Conflits · Vilnius et Wola Krobowska

La Lituanie met en examen deux suspects pour terrorisme après une tentative d'incendie criminel visant Starlink à Vilnius

Le parquet lituanien a mis en examen deux hommes, détenus en Allemagne, pour des infractions liées au terrorisme après la tentative d'incendie criminel du 18 octobre contre un site Starlink à Vilnius. La police relie l'affaire à des incendies visant Starlink en Pologne et en Bulgarie.

Texte IA fondé sur les articles de rmf24.pl, Le Soir, G4Media.ro et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Vilnius, Wola Krobowska · Lituanie, Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. 23 sept.Incendie dans une station terrestre Starlink à Wola Krobowska, comté de Grójec, Pologne, dans la soirée
  2. 25 sept.La division de Mazovie du parquet national ouvre une enquête pour sabotage
  3. 18 oct.Tentative d'incendie criminel sur un site Starlink à Vilnius, Lituanie
  4. 29 oct.Le parquet lituanien met en examen deux suspects pour des infractions liées au terrorisme

Mises en examen à Vilnius

Le parquet lituanien a mis en examen deux hommes pour des infractions liées au terrorisme après une tentative d'incendie criminel contre une station terrestre Starlink à Vilnius, a annoncé le parquet général jeudi 29 octobre. Les deux suspects ont une vingtaine d'années, possèdent une double nationalité et vivent en Allemagne, où ils sont placés en détention. Selon les procureurs, ils sont accusés d'avoir constitué et dirigé un groupe terroriste, d'avoir participé à un tel groupe, d'avoir voyagé à des fins terroristes et d'avoir commis un acte terroriste susceptible d'avoir eu de graves conséquences. Un procureur du parquet régional de Vilnius, Nėrijus Puškorius, a indiqué que la peine maximale pour la constitution ou l'adhésion à un groupe terroriste est de 10 à 15 ans de prison. Vilnius avait d'abord qualifié la tentative du 18 octobre de sabotage lié à la Russie et visant à affaiblir les capacités militaires de l'Ukraine.

La tentative de Vilnius

Selon la police lituanienne, les deux hommes sont arrivés en Lituanie la veille de la tentative et en sont repartis immédiatement après. Saulius Briginas, chef adjoint du bureau de la police criminelle lituanienne, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'ils n'avaient aucun lien avec le pays et n'étaient venus que pour commettre le crime, ce qui, selon lui, n'était pas un acte spontané. Les auteurs ont tenté de mettre le feu à des antennes paraboliques et à une unité de contrôle sur un site appartenant à l'entreprise de centres de données Delska, qui loue de l'espace à SpaceX pour l'infrastructure terrestre de Starlink. Les enquêteurs ont trouvé sur place des liquides inflammables et des récipients de 3 à 10 litres, et M. Briginas a évoqué l'usage de cocktails Molotov. Le Premier ministre Mindaugas Sinkevičius a déclaré que les services de sécurité avaient prévenu l'entreprise de possibles attaques en amont et que la protection avait été renforcée, ce qui explique l'échec de la tentative. Les opérations n'ont pas été perturbées et les dégâts ont été minimes.

Des liens avec la Pologne et la Bulgarie

Les enquêteurs lituaniens affirment que les suspects sont également liés à des incendies criminels visant du matériel Starlink en Pologne et en Bulgarie, et que plusieurs personnes ont été interpellées en Pologne dans le cadre de ces faits. En Pologne, un incendie s'est déclaré dans une station terrestre Starlink à Wola Krobowska, dans le comté de Grójec, en Mazovie, dans la soirée du 23 septembre. Deux jours plus tard, le 25 septembre, la division de Mazovie du parquet national a ouvert une enquête pour sabotage et infraction de type terroriste commise pour le compte de services de renseignement étrangers. Des informations non officielles rapportées par RMF FM indiquent qu'une patrouille de police a contrôlé deux Turcs près du site quelques heures après l'incendie avant de les laisser partir, le sabotage n'étant pas encore établi et le rapport ne mentionnant alors qu'un incendie sur l'installation. Les images des caméras du site étaient encore en cours d'analyse à ce moment-là. Selon les informations lituaniennes, les enquêteurs ne pensent pas que les hommes arrêtés en Allemagne ont personnellement mis le feu au matériel polonais, et soupçonnent qu'ils y ont été impliqués d'une autre manière. La chronologie ci-dessous présente les étapes datées rapportées à ce jour.

Versions divergentes et suites

Les médias polonais décrivent une base juridique différente pour la détention, RMF FM rapportant que des ressortissants turcs vivant en Allemagne et soupçonnés en Pologne ont été détenus en vertu d'un mandat d'arrêt européen délivré en Pologne. Les informations lituaniennes affirment au contraire que les mandats ont été délivrés par la Bulgarie, et que Sofia a demandé ces arrestations dans le cadre d'une enquête distincte sur des incendies criminels contre les infrastructures Starlink. S'ils étaient transférés en Pologne, ces suspects encourraient des poursuites pour sabotage pour le compte de services de renseignement étrangers, selon le rapport de RMF FM. Les autorités lituaniennes soupçonnent la Russie, et RMF FM rapporte qu'elles affirment que le groupe a agi sur ordre des services russes, tandis que la police lituanienne examine si les suspects avaient des liens avec la Russie. Moscou a rejeté comme infondées des accusations similaires formulées par d'autres pays européens. M. Puškorius a indiqué que les suspects restent en Allemagne et qu'une décision sur leur transfert en Lituanie sera prise plus tard, les trois pays poursuivant leur coopération dans l'enquête.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Organisations
Reuters

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar