- 16 oct.Le président de l'Abi, Antonio Patuelli, conteste la contribution proposée lors d'une convention du Consorzio servizi bancari
- 17 oct.Salvini juge surprenants les propos de Patuelli et défend la contribution de 5 milliards d'euros
Une contribution sur les profits des banques
Le gouvernement veut que les banques versent environ 5 milliards d'euros au budget 2027, un projet que Matteo Salvini, vice-président du Conseil et ministre des Transports, défend depuis le début. Selon Il Fatto Quotidiano, le budget doit être couvert à hauteur de 23,5 milliards d'euros, et cette contribution est l'une des options encore en discussion. Antonio Patuelli, président de l'Association bancaire italienne (Abi), a protesté vendredi 16 octobre lors d'une convention du Consorzio servizi bancari, estimant que les banques étaient visées injustement.
« Nous évoluons dans un État de droit constitutionnel, et la Constitution ne dit pas que certains doivent être « mazzolati ». »
Les chiffres de Salvini
Salvini a répondu le 17 octobre, jugeant surprenantes les propos de Patuelli et affirmant que les chiffres disaient le contraire. Il a cité des profits bancaires de 25,5 milliards d'euros en 2022, 40,6 milliards en 2023, 46,5 milliards en 2024 et 47,5 milliards en 2025, ajoutant que plus de 50 milliards d'euros étaient prévus pour cette année. Il a aussi indiqué qu'entre 2022 et 2025 les banques avaient fermé 2 510 agences et supprimé 12 900 emplois, et que leur taux d'imposition effectif en 2025 était de 19,2 %. Selon Salvini, ces profits proviennent principalement des intérêts et des commissions payés par les citoyens, les familles et les entreprises, et il a conclu que la demande était raisonnable.
« Demander une contribution d'au moins 5 milliards d'euros à l'un des secteurs les plus riches et les plus protégés d'Italie sera une intervention de bon sens absolu. »
- 2022
- 25.5 mds EUR
- 2023
- 40.6 mds EUR
- 2024
- 46.5 mds EUR
- 2025
- 47.5 mds EUR
Données tirées du texte de l’article
Les objections de l'Abi et le trou budgétaire
Gianfranco Torriero, directeur général adjoint de l'Abi, a déclaré lors de l'appel mensuel de l'association que la contribution n'avait pas été concertée avec le secteur.
« L'intervention dans le budget n'est absolument pas concertée, contrairement à ce qui s'est passé ces deux dernières années. »
Torriero a indiqué que les banques avaient déjà rapporté des recettes à l'État via la loi de finances 2025, à hauteur de 4,5 milliards d'euros, et via celle de 2026, à hauteur de plus de 10,2 milliards d'euros. Selon Il Fatto Quotidiano, un peu plus de 10 des 23,5 milliards d'euros nécessaires ne dépendent pas de la clause de sauvegarde européenne pour l'énergie et la défense, si bien que nombre des mesures à l'étude sont probablement des alternatives les unes aux autres. Parmi ces options figurent une flat tax jusqu'à 100 000 euros défendue par la Ligue, une baisse de l'Irpef pour les revenus supérieurs à 50 000 euros défendue par Forza Italia et Fratelli d'Italia, et des mesures plus modestes comme des réductions sur les transports publics pour les étudiants. Le ministre Giancarlo Giorgetti a qualifié l'intervention de soutenable.
La suite
La majorité devrait arrêter ses choix dans la semaine du 19 octobre. Torriero a insisté sur le fait que les accords doivent être respectés, rappelant que ces dernières années les institutions et l'association avaient conclu des ententes portant sur 4,5 milliards d'euros puis sur plus de 10 milliards d'euros sur trois ans. Avs a soutenu que les prélèvements antérieurs du gouvernement sur le système bancaire n'étaient que des avances fiscales et des prêts. La taille et la forme définitives de la contribution restent ouvertes jusqu'à la décision de la majorité.