
Le SPD menace de bloquer la réforme des soins infirmiers de Linnemann en raison des coupes budgétaires proposées
Le Parti social-démocrate allemand exige un plafond mensuel de 1 500 euros pour les copaiements en maison de retraite et menace de refuser l'approbation du cabinet pour le projet de loi du ministre de la Santé Carsten Linnemann.
Désaccord au sein de la coalition sur l'approbation du cabinet
La coalition au pouvoir en Allemagne est confrontée à un désaccord interne concernant la prochaine législation visant à stabiliser l'assurance légale des soins infirmiers. Le secrétaire général du SPD, Tim Klüssendorf, a annoncé le 25 septembre 2026 que les sociaux-démocrates rejetteront toute mesure entraînant une réduction des prestations pour les bénéficiaires et leurs familles. Dans des déclarations publiées à Berlin et via une vidéo Instagram, Klüssendorf a souligné que le parti n'acceptera pas de réductions de services. Le ministre fédéral de la Santé, Carsten Linnemann (CDU), a l'intention de soumettre son projet de réforme au cabinet fédéral mercredi. Le SPD a averti qu'il est prêt à refuser son approbation lors de la réunion ministérielle à moins que des révisions substantielles ne soient apportées. Les négociateurs des deux partis de la coalition ont prévu des discussions de suivi pour le 28 septembre 2026, bien que des responsables du SPD aient noté qu'un compromis immédiat reste peu probable avant la réunion du cabinet.
Avant tout, des coupes massives menacent les soignants, les personnes nécessitant des soins et leurs proches. Mais nous ne permettrons pas cela.
Déficits budgétaires et objectifs de dépenses
Le conflit fait suite à des tensions financières croissantes sur les caisses légales de soins en Allemagne, alimentées par la hausse des coûts du personnel, de l'hébergement et des services de soins quotidiens. Le système d'assurance soins a enregistré un déficit de 770 millions d'euros rien qu'au premier semestre 2026, les projections fédérales indiquant un déficit de plusieurs milliards d'euros en 2027. S'exprimant devant le Bundestag le 23 septembre 2026, Linnemann a soutenu que des ajustements budgétaires importants sont nécessaires l'année prochaine pour éviter des augmentations généralisées des taux de cotisations sociales pour les travailleurs. Linnemann a pris ses fonctions fin juillet 2026 et a déclaré dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung que sans réforme structurelle, le système de soins s'effondrera dans les années 2030.
Nous dépensons environ 74 milliards d'euros par an pour l'assurance soins, et nous devons économiser huit milliards d'euros pour l'année prochaine. Cela montre déjà l'ampleur du défi.
Exigences du SPD pour un plafonnement des copaiements des résidents
Plutôt que de réduire les dépenses par des coupes dans les prestations, le SPD insiste pour un plafonnement légal des frais personnels payés par les résidents des maisons de retraite. La ministre-présidente de la Sarre et vice-présidente du SPD, Anke Rehlinger, a proposé de limiter les frais à la charge des résidents pour les services de soins à 1 500 euros par mois. Les statistiques de l'Association des caisses de substitution (Verband der Ersatzkassen) montrent que les résidents en première année dans un établissement de soins ont payé en moyenne 3 364 euros par mois de leur poche au 1er juillet 2026. Klüssendorf a soutenu qu'un plafond empêcherait les familles de faire face à un épuisement financier et a réitéré les appels en faveur d'un système où tous les citoyens contribuent. Pour aider à financer le soulagement, le porte-parole du SPD pour la politique de santé, Christos Pantazis, a exigé un mécanisme d'équilibrage financier axé sur les risques entre les assureurs soins légaux et privés, arguant que les fonds privés bénéficient actuellement d'une structure d'adhésion à moindre risque.
- Coût moyen de première année (1er juillet 2026)
- 3364 EUR
- Plafond mensuel proposé par le SPD
- 1500 EUR
Réévaluation des projets ministériels antérieurs
Le débat actuel fait suite à des propositions controversées rédigées par le prédécesseur de Linnemann, l'ancienne ministre de la Santé Nina Warken. Le projet de Warken visait à limiter les dépenses en resserrant les critères de classification des soins, en restreignant la couverture d'assurance gratuite pour les conjoints et en augmentant le taux de cotisation soins pour les personnes sans enfant à 4,3 %. Son plan proposait également de reporter les subventions étatiques échelonnées qui compensent les copaiements des résidents et de réduire les cotisations de retraite légales pour les aidants familiaux. Bien que Linnemann ait déclaré son intention d'éviter des coupes dans les pensions des proches aidants, son ensemble législatif fait face à de nouvelles négociations avec les partenaires de la coalition avant d'atteindre le cabinet.
- Carsten Linnemann prend ses fonctions de ministre de la Santé après Nina Warken
- Anke Rehlinger propose un plafond mensuel de 1 500 euros pour les copaiements en maison de retraite
- Linnemann déclare au Bundestag qu'il vise une approbation du cabinet la semaine suivante
- Tim Klüssendorf annonce l'opposition du SPD aux coupes de prestations proposées
- Les partenaires de la coalition programment des négociations avant la réunion prévue du cabinet


