Sécurité · Düsseldorf et Hanovre

Le tribunal de Düsseldorf condamne le « meurtrier du Maschsee » à dix ans de prison et à une détention de sûreté

Le Landgericht de Düsseldorf a condamné Alexander K., 38 ans, pour prise d'otage et coups et blessures sur son ancienne compagne. Le tribunal a ordonné une détention de sûreté à l'issue de la peine de prison ; la décision peut encore faire l'objet d'un recours.

Texte IA fondé sur les articles de RP Online, stern.de et Süddeutsche Zeitung. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Düsseldorf, Hanovre · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 2013Le Landgericht de Hanovre le condamne à douze ans de prison pour meurtre
  2. 2025Il purge sa peine et est libéré
  3. décembre 2025Faits commis sur sa compagne de l'époque à Düsseldorf, selon le tribunal
  4. 30 oct.Le Landgericht de Düsseldorf le condamne à dix ans de prison et à une détention de sûreté

Le verdict

Le Landgericht de Düsseldorf a condamné Alexander K., 38 ans, à dix ans de prison suivis d'une détention de sûreté (Sicherungsverwahrung). L'homme, surnommé « meurtrier du Maschsee » dans la presse, a été reconnu coupable de prise d'otage et de coups et blessures sur son ancienne compagne, une femme de 34 ans originaire de Düsseldorf. Le parquet avait requis neuf ans de prison, la défense avait plaidé l'acquittement. La présidente du tribunal, Alexandra Bernardy, a déclaré qu'il présentait une tendance à commettre des infractions similaires et qu'il était « dangereux pour le public ».

Peine requise par le parquet et peine prononcée par le tribunalans
Réquisition du parquet
9 ans
Peine prononcée
10 ans

Données tirées du texte de l’article

Les preuves et l'expertise psychiatrique

La magistrate a déclaré que l'affaire n'était pas un duel entre deux récits, comme cela avait pu paraître au début du procès. Le tribunal s'est appuyé sur « de nombreux éléments de preuve » et a jugé le témoignage de la femme crédible, soulignant qu'elle avait répondu à toutes les questions de manière cohérente et reconnu ouvertement des lacunes de sa mémoire. Le tribunal a suivi une expertise psychiatrique décrivant une personnalité dissociale, des troubles émotionnels, un narcissisme pathologique, de l'agressivité et un risque élevé de récidive. Selon l'expertise, le recours à la violence pour régler les conflits, en particulier dans les relations amoureuses, constitue chez lui un schéma récurrent. Sur le mobile, en revanche, le tribunal s'est écarté de la version de la femme, qui avait affirmé qu'il l'avait blessée par jalousie.

La version du prévenu

Alexander K. a clamé son innocence tout au long du procès et affirmé que les accusations étaient un complot de son ex-compagne jalouse. Il a contesté l'expertise psychiatrique et, selon la présidente, a posé des questions répétées aux témoins et les a entraînés dans ce qu'il appelait des discussions techniques. Contestant l'évaluation, il a déclaré :

« Je ne pense pas que cela puisse être évalué après un délai aussi court. »

Alexander K.

La présidente a estimé que son comportement avait créé un déséquilibre dans les débats, donnant l'impression qu'il était nettement supérieur à la femme.

Le récit de la femme et une condamnation antérieure

La femme a raconté au tribunal l'avoir rencontré sur TikTok après sa libération et qu'il s'était rapidement installé chez elle à Düsseldorf. Elle a décrit deux épisodes de mauvais traitements. Dans l'un, il l'aurait attachée, aurait laissé couler de l'eau froide sur elle pendant environ une demi-heure et aurait tenté de lui couper le pouce pour déverrouiller son téléphone avec son empreinte digitale. Selon des articles de presse, il avait été condamné en 2013 par le Landgericht de Hanovre à douze ans de prison pour le meurtre d'une femme de 44 ans originaire d'Ibbenbüren, dont il avait jeté des parties du corps dans le Maschsee. Il a purgé cette peine et a été libéré en 2025.

Une présence en ligne et la suite

Après sa libération, selon la presse, il s'était constitué une audience en ligne comme influenceur et commercialisait des t-shirts aux motifs macabres, dont un portant l'inscription « I survived a date, Maschsee murderer ». Il a également publié un livre intitulé « Der Maschseemörder ». Le jugement n'est pas encore définitif, Alexander K. pouvant le contester devant le Bundesgerichtshof. La décision du tribunal signifie que la détention de sûreté suivrait la peine de dix ans.

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