Sécurité · Longyearbyen
À Longyearbyen, les habitants invités à ne plus boire l'eau du robinet, le dégel du pergélisol libérant des métaux
Les habitants de Longyearbyen, au Svalbard, ont été invités à ne plus boire l'eau du robinet depuis que l'ensemble de la population a été incluse dans l'avertissement en septembre 2025. Les scientifiques relient la contamination du réservoir d'Isdammen au dégel du pergélisol et à la géologie héritée de l'exploitation minière.
Texte IA fondé sur les articles de AGI, rmf24.pl, newsORF.at et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
- septembre 2024Les autorités sanitaires déconseillent de donner l'eau du robinet aux nourrissons de moins d'un an
- septembre 2025La consigne est étendue à toute la population alors que les taux de manganèse augmentent, à 25 fois le niveau recommandé
- avril 2026L'administration locale publie des analyses montrant du nickel jusqu'à 30 microgrammes par litre pour une limite de 20
- 10 sept.Les résultats publiés montrent que le manganèse, le nickel et les sulfates restent au-dessus des valeurs attendues
Une ville invitée à ne plus boire l'eau du robinet
Les autorités de Longyearbyen, la plus grande localité du Svalbard, dans l'archipel arctique norvégien, ont demandé à environ 2 600 habitants de ne pas boire l'eau du robinet. La ville se situe à environ 1 300 kilomètres du pôle Nord et tire toute son eau d'Isdammen, un réservoir artificiel long d'environ 2,5 kilomètres. La restriction a commencé par un avertissement limité en septembre 2024, lorsque les autorités sanitaires ont déconseillé de donner cette eau aux nourrissons de moins d'un an. Un an plus tard, alors que les taux de manganèse continuaient d'augmenter, la consigne a été étendue à l'ensemble de la population.
Certaines analyses ont relevé des concentrations de manganèse allant jusqu'à 1 000 microgrammes par litre, soit vingt fois la valeur de référence de 50 microgrammes fixée par les autorités norvégiennes. Les relevés de septembre 2025 montraient un manganèse à 25 fois le niveau recommandé par l'Institut norvégien de santé publique.
D'autres contaminants depuis 2026
Le manganèse n'était pas le seul problème. Les analyses publiées par l'administration locale en avril 2026 ont montré du nickel jusqu'à 30 microgrammes par litre, pour une limite de 20, tandis que les relevés de sulfates approchaient 1 000 milligrammes par litre. Les résultats publiés le 10 septembre 2026 montraient que le manganèse, le nickel et les sulfates restaient au-dessus des valeurs attendues. Les taux de manganèse ont depuis baissé, mais l'interdiction de boire l'eau du robinet reste en vigueur en raison des relevés de nickel et de sulfates.
Pergélisol et héritage minier
Les chercheurs relient la contamination au pergélisol, ce sol qui reste normalement gelé toute l'année et qui dégèle aujourd'hui sous l'effet du réchauffement climatique. Longyearbyen se réchauffe cinq à sept fois plus vite que la moyenne mondiale, et les températures automnales y augmentent jusqu'à 4 degrés Celsius par décennie. La pyrite présente dans le socle de schiste de l'ancienne ville minière réagit avec l'eau et l'oxygène pour produire de l'acide, qui entraîne ensuite les métaux lourds hors de la roche vers l'eau. Marjolaine Verret, spécialiste du pergélisol au Centre universitaire du Svalbard, décrit ce mécanisme.
« La combinaison du dégel du pergélisol et du socle de schiste, qui contient un minéral appelé pyrite, ou or des fous, provoque la contamination de son approvisionnement en eau. »
Mesures d'urgence et options à l'étude
La municipalité a installé une citerne centrale d'eau purifiée gratuite, filtrée par la brasserie locale, où les habitants peuvent remplir des bidons au supermarché du coin. Une enquête a également été ouverte. Les autorités locales étudient un nouveau système d'approvisionnement en eau, avec la filtration de l'eau d'Isdammen et une usine de dessalement comme option d'urgence. Les deux solutions seraient coûteuses et techniquement difficiles en raison des conditions arctiques.
Le maire, Terje Aunevik, a déclaré que les Norvégiens avaient toujours considéré l'eau du robinet potable comme une évidence et que les habitants devaient désormais transporter leur eau. Il a indiqué que les taux de manganèse n'étaient plus dangereux, mais que les recommandations gouvernementales devaient toujours être suivies.
Un avertissement pour l'ensemble de l'Arctique
Les chercheurs avertissent que des problèmes similaires pourraient apparaître ailleurs dans l'Arctique, notamment dans le nord du Canada et en Alaska, où des roches riches en métaux et un pergélisol en dégel coexistent.
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Sources et contexte
- AGIAu Svalbard, l'eau du robinet ne peut plus être bueAlle Svalbard l'acqua del rubinetto non si può più bere · original en italien
- rmf24.plIci, l'eau du robinet ne peut plus être bue. Les métaux toxiques sont à blâmerTutaj wody z kranu już pić nie można. Winne są trujące metale · original en polonais
- newsORF.atSvalbard : Rapport sur la crise de l'eau potable liée au climatSpitzbergen: Bericht über klimabedingte Trinkwasserkrise · original en allemand
- Irish ExaminerL'eau du robinet n'est plus potable dans une ville norvégienne car le dégel lié au climat libère des métaux lourdsTap water no longer drinkable in Norwegian town as climate-related thawing releases heavy metals · original en anglais
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