Gouvernement · Tirana et Île de Sazan
Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre un complexe touristique lié à Trump en Albanie, réclamant la démission du Premier ministre.
Des dizaines de milliers d'Albanais ont défilé samedi dans Tirana, protestant contre un projet de complexe touristique de luxe soutenu par Jared Kushner et Ivanka Trump et réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama.
Texte IA fondé sur les articles de RFI, Deutsche Welle, lastampa.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi à Tirana, marquant le plus grand rassemblement depuis le début des manifestations nocturnes fin mai.
Le complexe de luxe est soutenu par la société d'investissement de Jared Kushner et Ivanka Trump, avec un coût estimé à plus de 4 milliards de dollars.
Le développement cible un paysage protégé qui est un habitat crucial pour les oiseaux migrateurs et les flamants roses.
Les appels à la démission du Premier ministre Edi Rama dominent désormais les manifestations, alimentés par des allégations de corruption et des demandes de transparence.
De nombreux Albanais vivant à l'étranger sont rentrés dans la capitale pour y participer, agitant des drapeaux albanais et américains et projetant le slogan « L'Albanie n'est pas à vendre » sur le bâtiment du bureau du Premier ministre.
- 25 maiDébut des manifestations nocturnes à Zvernec contre le complexe de luxe prévu dans une zone protégée.
- 30 maiUne vidéo de gardes de sécurité traînant un manifestant sur le site fait surface, provoquant une indignation généralisée.
- 20 juinDes dizaines de milliers de personnes défilent à Tirana lors de la plus grande manifestation à ce jour, réclamant la démission du Premier ministre Rama.
Origines de la protestation
Depuis fin mai, des manifestants se rassemblent chaque soir en Albanie pour s'opposer à un complexe de luxe prévu dans une zone côtière protégée près de Zvernec, à environ 150 kilomètres au sud-ouest de Tirana. Le projet, financé par une société d'investissement liée à Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, transformera une partie du paysage de Vjosa-Narta et de l'île inhabitée de Sazan (ancienne base militaire communiste) en une destination touristique haut de gamme. L'indignation s'est accrue après la diffusion fin mai d'une vidéo montrant des gardes de sécurité privés traînant un manifestant loin d'une plage où une clôture en fil barbelé avait été érigée.
Enjeux environnementaux
Le développement prévu se trouve dans un « paysage protégé » qui constitue un site clé de reproduction et de repos pour les oiseaux migrateurs, y compris des volées de flamants roses. Le biologiste Olsi Nika a déclaré aux manifestants que la région de Vjosa-Narta est l'un des écosystèmes naturels les plus précieux d'Albanie, avec une importance qui dépasse les frontières du pays. Les critiques du projet affirment que transformer l'île de Sazan et la lagune en complexe touristique endommagerait irréversiblement un habitat fragile, et beaucoup voient dans cet accord un exemple d'un schéma de concessions côtières opaques.
« Le paysage de Vjosa-Narta, y compris la région de Zvernec, est l'un des écosystèmes naturels les plus précieux d'Albanie, et son importance s'étend au-delà des frontières du pays. »
Répercussions politiques et réponse du gouvernement
Ce qui a commencé comme un sit-in écologique s'est élargi en un mouvement anti-gouvernemental, les manifestants accusant le Premier ministre Edi Rama de corruption et de manque de transparence. Des chants de « L'Albanie n'est pas à vendre » ont résonné dans la capitale, et le slogan a été projeté sur le bâtiment du bureau du Premier ministre. Les manifestants, y compris un contingent important de la diaspora albanaise rentrée pour le rassemblement, insistent sur le fait qu'ils resteront dans la rue jusqu'à la démission de Rama. Le Premier ministre a cependant déclaré lors d'une réunion du parti qu'il ne démissionnerait pas, arguant que la controverse était davantage due à « l'ombre de Trump » qu'au projet lui-même.
« Personne ici ne manifeste contre Trump ou Israël. Nous manifestons contre tout le reste. »
Un mouvement qui grandit
Les organisateurs ont baptisé la campagne la « révolution des flamants roses », en référence aux oiseaux roses emblématiques qui symbolisent l'écosystème côtier menacé. Parmi la foule se trouvait Alma, une étudiante en sciences, qui a souligné que la colère ne vient pas d'une opposition au développement mais de la manière dont les grands projets sont gérés.
« Nous ne sommes pas contre le développement du pays ; nous sommes contre l'arrogance et le manque de transparence entourant les projets qui affectent nos vies. »
Les autorités ont engagé des poursuites contre de nombreux manifestants pour des violations présumées de l'ordre public, mais les manifestations nocturnes se poursuivent sans relâche. Alors que les rassemblements entrent dans leur quatrième semaine, l'affrontement autour du complexe soutenu par Kushner est devenu un catalyseur d'un mécontentement plus large concernant la gouvernance, les inégalités économiques et l'utilisation des ressources naturelles de l'Albanie.
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Sources et contexte
- RFICrecen protestas en Albania contra proyecto hotelero ligado a Trump
- Deutsche WelleArnavutluk'ta Trump ailesinin lüks projesine öfke dinmiyor
- lastampa.itAlbania, la "rivolta dei fenicotteri" contro il resort della famiglia Trump nella riserva naturale
- ZEIT ONLINEAlbanien: Zehntausende protestieren gegen Luxus-Bauprojekt mit Trump-Verbindung
- Donald Trump
- Président des États-Unis ; son gendre et sa fille sont liés au projet de complexe touristique albanais.
- Ivanka Trump
- Fille de Donald Trump, impliquée dans le développement d'un complexe de luxe en Albanie via la société d'investissement de Kushner.
- Jared Kushner
- Gendre de Donald Trump ; sa société d'investissement soutient le projet de complexe de luxe sur la côte albanaise.
- Edi Rama
- Premier ministre d'Albanie, confronté à des appels à la démission en raison du projet controversé.
- Alma
- Étudiante en sciences et manifestante qui a dénoncé le manque de transparence du projet.
- Olsi Nika
- Biologiste qui a souligné la valeur écologique du paysage de Vjosa-Narta lors des manifestations.
- Elis Kodra
- Manifestant cité par le New York Times, soulignant la nature politique nationale des manifestations.
- Lieux
- Tirana
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