Gouvernement · Tirana et Bakou

Un tribunal albanais suspend la directrice du renseignement Vlora Hyseni dans une enquête sur la fuite de secrets d'État

Un tribunal anticorruption de Tirana a suspendu la directrice des services de renseignement de l'État, Vlora Hyseni, et l'a assignée à résidence pour des allégations de fuite de fichiers classifiés à un sous-traitant informatique.

Texte IA fondé sur les articles de iefimerida.gr, Digi24, Reuters et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Tirana, Bakou · Albanie, Azerbaïdjan
Comment on en est arrivé là
  1. 2023Vlora Hyseni nommée directrice du SHISH par le Premier ministre Edi Rama
  2. février 2026Le Premier ministre Edi Rama démet la vice-Première ministre Belinda Balluku pour des allégations de corruption
  3. 26 aoûtL'homme d'affaires en fuite Ergys Agasi arrêté dans le cadre de la fraude aux marchés publics de l'AKSHI
  4. 22 sept.Le tribunal ordonne une résidence surveillée pour Vlora Hyseni après sa reddition au poste frontalier de Morina

Arrestation et reddition à la frontière

Les autorités albanaises ont placé la directrice des services de renseignement de l'État (SHISH), Vlora Hyseni, en résidence surveillée le 22 septembre 2026, à la suite d'une ordonnance du tribunal spécial contre la corruption et la criminalité organisée (GJKKO). Le parquet spécial (SPAK) a ouvert une procédure contre Hyseni pour suspicion de divulgation de secrets d'État classifiés à des parties non autorisées. Avant l'exécution de l'ordonnance du tribunal, Hyseni se trouvait à Bakou, en Azerbaïdjan, où elle participait à un forum international de lutte contre le terrorisme. Elle est rentrée en Albanie via le Kosovo et s'est rendue à la police des frontières au poste de passage de Morina avant d'être escortée à Tirana. Le tribunal anticorruption a formellement suspendu Hyseni de ses fonctions pour éviter toute interférence avec les procédures pénales en cours.

L'enquête sur les marchés publics de l'AKSHI

Les accusations contre Hyseni sont directement liées à une enquête anticorruption plus large portant sur l'Agence nationale pour la société de l'information (AKSHI), l'agence publique chargée de l'infrastructure informatique et des services publics numériques de l'Albanie. Les procureurs allèguent que Hyseni a divulgué des dossiers d'enquête confidentiels à l'homme d'affaires Ergys Agasi afin de l'aider à échapper aux forces de l'ordre. Agasi avait échappé à l'arrestation pendant plus de huit mois avant d'être appréhendé par la police le 26 août 2026 pour participation à un système organisé de manipulation des appels d'offres publics. Plusieurs responsables d'État et personnalités du monde des affaires restent sous enquête ou en détention pour mauvaise utilisation de l'argent public dans le cadre des contrats de l'AKSHI. Hyseni n'a pas pu être jointe pour un commentaire après l'annonce de l'ordonnance du tribunal.

Étendue des détentions policières et médico-légales

L'enquête du SPAK touche les plus hauts niveaux de l'appareil policier et médico-légal albanais. L'ancien directeur général de la police d'État, Ilir Proda, limogé de son poste plus tôt dans l'année 2026, s'est présenté devant les procureurs le matin du 22 septembre 2026 après que les forces de l'ordre ont perquisitionné sa résidence et confisqué son téléphone portable. Bien que le tribunal n'ait imposé aucune restriction préventive à Proda, les autorités ont arrêté le directeur du laboratoire de police scientifique et un criminaliste de police. L'enquête sur les marchés publics implique également l'homme d'affaires Ermal Beqiraj, arrêté en France fin août 2026, aux côtés d'Agasi.

Réactions politiques et retombées institutionnelles

Le Premier ministre Edi Rama, présent à New York pour la 81e Assemblée générale des Nations unies, a annoncé qu'il avait démis Hyseni de ses fonctions de directrice du SHISH et qu'il nommerait un nouveau directeur en consultation avec le président albanais. Hyseni, originaire du Kosovo et ancienne cheffe adjointe du renseignement au Kosovo, dirigeait l'agence depuis 2023 à la suite d'une nomination par Rama qui avait suscité des critiques en raison de son précédent limogeage à Pristina. Rama a commenté l'affaire dans une déclaration publique sur la plateforme de médias sociaux X.

« Tout le monde est innocent jusqu'à ce qu'un jugement définitif soit rendu, mais personne n'est au-dessus de la loi. »

Edi Rama, premier ministre de l'Albanie

Cette suspension accentue les critiques entourant le gouvernement de Rama, qui a démis la vice-Première ministre Belinda Balluku en février 2026 pour des accusations de corruption, avant que le Parlement ne vote contre la levée de son immunité d'arrestation. Les responsables de l'Union européenne ont noté que l'application des normes anticorruption reste une condition décisive pour l'objectif déclaré de l'Albanie d'adhérer à l'UE d'ici 2030.

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Sources et contexte

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