Sécurité · Strasbourg et Moscou
La Russie quitte la convention européenne contre la torture, mettant fin à la surveillance indépendante des prisons
Le retrait de la Russie de la Convention européenne pour la prévention de la torture est entré en vigueur dimanche 1er novembre, a indiqué le Conseil de l'Europe. Cette sortie met fin aux inspections internationales indépendantes des lieux de détention russes.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, watson.ch/, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le Conseil de l'Europe a indiqué que la sortie était devenue effective le dimanche 1er novembre 2026, un an après la notification adressée par la Russie au Conseil le 30 octobre 2025.
Le CPT a effectué 30 visites en Russie entre 1998 et 2021 et inspecté plus de 450 lieux de détention ; aucune surveillance indépendante des sites de détention russes ne subsiste désormais.
Seuls quatre rapports de visite du CPT sur la Russie ont été publiés ; les documents inédits portent notamment sur 10 visites en Tchétchénie et dans le Caucase du Nord entre 2000 et 2017, et le Conseil affirme que la Russie pourrait les rendre publics à tout moment.
Après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, le Conseil a reçu de nombreux signalements de tortures alléguées en Russie et dans les territoires ukrainiens occupés, tandis que l'Ukraine accorde toujours au CPT l'accès à tout lieu de détention et publie automatiquement ses rapports.
- 1998La Russie adhère à la Convention européenne pour la prévention de la torture
- 2022La Russie est exclue du Conseil de l'Europe en raison de la guerre en Ukraine
- 30 oct.La Russie notifie au Conseil de l'Europe son retrait
- 1 nov.Le retrait prend effet
Le retrait entre en vigueur
La Russie a formellement quitté la Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Le Conseil de l'Europe a indiqué que la sortie avait pris effet le dimanche 1er novembre 2026. Moscou avait notifié l'organisation le 30 octobre 2025, et le retrait devait prendre effet un an après cette notification. La Russie était partie à la convention depuis 1998, et le Conseil indique que cette sortie met fin à toute surveillance indépendante des lieux de détention russes.
Ce qui s'achève avec la sortie
Le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) a effectué 30 visites en Russie entre 1998 et 2021 et inspecté plus de 450 lieux de détention. La Russie était le seul État à n'avoir presque jamais autorisé la publication des rapports du comité sur ces visites, et seuls quatre rapports ont été rendus publics. Les documents non publiés comprennent des rapports sur des visites régulières et spéciales, dont 10 visites en Tchétchénie et dans le Caucase du Nord entre 2000 et 2017. Selon le Conseil, la Russie pourrait autoriser la publication de ces documents à tout moment. Le président du comité, Alan Mitchell, a déclaré que cette sortie signifiait la fin de toute surveillance indépendante des lieux de détention sur le territoire de la Fédération de Russie.
- Visites en Russie
- 30
- Lieux de détention visités (plus de 450)
- 450
- Rapports publiés
- 4
Données tirées du texte de l’article
Allégations et comparaison avec l'Ukraine
Après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, le Conseil a reçu un grand nombre de signalements de tortures et de mauvais traitements allégués dans les centres de détention russes et dans les territoires ukrainiens occupés. Moscou ayant refusé de coopérer, le CPT n'a pas pu se rendre en Russie pour évaluer ces allégations. Les organisations de défense des droits humains soutiennent depuis longtemps que la torture et les traitements dégradants sont répandus dans les commissariats et les prisons russes. Les récits de prisonniers de guerre ukrainiens libérés lors d'échanges décrivent des tortures en Russie, et les témoignages divergent sur la proportion, certains évoquant la quasi-totalité d'entre eux et d'autres une large part. Le Conseil oppose à cela l'Ukraine, dont les autorités continuent d'accorder au comité l'accès à tout lieu de détention sur le territoire ukrainien au moment qu'il choisit, et qui publient automatiquement les rapports du CPT.
La raison invoquée par Moscou et le contexte
Moscou a justifié sa sortie en affirmant qu'elle ne pouvait plus participer aux travaux du comité. La Russie avait déjà été exclue du Conseil de l'Europe en 2022 en raison de la guerre en Ukraine. La position du Conseil est que, tant que la Russie reste en dehors de la convention, le comité n'a aucun moyen de vérifier les conditions dans les prisons russes et les autres lieux de détention. La sortie a été annoncée en 2025 et est devenue effective le 1er novembre 2026, de sorte que le régime d'inspection de la convention ne s'applique plus à la Russie.
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Sources et contexte
- Deutsche WelleLa Russie a officiellement quitté la Convention européenne contre la tortureРоссия официально вышла из Европейской конвенции против пыток · original en russe
- watson.ch/La Russie s'est retirée de la convention européenne contre la tortureRussland aus europäischer Anti-Folter-Konvention ausgetreten · original en allemand
- Süddeutsche ZeitungLa Russie quitte la convention européenne contre la tortureRussland verlässt europäische Anti-Folter-Konvention · original en allemand
- newsORF.atLa Russie s'est officiellement retirée de la convention contre la tortureRussland offiziell aus Anti-Folter-Konvention ausgetreten · original en allemand
- Alan Mitchell
- Président du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT)
- Lieux
- Strasbourg, Moscou, Russie, Ukraine
- Organisations
- Conseil de l'Europe
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