Logement · Lisbonne, Porto et Faro

La justice autorise le campement pour le logement de Lisbonne à garder une tente la nuit jusqu'au 24 novembre

Le tribunal administratif de Lisbonne a autorisé la militante Renata Cambra à garder une tente la nuit au-delà de la limite de 00h30, jusqu'au 24 novembre. Les campements de quatre villes ont par ailleurs demandé aux syndicats CGTP et UGT de rejoindre le combat pour le logement.

Texte IA fondé sur les articles de Notícias ao Minuto, Observador, EL PAÍS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Lisbonne, Porto, Faro, Coimbra · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 4 nov.La protestation au Rossio se transforme en soirée musique et danse, avec environ 60 tentes et sans police
  2. 13 nov.Ouverture prévue du marché de Noël au Rossio
  3. 24 nov.Fin de la période de campement nocturne autorisée par la justice ; vote prévu des budgets 2027

La justice autorise le campement nocturne

Le tribunal administratif de Lisbonne a statué en faveur de la militante Renata Cambra, qui avait saisi la justice pour conserver une tente la nuit sur le campement du Rossio. La décision a été rendue publique le lundi 2 novembre et permet à la protestation de se poursuivre au-delà de la limite de 00h30 jusqu'au 24 novembre, jour où les budgets 2027 doivent être votés. La juge a écarté l'argument policier fondé sur un décret d'août 1974 interdisant les manifestations de rue après 00h30 pour justifier l'évacuation des campements, qualifiant cette limite de restriction absolue et automatique à un droit fondamental. Elle a également demandé aux forces de l'ordre de s'abstenir de toute mesure de dispersion tant que la protestation reste pacifique. Les évacuations précédentes à Lisbonne et Porto s'étaient soldées par des charges à la matraque, faisant plus de deux dizaines de blessés, dont des policiers.

La police et les œillets

Des agents de Porto et de Lisbonne ont accepté les œillets offerts par les manifestants et les ont épinglés sur leur uniforme. À Porto, cela s'est produit le samedi 31 octobre, quelques heures avant une charge policière qui a fait plusieurs interpellations et blessés, dont des policiers. À Lisbonne, cela s'est produit le lundi 2 novembre, lorsqu'une fleuriste distribuant des fleurs à la Praça D. Pedro IV a été abordée par des agents qui les ont fixés près de l'épaule. Le règlement de la force interdit tout ajout non autorisé à l'uniforme, mais la PSP a qualifié le geste d'individuel et spontané. Sérgio Soares, porte-parole de la PSP, a décrit l'œillet comme un geste traditionnel profondément ancré dans la culture et l'histoire du pays, estimant qu'il ne constituait ni une indiscipline ni une atteinte à la neutralité institutionnelle.

Revendications sur le logement et loi sur les loyers

Les campements réclament l'abrogation de la nouvelle loi sur les locations, un frein à l'achat de logements par les fonds immobiliers et des plafonds de loyer réellement abordables. Cette position a été formulée après que le ministre de la Défense, Nuno Melo, dans un entretien à Público et Rádio Renascença le 21 octobre, a jugé curieux l'accent de certains porte-parole des campements et demandé si cela signifiait que la crise du logement venait d'une immigration non maîtrisée. Le mercredi 4 novembre, l'Acampada de Lisboa a publié sur les réseaux sociaux un message rejetant ce qu'elle qualifie d'insinuation xénophobe. Le mouvement a écrit :

« Le logement est un droit. Manifester aussi. Ni l'un ni l'autre n'a de nationalité. »

Acampada de Lisboa

Le mouvement a également accusé le gouvernement de recourir aux menaces, à l'intimidation et à un discours xénophobe pour faire taire les protestations. Le secrétaire d'État Rui Armindo Freitas avait mis en garde contre la participation d'étrangers aux manifestations. Lors d'une assemblée populaire le mercredi 4 novembre au soir, les manifestants ont voté en faveur de leur participation à une manifestation contre un hôtel prévu à la caserne de Graça.

Syndicats, logements vides et proposition de la mairie

Les campements de Lisbonne, Porto, Faro et Coimbra ont adressé une lettre ouverte à l'ensemble des travailleurs du Portugal, au conseil national de la CGTP-IN et à son secrétaire général Tiago Oliveira, ainsi qu'aux instances statutaires de l'UGT et à son secrétaire général Mário Mourão. La lettre demande aux syndicats de se déclarer publiquement solidaires, de participer aux assemblées des campements et d'intégrer les revendications sur le logement à leurs propres campagnes. Elle qualifie le gouvernement d'entêté et l'accuse d'ignorer la rue. Une tribune publiée sur SAPO cite les chiffres du recensement de 2021 : plus de 700 000 logements vides dans le pays, dont plus de 40 % dans les districts de Lisbonne, Porto et Setúbal, et près de 50 000 dans la seule commune de Lisbonne. Le 5 novembre, la mairie de Lisbonne a proposé que Renata Cambra conserve une tente symbolique au Rossio pendant le marché de Noël et que le reste de la protestation soit déplacé vers le Largo de São Domingos, le Martim Moniz ou les Restauradores.

Dates clés

La chronologie ci-dessous va du début du campement de Porto, le 10 octobre, à la fin de la période de campement nocturne autorisée par la justice, le 24 novembre.

Le marché de Noël, qui doit ouvrir au Rossio le 13 novembre, tombe dans la période pendant laquelle la justice a désormais autorisé les campements à rester.

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Sources et contexte

Organisations
Union européenne

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