Énergie & Commerce · Houston, New York et Saint-Pétersbourg

Les démocrates américains et Tillis mettent en garde les banques et les ports sur les importations de diesel russe liées à l'accord Trump-Poutine

Six grandes banques américaines et plusieurs autorités portuaires ont reçu des courriers leur demandant de conserver les archives de toute importation de diesel russe, alors que l'accord Trump-Poutine fait face à des menaces juridiques de parlementaires qui pourraient présider des commissions clés.

Texte IA fondé sur les articles de Stirile ProTV, Financial Times News, POLITICO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Houston, New York, Saint-Pétersbourg · États-Unis, Russie
Comment on en est arrivé là
  1. 9 oct.Trump annonce l'accord avec Poutine sur les livraisons de diesel russe
  2. 17 oct.Le Leruo quitte Saint-Pétersbourg pour la traversée de l'Atlantique
  3. 26 oct.Les parlementaires envoient des lettres aux banques et aux autorités portuaires, et Raskin écrit aux organisations professionnelles
  4. 11 nov.Arrivée prévue du Leruo sur la côte atlantique américaine, selon Marine Traffic

Courriers aux banques et aux ports

Des parlementaires démocrates, rejoints par le sénateur républicain Thom Tillis, ont demandé à six grandes banques américaines et à plusieurs autorités portuaires de conserver toute trace d'importations de diesel russe, selon Axios, qui a obtenu la lettre. Les banques sont JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Les autorités portuaires sont celles de Houston, Beaumont et Corpus Christi au Texas, ainsi que celles de New York et du New Jersey. Les destinataires ont été priés de conserver les contrats, les documents d'expédition, les journaux de bord et les correspondances avec des fournisseurs, des intermédiaires et des responsables de l'administration Trump. Ces demandes visent à préparer d'éventuelles enquêtes parlementaires.

Les signataires incluent les sénateurs démocrates Chris Coons, Elizabeth Warren, Ron Wyden et Sheldon Whitehouse, qui pourraient présider les commissions des affaires étrangères, bancaire, des finances et de la justice si les démocrates reprennent le Sénat. La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen et le représentant Greg Meeks ont également signé, tout comme Tillis, le seul républicain cité. La lettre affirme que toute importation de ce type soulève de sérieuses questions juridiques et pourrait donner lieu à des poursuites et à des enquêtes parlementaires.

L'argument juridique

Les signataires soutiennent que l'accord avec Moscou pourrait enfreindre la législation américaine interdisant l'importation de produits pétroliers russes. Washington a interdit les importations de pétrole brut et de produits raffinés russes, diesel compris, depuis mars 2022. Les parlementaires affirment que la loi en vigueur bloque ces importations tant que le président n'a pas certifié au Congrès que la Russie a cessé les hostilités en Ukraine, ne représente pas une menace militaire immédiate pour les membres de l'Otan et reconnaît aux Ukrainiens le droit de choisir leur gouvernement.

Jamie Raskin, chef de file démocrate à la commission judiciaire de la Chambre, qui devrait diriger cette commission si les démocrates remportent la Chambre aux élections de mi-mandat, a adressé une lettre distincte à l'American Petroleum Institute, à l'American Fuel and Petrochemical Manufacturers et à la Chambre de commerce des États-Unis. Il y écrit que les entreprises participant à des efforts de vente de diesel russe aux États-Unis enfreindraient la loi fédérale et devraient rendre des comptes, sous cette administration comme sous la suivante.

L'accord et les premiers cargaisons

Trump a annoncé l'accord avec Vladimir Poutine le 9 octobre. Il a déclaré que la Russie livrerait immédiatement plus de 300 000 tonnes de diesel, puis 500 000 tonnes en novembre et un million de tonnes supplémentaires plus tard, avec jusqu'à trois millions de tonnes de plus selon l'état et la capacité des raffineries russes. Le Financial Times relie cet accord à une forte hausse des prix des carburants aux États-Unis, qu'il attribue à la guerre de Trump contre l'Iran et aux frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. Le diesel à la pompe aux États-Unis coûte en moyenne 6,34 dollars le gallon, contre 3,66 dollars un an plus tôt, selon le FT, tandis que Politico évalue l'écart à 2,70 dollars le gallon.

Trois pétroliers transportant environ 140 000 tonnes de diesel russe, les premiers autorisés par les autorités américaines au titre de l'accord, doivent arriver quelques jours après les élections de mi-mandat. L'un d'eux, le Leruo, appartient à un armateur de Hong Kong, bat pavillon de Sierra Leone et fait l'objet de sanctions du Royaume-Uni, de l'Union européenne et du Canada. Il a quitté Saint-Pétersbourg le 17 octobre et se trouvait en mer du Nord au large de la Norvège lundi 26 octobre. Les données de Marine Traffic indiquent une arrivée prévue sur la côte atlantique américaine le 11 novembre.

La production russe en hausse

Les raffineries russes ont augmenté leur production de diesel en octobre après que le gouvernement a accordé des quotas d'exportation spéciaux à partir du 1er octobre, selon des sources du marché pétrolier citées par Reuters. La production est tombée à environ 160 000 tonnes par jour dans la première moitié d'octobre, contre 175 000 tonnes par jour en septembre, avant de remonter vers 180 000 tonnes par jour après l'attribution des quotas à la mi-octobre. La consommation intérieure chute habituellement à environ 140 000 tonnes par jour en octobre, laissant au moins 40 000 tonnes par jour à l'exportation, soit plus d'un million de tonnes par mois. Selon ces sources, 200 000 à 300 000 tonnes de ce volume pourraient être destinées aux pays voisins.

Production russe de diesel, tonnes par jourtonnes par jour
Septembre 2026
175000 tonnes par jour
Première moitié d'octobre 2026
160000 tonnes par jour

Données tirées du texte de l’article

Les représentants du secteur s'attendent à ce que le gouvernement maintienne l'interdiction générale d'exportation, en vigueur depuis août, pour la plupart des autres volumes de diesel.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar