Sécurité · Rome et Florence

Le chat sexiste Phica réapparaît sur Telegram, avec plus de 11 000 membres partageant des images intimes

Un groupe Telegram nommé « Phica - La rinascita » a fait revivre le site sexiste Phica.eu, saisi par la police en 2025. Le nombre de membres est passé de 1 023 le 29 octobre à 11 240 le 2 novembre, et les utilisateurs y partagent des photos intimes de femmes sans leur consentement.

Texte IA fondé sur les articles de il Giornale.it, Adnkronos, ANSA.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Rome, Florence · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. Été 2025La Polizia postale saisit le site Phica.eu
  2. Fin octobre 2026Le groupe Telegram « Phica - La rinascita » apparaît, selon La Stampa
  3. 30 oct.Radio Popolare donne l'alerte sur le groupe
  4. 2 nov.Le groupe atteint 11 159 membres, selon La Repubblica

Un groupe relancé sur Telegram

Le groupe Telegram « Phica - La rinascita » reprend le nom et le format de Phica.eu, un site où des photos intimes de femmes étaient publiées sans leur consentement, souvent accompagnées de commentaires sexistes. La police a saisi le site après de nombreuses plaintes et le parquet de Rome a ouvert une enquête. Il Giornale situe la fermeture en août 2025, tandis que Fanpage donne le 11 septembre 2025 comme date de la saisie. Selon il Giornale, le Garante della Privacy a lancé une procédure d'urgence, et les infractions supposées incluaient la diffamation aggravée, la diffusion illicite de contenus à caractère sexuel explicite, le revenge porn et, dans certains cas, l'extorsion.

Membres et accès

Radio Popolare a été le premier média à donner l'alerte, le 30 octobre. Les chiffres cités par Tgcom24 font état de 1 023 membres à 14 heures le 29 octobre et de 1 490 à la même heure le lendemain. La Repubblica a relevé 11 159 membres à 12 heures le 2 novembre et 11 240 deux heures plus tard. La Repubblica a également vérifié que l'accès est accordé en quelques secondes après une demande d'adhésion, ce qui ouvre un réseau de sous-chats. Adnkronos a rapporté que les utilisateurs avaient échangé plus de 52 000 messages au moment de son article, le 2 novembre.

Membres du groupe Telegram Phica - La rinascitamembres
2026-10-29T14:00
1023 membres
2026-10-30T14:00
1490 membres
2026-11-02T12:00
11159 membres
2026-11-02T14:00
11240 membres

Données tirées du texte de l’article

Ce que contient le chat

Le groupe est organisé en sections thématiques où les utilisateurs publient des photos et des vidéos de femmes sur des plages, devant des miroirs et dans des cadres privés, selon Fanpage et La Stampa. Les images sont tirées de profils de réseaux sociaux ou filmées en secret par des partenaires lors de moments privés. La Stampa a recensé des centaines de photos de femmes de Turin, Rome, Milan et Palerme publiées en quelques jours, et certaines images disparaissent à l'expiration d'un minuteur. Le reporter de Fanpage, qui a rejoint le groupe, y a trouvé des demandes de photos de proches et un lien vers un bot faisant la publicité de contenus exclusifs. Adnkronos indique que certaines demandes de déshabiller des femmes sur des photos reposent probablement sur l'intelligence artificielle.

Qui est concerné et pourquoi Telegram

Il Giornale rapporte que le site d'origine contenait des images de femmes politiques, d'actrices et d'influenceuses, et que certaines photos avaient été modifiées par intelligence artificielle. Fanpage note que Sara Funaro, la maire de Florence, figure parmi les personnes dont les images ont abouti sur le site. Tgcom24 estime que le choix de Telegram, la messagerie créée par Pavel Durov, rend les administrateurs plus difficiles à identifier en raison de la nature de l'application et de ses politiques de confidentialité. La Stampa indique qu'on ignore encore si les promoteurs de l'ancien site sont derrière le nouveau groupe ou s'il est géré par des imitateurs.

Des précédents

Fanpage rappelle qu'en 2018 la Polizia postale de Florence a recueilli plus de 100 plaintes, chiffre monté ensuite à 176, au sujet de photos de femmes tirées de réseaux sociaux et publiées sur le forum sans autorisation. Trois utilisateurs ayant mis en ligne les contenus ont été identifiés, tandis que les exploitants du site n'ont pas été mis en cause dans cette enquête. Le site est resté en ligne pendant des années ensuite, jusqu'à la saisie de 2025.

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Sources et contexte

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