
La France et les États-Unis démantèlent le réseau NudeLeaksTeens après le vol de photos intimes de 17 000 victimes
Les autorités françaises et américaines ont fermé trois sites diffusant des images privées volées à plus de 17 000 femmes et mineurs, et arrêté deux administrateurs présumés dans le nord de la France.
Une opération franco-américaine ferme des domaines illicites
Les autorités judiciaires françaises et américaines ont démantelé une opération cybercriminelle qui vendait des contenus intimes volés appartenant à plus de 17 000 femmes et filles dans le monde. Le mercredi 7 octobre 2026, le parquet de Paris a annoncé la saisie et la fermeture de trois sites exploités par le réseau. Les sites visés comprenaient nudeleaksteens.com, nltvids.com et nlthub.pk. Le mardi 6 octobre 2026, la police française a arrêté deux frères, âgés de 21 et 25 ans, dans le nord de la France, soupçonnés d'être les principaux administrateurs du service. L'enquête est menée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, en coordination directe avec l'unité nationale cyber de la Gendarmerie nationale et les partenaires américains.
- La police française arrête deux frères âgés de 21 et 25 ans dans le nord de la France.
- Le parquet de Paris annonce la fermeture de trois domaines illicites et la saisie de 700 000 euros en monnaie numérique.
Modes d'acquisition et profilage des victimes
L'infrastructure NudeLeaksTeens fonctionnait comme un service commercial qui compilait et vendait des lots d'images et de vidéos privées volées. Les contenus provenaient de plusieurs procédés illégaux, notamment le piratage non autorisé de comptes personnels sur les réseaux sociaux, l'envoi de contenus de revenge porn et des opérations de grooming dans lesquelles des auteurs adultes piégeaient des victimes mineures en ligne. Les victimes répertoriées comprenaient des femmes adultes et des adolescentes de nombreuses nationalités. Au-delà de la vente directe de fichiers numériques préconditionnés, les administrateurs avaient mis en place un système interactif qui incitait les utilisateurs inscrits à enrichir la base de données avec des données d'identification personnelles en échange de primes en cryptomonnaie. La plateforme indexait chaque victime par nom réel, localisation géographique, âge, profession et une note arbitraire d'apparence physique sur une échelle de dix points.
Les utilisateurs du site étaient incités, en échange de récompenses en monnaie virtuelle, à fournir des informations d'identification pour chaque victime, enregistrée individuellement sous son nom réel, indexée par âge, lieu de résidence, profession et niveau de beauté noté sur 10.
Saisies de cryptomonnaies et poursuites pénales
Après les arrestations dans le nord de la France, les enquêteurs français ont saisi environ 700 000 euros d'actifs numériques détenus par les deux suspects. Les avoirs en cryptomonnaies saisis comprenaient des soldes en Bitcoin, Ethereum, Litecoin et en stablecoin USDT. Les autorités judiciaires ont ouvert une procédure portant sur plusieurs infractions, dont la détention et la diffusion en bande organisée d'images pornographiques de mineurs. Les deux frères sont également poursuivis pour blanchiment d'argent et mise à disposition illégale d'une plateforme en ligne destinée à permettre des transactions illicites et le partage de fichiers.
Appel mondial aux victimes et suites de l'enquête
Après les saisies de domaines, le parquet de Paris a lancé un appel public invitant les victimes à contacter les enquêteurs chargés du dossier. L'unité nationale cyber de la Gendarmerie nationale a mis en place un point de contact dédié pour recevoir les signalements des victimes cherchant une assistance juridique ou le retrait de leurs contenus volés. Le procureur a confirmé que le canal de signalement est ouvert aux victimes de toutes nationalités, qu'elles résident en France ou à l'étranger.
Les personnes victimes de la diffusion non consentie de contenus intimes sur la plateforme NudeLeaksTeens, françaises ou étrangères, sont invitées à contacter l'unité nationale cyber à l'adresse victimesNLT@gendarmerie.interieur.gouv.fr.

