Affaires · Munich, Nuremberg et Dingolfing

IG Metall recense plus de 413 000 grévistes lors de la première vague de grèves d'avertissement

IG Metall réclame une hausse de 5 % sur douze mois, et le prochain round en Bavière est fixé au lundi 9 novembre, à Munich. Le troisième round du district Nord s'est achevé sans résultat le vendredi 6 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Handelsblatt, Bayerischer Rundfunk, Wirtschafts Woche et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Munich, Nuremberg, Dingolfing, Stuttgart · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 5 nov.IG Metall propose des accords limités dans le temps pour sécuriser les investissements et les sites en Bade-Wurtemberg
  2. 6 nov.Le troisième round dans le district Nord s'achève sans résultat ; le syndicat recense 413 000 participants aux premières grèves d'avertissement
  3. 9 nov.Troisième round de négociations en Bavière à la maison syndicale de Munich, avec des discussions en Rhénanie-du-Nord-Westphalie le même jour

Une participation record à la première vague de grèves d'avertissement

IG Metall a recensé plus de 413 000 salariés ayant participé à plus de 2 800 actions lors de la première vague de grèves d'avertissement de la métallurgie et de l'électro-industrie, un décompte communiqué le vendredi 6 novembre 2026. Les actions allaient d'arrêts de travail de courte durée à des rassemblements, et le syndicat affirme que la participation dépasse nettement celle du cycle de négociations de 2024. Parmi les entreprises touchées par les arrêts figurent les constructeurs automobiles Mercedes, Audi et BMW, les fabricants de camions Daimler Truck et MAN, le fabricant d'éoliennes Siemens Gamesa et l'avionneur Airbus. En Bavière, IG Metall a appelé des dizaines de milliers de salariés à débrayer, et une trentaine d'usines dans la seule région de Nuremberg ont été concernées, dont ZF, Siemens, MAN et Schaeffler. Un rassemblement s'est tenu devant la porte de l'usine Bosch à Nuremberg. Le vendredi 6 novembre, des arrêts étaient prévus dans 105 usines, dont celle de BMW à Dingolfing.

Revendications et offres patronales

IG Metall réclame 5 % de hausse des salaires pour les 3,7 millions de salariés du secteur en Allemagne, à partir de novembre, sur une durée de douze mois. Le syndicat veut aussi des règles pour préserver l'emploi et que les entreprises très rentables versent une part des bénéfices. Dans le district Nord, qui s'étend de Brême à la côte baltique du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, patronat et syndicat se sont retrouvés pour un troisième round le vendredi 6 novembre et se sont séparés sans résultat. Les employeurs y ont proposé un versement unique en juillet 2027 de 500 à 850 euros selon les salaires, susceptible d'être supprimé dans les entreprises en crise, et une hausse de 1,3 % à partir de juillet 2028. En Bavière, les employeurs ont proposé un versement unique de 1 % du salaire annuel brut pour l'année à venir et une hausse de 1,3 % pour 2028, invoquant la situation économique fragile de nombreuses entreprises. Le jeudi 5 novembre, IG Metall a proposé en Bade-Wurtemberg des solutions pour sécuriser les investissements et les sites, et indiqué qu'il pourrait accepter des accords limités dans le temps échangeant des contributions des salariés contre des garanties d'emploi contraignantes.

Revendication salariale et offres patronales%
Revendication salariale d'IG Metall
5 %
Offre patronale : hausse à partir de 2028
1.3 %
Offre patronale : versement unique en Bavière (% du salaire annuel brut)
1 %

Données tirées du texte de l’article

Les négociations reprennent le lundi 9 novembre

Le troisième round en Bavière est prévu le lundi 9 novembre à la maison syndicale d'IG Metall à Munich, a indiqué le syndicat. Les discussions en Rhénanie-du-Nord-Westphalie sont également fixées ce jour-là. Horst Ott, chef du district bavarois d'IG Metall et négociateur en chef, a demandé au patronat de ne pas ignorer les signaux et réclamé une meilleure offre. L'association des employeurs de la métallurgie et de l'électro-industrie de Bavière (vbm) veut pour sa part que le syndicat s'oriente vers une offre inférieure au taux d'inflation. Son directeur général, Bertram Brossardt, a résumé ainsi la position patronale :

« Nous attendons d'IG Metall moins de rhétorique de lutte des classes, moins de grèves et, au contraire, plus de volonté de trouver une solution. »

Bertram Brossardt

Menaces d'escalade et position du syndicat

Daniel Friedrich, négociateur en chef d'IG Metall dans le district Nord, a indiqué que la commission de négociation du syndicat discuterait des prochaines étapes. Il a averti que le syndicat était prêt à un combat plus dur si le patronat le voulait.

« Si les employeurs veulent l'escalade, nous sommes prêts. »

Daniel Friedrich

La présidente d'IG Metall, Christiane Benner, a déclaré que les salariés avaient exprimé par leur mobilisation ce qu'ils pensaient de l'offre patronale.

« Ils ont montré qu'ils ne pensent rien, mais absolument rien, de l'offre au rabais des employeurs. »

Christiane Benner, présidente d'IG Metall

De nouvelles grèves d'avertissement ont été annoncées pour le lundi 9 novembre.

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