Gouvernement · Bucarest et Iași

La Roumanie prévoit de fusionner 429 petites localités, volontairement jusqu'en mars 2027 puis de manière obligatoire

Le ministre du Développement, Alexandru Stoica, indique que 429 localités de moins de 1 500 habitants pourraient fusionner, volontairement jusqu'au 1er mars 2027, les fusions devenant obligatoires et la réforme s'appliquant à partir de 2028.

Texte IA fondé sur les articles de Libertatea, Mediafax.ro, Digi24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Bucarest, Iași · Roumanie
Comment on en est arrivé là
  1. 20 oct.Alexandru Stoica nommé ministre du Développement lors de l'investiture du gouvernement Niculescu
  2. 30 oct.Stoica annonce que 429 localités pourraient être fusionnées, en commençant par une étape volontaire
  3. 1 marsDate limite des fusions volontaires, après laquelle la phase obligatoire doit être décidée
  4. Élections locales de 2028La réforme s'applique et les effets administratifs des fusions apparaissent lors des élections locales

Un plan en deux étapes, à partir de 2028

Le nouveau ministre roumain du Développement, Alexandru Stoica, a déclaré vendredi 30 octobre que 429 localités pourraient être fusionnées d'ici 2028, en commençant par une étape volontaire. Stoica a été nommé à ce poste le 20 octobre, lors de l'investiture du gouvernement dirigé par Luca Niculescu. Lors d'un point presse après une réunion du gouvernement, il a indiqué que la réforme s'appliquerait à partir de 2028, année où elle serait mise en œuvre lors des élections suivantes. Le seuil de 1 500 habitants a été retenu parmi les catégories de population utilisées par le ministère, et ses calculs ont abouti à 429 localités.

D'abord volontaire, ensuite obligatoire

Stoica a précisé que la phase volontaire doit s'achever le 1er mars 2027, après quoi une décision sur les fusions obligatoires serait prise. Interrogé sur d'éventuelles sanctions pour les localités qui ne fusionneraient pas volontairement, il a répondu qu'il n'y en avait pas. La deuxième étape passerait par un engagement de responsabilité du gouvernement devant le Parlement, et il a estimé que l'organisation des départements nécessitait encore une analyse bien plus approfondie. Le dirigeant du PSD, Sorin Grindeanu, avait auparavant laissé entendre que la phase volontaire pourrait ne durer que jusqu'en mars. Dans un entretien vidéo publié vendredi, Stoica s'est prononcé pour des fusions obligatoires pour les localités qui ne peuvent plus financer leurs propres dépenses, tout en indiquant que les autorités encourageraient d'abord les regroupements par des investissements et des incitations fiscales.

Comment fonctionnerait une fusion

Chaque unité administrative souhaitant fusionner devrait organiser un référendum local, lancé par une décision de son conseil local. Stoica a indiqué que les effets administratifs apparaîtraient lors des élections locales de 2028, lorsque les habitants des communes fusionnées choisiraient la direction de la nouvelle entité. Il a présenté le seuil de 1 500 habitants comme un point de départ plutôt qu'un plafond, précisant qu'une localité de 3 000 habitants pourrait fusionner avec une voisine de 300 ou 400 habitants. Sur la procédure, il a été direct :

« Chaque unité administrative-territoriale qui souhaite fusionner lancera ce référendum par des décisions de son conseil local. »

Alexandru Stoica, ministre roumain du Développement

Des chiffres concurrents

Le chiffre du ministère est de 429 localités, sur la base des données de population de 2023 de l'Institut national de la statistique. Libertatea évoque pour sa part pas moins de 464 unités qui seraient fusionnées si le PSD menait le plan à son terme. Les sources ne permettent pas de concilier les deux chiffres. Par ailleurs, des factures de plusieurs milliards de lei au titre du programme Anghel Saligny attendent toujours d'être réglées, et le ministère du Développement n'a reçu aucun crédit supplémentaire lors de la première rectification budgétaire.

Les maires contestent

Des maires du PSD, du PNL et de l'UDMR ont regretté que l'annonce n'ait pas été précédée de discussions avec eux. Emil Drăghici, président de l'Association des communes de Roumanie (ACOR), a indiqué qu'il ne s'exprimerait pas longuement avant d'avoir vu les données issues de sa rencontre avec le ministre, et l'association a créé une ligue des maires des communes de moins de 1 500 habitants. Dans le département d'Iași, les deux communes sous le seuil sont Cucuteni, avec 1 335 habitants, et Drăgușeni, avec 1 455 habitants, au 1er janvier 2023.

Population des deux communes d'Iași sous 1 500 habitantshabitants
Cucuteni
1335 habitants
Drăgușeni
1455 habitants

Données tirées du texte de l’article

Le maire de Cucuteni, Pamfilică Brânză, rejette l'idée et déclare :

« Je ne pense pas que ce soit une bonne chose, de mon point de vue, que la localité de Cucuteni disparaisse. C'est une marque nationale. »

Pamfilică Brânză

Il a ajouté qu'il n'avait parlé avec personne de la branche départementale du PSD au sujet du plan.

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Sources et contexte

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