FilLes États-Unis sous Trump : second mandat

Énergie & Commerce · New York, Houston et Primorsk

Des élus américains avertissent les banques que l'importation de diesel russe dans le cadre de l'accord de Trump pourrait être illégale

Sept élus américains ont adressé des courriers datés du samedi 24 octobre à six grandes banques et à quatre autorités portuaires, les avertissant que l'importation de diesel russe dans le cadre de l'arrangement Trump-Poutine pourrait exposer les entreprises à des poursuites pénales et civiles. Les courriers ont été rendus publics le lundi 26 octobre.

Texte IA fondé sur les articles de forsal.pl, pb.pl, BFMTV et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

New York, Houston, Primorsk · États-Unis, Russie
Comment on en est arrivé là
  1. 23 oct.Des informations font état d'un premier pétrolier chargé de diesel russe en route vers New York
  2. 24 oct.Les courriers des élus sont datés et envoyés aux banques et aux autorités portuaires
  3. 26 oct.Les courriers sont rendus publics ; les élus annoncent une enquête parlementaire

Des courriers aux banques et aux ports

Le lundi 26 octobre, sept élus américains ont rendu publics des courriers avertissant que l'importation de diesel russe pourrait exposer leurs destinataires à des poursuites pénales et civiles. Les courriers sont datés du samedi 24 octobre et ont été envoyés aux dirigeants de JPMorgan Chase, Bank of America, Citi, Wells Fargo, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Le même courrier a été adressé aux autorités portuaires de Houston, Beaumont et Corpus Christi au Texas, ainsi qu'à l'autorité portuaire de New York et du New Jersey. La sénatrice Jeanne Shaheen mène les signataires, aux côtés des sénateurs démocrates Ron Wyden, Elizabeth Warren, Chris Coons et Sheldon Whitehouse, du républicain Thom Tillis et du démocrate de la Chambre Gregory Meeks. Les courriers avertissent aussi que des sanctions pourraient frapper toute entreprise qui achète sciemment du diesel russe ou aide à l'importer, et pas seulement l'importateur.

La loi de 2022 au cœur du litige

Les élus s'appuient sur une loi du Congrès de 2022 qui interdit les importations de pétrole, de gaz et de produits pétroliers russes. Les importations sont prohibées sauf si le président certifie au Congrès, après consultation, que la Russie a mis fin à ses hostilités en Ukraine, ne représente aucune menace militaire immédiate pour les membres de l'OTAN et reconnaît le droit des Ukrainiens à choisir leur gouvernement. Les courriers indiquent que le président n'a pas procédé à cette certification. La loi interdit également toute dérogation aux sanctions qui modifierait sensiblement la politique américaine à l'égard de la Russie tant que le Congrès ne l'a pas examinée. Le département du Trésor a décrit à plusieurs reprises l'accord comme légal, tout en accordant une dérogation aux sanctions pour faciliter sa mise en œuvre.

Le déroulement de l'accord

L'arrangement date du début du mois d'octobre, lorsque Trump et Vladimir Poutine se sont entendus pour amener les exportations croissantes de diesel russe vers les marchés mondiaux et américains. Après un appel téléphonique entre les deux dirigeants le 9 octobre, la Russie a levé l'interdiction d'exportation qu'elle avait imposée pour remédier aux pénuries intérieures causées par les attaques de drones ukrainiens contre des raffineries. Un premier navire transportant 40 000 tonnes de diesel russe a quitté le port balte de Primorsk pour New York dans la semaine du 19 octobre. Des informations du vendredi 23 octobre faisaient état d'un premier pétrolier chargé de diesel russe en route vers New York. Les courriers ont suivi le samedi 24 octobre et sont devenus publics deux jours plus tard.

Les volumes d'exportation cités par Trump

Après l'annonce de l'accord, Trump a déclaré que la Russie exporterait immédiatement 300 000 tonnes, soit 2,25 millions de barils. Il a ajouté que 500 000 tonnes suivraient en novembre, puis 1 million de tonnes juste après. Ce sont des chiffres énoncés par Trump, et non des calendriers de livraison confirmés. À titre de comparaison, les États-Unis exportent environ 1,5 million de barils de diesel par jour.

Volumes d'exportation de diesel russe cités par Trumptonnes
Immédiatement
300000 tonnes
Novembre 2026
500000 tonnes
Juste après novembre
1000000 tonnes

Données tirées du texte de l’article

Ce que les élus demandent ensuite

Les courriers demandent aux destinataires de conserver un large éventail de documents et de communications sur les transactions envisagées ou réelles, invoquant un contrôle parlementaire à venir. Les banques et les ports sont invités à ne pas faciliter l'achat, le transport, l'importation, le déchargement, le stockage, le financement ou la distribution de diesel russe aux États-Unis. Le courrier demande aussi qu'aucune transaction portant sur du diesel russe destiné à d'autres marchés ne soit facilitée au titre de la récente dérogation aux sanctions. Plusieurs signataires sont en position de diriger des commissions sénatoriales sur les affaires étrangères, la banque, les finances et la justice si les démocrates reconquièrent le Sénat, et l'enquête deviendrait une priorité si les démocrates remportent l'une ou l'autre chambre du Congrès.

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