Gouvernement · Varsovie

La commission du Sejm émet un avis négatif sur la motion de censure de PiS contre Kierwiński

La commission de l'administration et des affaires intérieures du Sejm a émis un avis négatif sur la troisième motion de censure déposée par PiS contre le ministre de l'Intérieur, Marcin Kierwiński. Ce dernier a déclaré voir dans cette motion une reconnaissance de son travail.

Texte IA fondé sur les articles de rmf24.pl, TVP Info, polsatnews.pl et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Varsovie · Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. 2024Le Sejm rejette une précédente motion de censure contre Kierwiński
  2. Juin 2026Le Sejm rejette une motion similaire de PiS invoquant la gestion des crises et le recul de la confiance envers les institutions
  3. 5 nov.La commission émet un avis négatif sur la troisième motion

Vote en commission

La commission de l'administration et des affaires intérieures du Sejm a émis jeudi 5 novembre 2026 un avis négatif sur une motion de censure visant le ministre de l'Intérieur et de l'Administration, Marcin Kierwiński. Des députés de Droit et Justice (PiS) ont déposé cette motion. Vingt et un députés ont voté pour l'avis négatif, 12 ont voté contre et personne ne s'est abstenu.

La motion soutenait que Kierwiński supervise mal les institutions chargées de la sécurité intérieure. Les députés ont pointé des problèmes avec le système d'alerte publique, l'implication de la police dans le conflit autour du Tribunal constitutionnel, des manques d'effectifs au Bureau central de lutte contre la cybercriminalité, une protection insuffisante des infrastructures critiques et la réponse apportée aux actes de sabotage. Ils l'ont également jugé politiquement responsable de l'affaire entourant l'hôpital du Sud.

Vote en commission sur l'avis négatif relatif à la motion
Pour l'avis négatif
21
Contre
12
Abstentions
0

Données tirées du texte de l’article

Les griefs de PiS contre le ministre

Paweł Hreniak, le député PiS qui représentait les auteurs de la motion lors de la séance, a déclaré que le principal reproche était clair. Il a affirmé que le ministère était devenu un instrument contre l'opposition, les médias libres, les institutions indépendantes et les associations. Il a lié cela à la menace russe et à ce qu'il a qualifié de guerre hybride, estimant que le comportement du ministre érodait la confiance des citoyens envers les services.

« Sous la direction du ministre Kierwiński, le ministère de l'Intérieur et de l'Administration est malheureusement devenu un instrument de lutte politique. »

Paweł Hreniak, député PiS

« Vous faites tout cela pendant une guerre hybride. Par ses actions, le ministre Kierwiński sape la confiance des citoyens envers les services à un moment si difficile pour notre patrie. »

Paweł Hreniak, député PiS

La réponse de Kierwiński

Kierwiński a déclaré qu'il s'agissait de la troisième motion de ce type. Il a rappelé que le Sejm avait rejeté les précédentes en 2024 et en juin 2026. Il a dit voir dans cette nouvelle motion une reconnaissance de son travail acharné pour nettoyer ce qu'il a décrit comme le désordre laissé au ministère par ses prédécesseurs et par les auteurs de la motion au fil des années.

Sur le reproche concernant la police près du Tribunal constitutionnel, il a affirmé que les agents étaient là pour défendre le respect de la loi, le bâtiment du tribunal et les manifestants rassemblés devant celui-ci. Il a ensuite renvoyé l'accusation vers le camp PiS.

« Pourquoi criiez-vous il y a si peu de temps « un mur derrière l'uniforme polonais », et vous voilà aujourd'hui à l'avant-garde d'une attaque contre les policiers polonais ? »

Marcin Kierwiński, ministre de l'Intérieur et de l'Administration

Les motions précédentes

La motion actuelle fait suite à de précédentes tentatives de PiS pour écarter le ministre. En juin 2026, le Sejm avait rejeté une initiative similaire, dans laquelle les députés PiS accusaient Kierwiński d'une action insuffisante dans les situations de crise et d'un recul de la confiance envers les institutions de l'État. La séance de commission de jeudi a examiné la troisième motion, et l'avis négatif de la commission y figure désormais consigné.

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