'Iran, et 74 % qualifient le conflit de facteur important de leur vote pour le Congrès.
- février 2026Les États-Unis et Israël lancent la guerre contre l'Iran
- avril 2026Viktor Orbán perd le pouvoir en Hongrie
- octobre 2026Flavio Bolsonaro et Aleksandar Vučić échouent aux élections présidentielles
- 3 nov.Élections de mi-mandat ; les démocrates prennent le contrôle des deux chambres
Les démocrates prennent les deux chambres
Les démocrates prendront le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants pour les deux prochaines années, le scrutin de mi-mandat de mardi 3 novembre ayant produit une poussée située dans le haut de la fourchette de ce que les sondeurs avaient prédit. Les démocrates ont remporté des sièges de sénateurs au Kansas pour la première fois depuis 1932, au Texas depuis 1988 et en Caroline du Sud depuis 1998. Les deux chambres n'ont changé de camp lors d'un même scrutin de mi-mandat que trois fois depuis la Seconde Guerre mondiale, en 1946, 1994 et 2006, et cela s'est de nouveau produit cette année. Selon The Guardian, un Congrès démocrate pourra bloquer des textes de loi, lancer des enquêtes sur l'administration et contrôler les nominations judiciaires et aux hautes fonctions gouvernementales de Trump.
Ce que disent les électeurs
Selon les sondages de sortie des urnes de l'Associated Press, les électeurs citent le coût de la vie et la corruption gouvernementale comme leurs deux principaux sujets de préoccupation. Des sondages d'électeurs cités par la BBC indiquent que 79 % des votants affirment que l'inflation leur a causé, à eux et à leur famille, des difficultés graves ou modérées au cours de l'année écoulée. Plus de six personnes interrogées sur dix imputent aux politiques de Trump des prix plus élevés que d'ordinaire. Les prix ont augmenté de 3,7 % sur l'année jusqu'en septembre, tirés vers le haut par les coûts des carburants et de l'énergie, selon les données gouvernementales.
- L'inflation a causé des difficultés graves ou modérées
- 79 %
- Le conflit iranien, facteur important du vote
- 74 %
- L'action militaire en Iran, une mauvaise décision
- 63 %
Données tirées du texte de l’article
La guerre en Iran et les prix
La guerre avec l'Iran, lancée par les États-Unis et Israël en février, a été un moteur essentiel de la flambée des prix. Téhéran a de fait fermé le détroit d'Ormuz en représailles, entravant le passage du pétrole et du gaz naturel liquéfié et faisant monter les prix des carburants à la pompe. Environ six personnes interrogées sur dix (63 %) estiment que les États-Unis ont pris la mauvaise décision en lançant une action militaire contre l'Iran. Trois quarts des électeurs (74 %) affirment que le conflit a été un facteur important de leur vote pour le Congrès. Trump a reconnu sur Fox News que la guerre avait joué un rôle dans la défaite républicaine, affirmant que les gens n'aiment pas payer plus cher leur carburant.
Les derniers jours de Trump avant le vote
Lundi 2 novembre, Trump s'est tenu au bassin du Lincoln Memorial et a vanté sa rénovation du site pour 14 millions de dollars, imputant à ses prédécesseurs les algues qui ont un jour proliféré dans son eau. Le Wall Street Journal a rapporté qu'il considérait l'embellissement de Washington comme l'un de ses héritages les plus forts, alors même que ses conseillers lui recommandaient de se concentrer sur d'autres sujets. Il a affirmé avoir accompli davantage en deux ans que n'importe quelle autre administration dans l'histoire, déclarant :
« J'ai tenu chacune des promesses que j'ai faites, et bien plus encore. »
La même semaine, il a publié une « déclaration américaine de liberté dans l'espace » et décrété que cette semaine serait la « Semaine de l'anticommunisme ». Mardi matin, à l'ouverture des bureaux de vote, il a déclaré à Fox News qu'il mettrait fin à l'aide militaire à Israël à la fin de l'année, selon ses dires.
L'Europe et la droite au sens large
L'analyse de Politico avertit que les alliés craignent que Trump ne prenne pour cible l'OTAN et qu'il ne retire des milliers de soldats supplémentaires d'Europe ou ne réduise le financement de l'alliance. Contraint par le Congrès sur les affaires intérieures, il pourrait chercher à renforcer son emprise sur les affaires étrangères, où il dispose d'une plus grande liberté d'action. Euronews s'est demandé si un Congrès démocrate mettrait fin à la menace tarifaire contre l'Europe et a jugé que ce ne serait probablement pas le cas. La couverture note que la plupart des principaux démocrates se sont prononcés pour l'envoi d'aide à l'Ukraine.
Un schéma plus large pour les populistes
Viktor Orbán a perdu le pouvoir en Hongrie en avril, et en octobre Flavio Bolsonaro au Brésil et Aleksandar Vučić en Serbie ont échoué aux élections présidentielles. Le Reform UK de Nigel Farage, crédité de 31 % dans les sondages en 2025, a depuis perdu dix points de pourcentage. Le Financial Times rapporte que Farage fait l'objet d'une enquête pour un don non déclaré de 5 millions de livres sterling, et que Bolsonaro est visé par une enquête pour blanchiment d'argent. Orbán fait face à des accusations de capitalisme de connivence, tandis que Trump et ses proches ont dégagé plus d'un milliard de dollars de profits avant impôts au cours de l'année écoulée, en partie grâce au secteur des monnaies numériques.
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Sources et contexte
- New StatesmanLes élections de mi-mandat sont le « jour du jugement dernier » pour MagaThe midterms are Maga's "doomsday" · original en anglais
- RTE.ie« Tsunami bleu » : ce que les élections de mi-mandat américaines signifient pour l'Europe'Blue tsunami': What US midterms mean for Europe · original en anglais
- The GuardianLes électeurs américains ont dit : ça suffit. Est-ce le début de la fin pour Trump ?US midterms voters said: enough is enough. Is this the beginning of the end for Trump? · original en anglais
- The GuardianSemaine électorale au pays de Trump : algues, proclamations spatiales et rejet de la fauteElection week in Trumpland: algae, space proclamations and a deflection of blame · original en anglais
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