Gouvernement · Bruxelles

Le porte-parole de la ministre Verlinden impliqué dans l'enquête sur les fuites d'i-Police, l'opposition exige des réponses

Un juge d'instruction bruxellois a placé le porte-parole de la ministre de la Justice Annelies Verlinden et un porte-parole néerlandophone du parquet de Bruxelles sous le coup de soupçons de violation du secret professionnel, selon des informations du 27 octobre 2026. Groen, le PS et Anders réclament désormais des explications à la ministre.

Texte IA fondé sur les articles de vrtnws.be, De Standaard, Le Soir et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Bruxelles · Belgique
Comment on en est arrivé là
  1. juin 2026Le porte-parole du parquet est suspendu
  2. 27 oct.De Standaard et Le Soir rapportent que le juge a placé deux porte-parole sous le coup de soupçons
  3. Fin octobre 2026La Cour des comptes devrait achever son audit du dossier

Deux porte-parole sous le coup de soupçons

Un juge d'instruction bruxellois a placé le porte-parole de la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V) et un porte-parole néerlandophone du parquet de Bruxelles sous le coup de soupçons de violation du secret professionnel. De Standaard et Le Soir ont révélé l'information le 27 octobre 2026, et un avocat du porte-parole de la ministre l'a confirmée à VRT NWS. Le Soir emploie le terme français « inculpé » pour les deux personnes, tandis que De Standaard les décrit comme des suspects. Selon Le Soir, la décision du juge est intervenue quelques semaines avant ces révélations, et les deux personnes sont présumées innocentes.

Les versions divergent sur le sens du contact. Une version affirme que le porte-parole du parquet a transmis des informations confidentielles sur l'enquête i-Police au porte-parole de la ministre. Une autre affirme que le porte-parole de la ministre a tenté d'obtenir des informations protégées auprès du porte-parole du parquet. On ignore si l'une de ces informations est parvenue à la ministre. L'avocat du porte-parole de la ministre affirme qu'aucune infraction pénale n'a été commise, et le porte-parole du parquet est suspendu depuis juin.

La ministre soutient son porte-parole

Verlinden soutient son porte-parole. Dans une réponse à De Standaard, elle a déclaré :

« Le contact avec les porte-parole des parquets relève des tâches habituelles du porte-parole de la ministre de la Justice. »

Annelies Verlinden, ministre belge de la Justice

Elle a ajouté ne pas avoir connaissance d'informations montrant que le porte-parole aurait manqué de prudence ou dépassé les limites légales dans l'exercice de cette tâche. Le parquet de Bruxelles a refusé de commenter lorsqu'il a été contacté par Le Soir.

L'opposition exige des réponses

Le chef de groupe Groen à la Chambre, Matti Vandemaele, a demandé combien de conflits d'intérêts seraient encore nécessaires avant que le Premier ministre Bart De Wever n'intervienne. Il a estimé que la ministre avait agi trop tard et trop faiblement aux étapes précédentes, et a demandé pourquoi elle avait fait accomplir de telles démarches à son porte-parole. Groen veut une véritable commission d'enquête :

« Groen réclame à nouveau une véritable commission d'enquête, qui puisse aller bien plus loin dans ses actes d'instruction que les auditions organisées précédemment par la commission. »

Matti Vandemaele

Le député PS Ridouane Chahid a déclaré que la ministre devait en tirer les conclusions, car la confiance en elle a disparu :

« Annelies Verlinden, la ministre de la Justice, ne peut plus se cacher. Elle doit de toute urgence en tirer les conclusions, car la confiance en elle a disparu. »

Ridouane Chahid, député PS à la Chambre

Le député Anders Arthur Orlians a estimé que le dossier i-Police manquait de transparence et que le Parlement devait pouvoir exercer son contrôle. Il a aussi rappelé l'affaire d'Aalter, dans laquelle Pieter De Crem avait dû démissionner, et noté que Verlinden avait alors pointé son chef de cabinet.

Le contexte d'i-Police

i-Police était un programme de réforme numérique pour les polices locale et fédérale, initialement budgété à 299 millions d'euros. Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (MR) l'a arrêté fin 2025 après une évaluation, alors que 75 des 299 millions d'euros avaient été versés au cabinet de conseil français Sopra Steria. Sopra Steria conteste ne pas avoir fourni de prestations substantielles. La police fédérale, désormais en litige avec Sopra Steria, réclame 244 millions d'euros de dommages et intérêts. Verlinden était ministre de l'Intérieur lorsque le contrat a été attribué en 2021, et elle avait déjà été critiquée sur i-Police au printemps 2026.

Budget, paiements et demande de dommages et intérêts d'i-Policemillions d'euros
Budget initial du projet
299 millions d'euros
Versé à Sopra Steria
75 millions d'euros
Demande de dommages et intérêts de la police fédérale
244 millions d'euros

Données tirées du texte de l’article

La suite

Le parquet de Bruxelles a ouvert au début de 2026 une information judiciaire préliminaire pour détournement de fonds publics et conflit d'intérêts. De Standaard rapporte que celle-ci est depuis devenue une instruction judiciaire complète. La Cour des comptes devrait achever son audit du dossier fin octobre 2026, et Groen attend ses conclusions. Les étapes rapportées à ce jour sont présentées ci-dessous.

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Sources et contexte

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