Macroéconomie · Rome

Les banques italiennes et Giorgetti s'affrontent sur une contribution budgétaire de 5,8 milliards d'euros

Le ministre de l'Économie Giancarlo Giorgetti a affirmé que les banques devaient quelque chose à l'État après les garanties et le soutien apporté sur les créances douteuses, tandis que l'association des banquiers avertissait que le budget 2027 alourdirait encore leur charge fiscale.

Texte IA fondé sur les articles de Il Messaggero, ANSA.it, Il Fatto Quotidiano et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Rome · Italie

Un affrontement public lors de la journée de l'épargne

Vendredi 30 octobre, la Giornata mondiale del Risparmio organisée par l'ACRI a transformé une querelle latente autour du budget 2027 en confrontation ouverte entre le gouvernement et le secteur bancaire. Le président de l'ABI, Antonio Patuelli, et l'administrateur délégué d'Intesa Sanpaolo, Carlo Messina, ont souligné que les mesures et le poids fiscal pesaient de manière disproportionnée sur le secteur par rapport aux autres activités. M. Patuelli a jugé inquiétantes les déclarations cumulées de membres du gouvernement, qui laissent selon lui présager une nouvelle hausse de la pression fiscale, supportée par les actionnaires. Le ministre de l'Économie Giancarlo Giorgetti a répondu que l'État avait soutenu les prêteurs par des garanties et les GACS, l'instrument utilisé pour transférer les créances douteuses, et que cette aide devait désormais être rendue. Selon la presse, la contribution a été imposée par l'exécutif sans les négociations qui avaient précédé les mesures de l'an dernier.

« L'État a aidé le système bancaire avec des garanties et les GACS, désormais le système bancaire a le devoir d'aider l'État dans la dernière ligne droite décisive. »

Giancarlo Giorgetti, ministre italien de l'Économie

Le paquet de 5,8 milliards d'euros

Il Messaggero rapporte que les banques et les assureurs verseront 5,8 milliards d'euros au budget, tandis qu'Il Fatto Quotidiano évalue à plus de 5 milliards les recettes attendues par le gouvernement au titre du secteur. Selon Il Messaggero, une hausse de trois points de la surtaxe IRES rapporte 1,47 milliard sur deux ans. La réduction à 30 % de la déductibilité IRAP des autres charges administratives et des amortissements sur biens d'équipement représente 2,88 milliards sur deux ans, et les modifications des actifs d'impôt différé plus de 2 milliards pour 2027. M. Messina a rappelé que l'accord de l'an dernier prévoyait une contribution de 10 milliards sur trois ans, que le gouvernement n'a pas respectée, et réclamé l'équité avec les autres secteurs. Il Fatto Quotidiano retient 10,5 milliards, mesures fiscales et acomptes compris. M. Patuelli a aussi cité le 1,1 milliard d'euros dépensé pour la restructuration de la Popolare di Bari.

Contribution des banques et assureurs au budget par mesuremilliards d'euros
Hausse de la surtaxe IRES, sur deux ans
1.47 milliards d'euros
Déductibilité IRAP ramenée à 30 %, sur deux ans
2.88 milliards d'euros

Données tirées du texte de l’article

Les fondations et la taxe Tobin

Le président de l'ACRI, Giovanni Azzone, a déclaré que les fondations étaient touchées deux fois : d'abord par la baisse des dividendes des banques soumises à la taxe, ensuite par une hausse spécifique de l'IRES qui porte leur charge de 40 à 70 millions. Il a estimé que la somme était modeste pour le budget de l'État mais se traduirait par moins d'aides aux jeunes et aux personnes handicapées.

« De la petite monnaie pour le budget de l'État, mais c'est une coupe dans nos projets qui se traduit par moins d'aides pour 20 000 jeunes NEET ou 2 000 personnes handicapées. »

Giovanni Azzone, président de l'ACRI et à la tête de la Fondation Cariplo

Le budget relève aussi à nouveau la taxe Tobin. Le taux sur les transactions conclues sur les marchés réglementés passe de 0,2 % à 0,4 %, celui hors marché de 0,4 % à 0,6 %, et la taxe sur le trading à haute fréquence de 0,04 % à 0,06 %. Le budget 2026 avait déjà doublé ces taux. Le rapport technique estimait à 337 millions d'euros les recettes annuelles supplémentaires, alors que 917 millions d'euros ont été encaissés au cours des huit premiers mois de cette année, soit 445 millions de plus qu'à la même période de 2025. Le directeur général d'Assonime, Stefano Firpo, a déclaré vendredi lors d'une rencontre que la mesure mettait l'Italie hors concurrence.

« Cela met l'Italie hors de toute concurrence, complètement hors jeu. C'est vraiment surréaliste. »

Stefano Firpo

M. Firpo a aussi critiqué le régime fiscal des actions propres, qui désavantage selon lui cet instrument par rapport à d'autres pays. Le président d'AssoNEXT, Vincenzo Polidoro, a demandé que le débat parlementaire trouve un équilibre préservant l'attractivité du marché.

Taxe Tobin : rendement estimé et recettes encaissées en 2026millions d'euros
Rendement annuel estimé (rapport technique)
337 millions d'euros
Encaissé, huit premiers mois de 2026
917 millions d'euros

Données tirées du texte de l’article

La suite

M. Patuelli a indiqué que les banques se prononceraient complètement une fois le budget présenté au Parlement, et espéré une réflexion avant la publication du texte. M. Giorgetti a assuré qu'il tiendrait le plus grand compte des remarques des banques et que le Parlement déciderait s'il existe une marge de modification. L'ANSA rapporte que le texte du budget, fort de 157 articles, a été transmis au Palazzo Chigi pour être envoyé au Quirinale. Il Messaggero rapportait le 31 octobre qu'aucun accord n'avait été trouvé.

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Sources et contexte

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