
Healey prépare un tour de vis sur la TVA des places de marché pour financer la baisse des taxes sur les commerces
Amazon, eBay et Temu pourraient être chargés de collecter la TVA pour les commerçants présents sur leurs plateformes, une mesure estimée jusqu'à 1 milliard de livres qui financerait des baisses de taxes sur les commerces de centre-ville.
Le projet sur les places de marché
Le chancelier John Healey s'apprêterait à annoncer que les places de marché en ligne seront rendues responsables de la collecte de la taxe due par les commerçants vendant via leurs plateformes, selon des informations de presse. La mesure toucherait principalement les vendeurs étrangers qui ont exploité des règles lacunaires pour échapper à la TVA, et concernerait des plateformes comme Amazon, eBay et Temu. Tout vendeur dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 90 000 livres verrait la TVA collectée à la source. Les informations chiffrent le rendement à jusqu'à 1 milliard de livres, que Healey devrait utiliser pour réduire les taxes foncières des commerces de centre-ville. Dan Neidle, fondateur de Tax Policy Associates, salue ce durcissement mais met en garde contre les failles.
C'est un pas dans la bonne direction, mais le Trésor doit aller plus loin
Il estime que les places de marché devraient collecter chaque penny de TVA sur les ventes réalisées sur leurs plateformes, faute de quoi des sociétés-écrans chinoises trouveraient un autre moyen de contourner les règles. Un porte-parole du Trésor a déclaré que les décisions fiscales relèvent du chancelier, qui les présente lors des échéances budgétaires, et qu'il ne commente pas les rumeurs ou les propositions.
Pression pour un allègement des commerces de centre-ville
La pression sur John Healey pour alléger la charge des petits commerçants s'est accrue avant le budget du 28 octobre. Andy Burnham s'est engagé à relever le seuil des taxes foncières afin que 140 000 petits commerces de centre-ville n'aient plus à les payer, pour un coût estimé à 880 millions de livres. L'Institute for Fiscal Studies a averti que le budget risquait d'être une « œuvre de fiction » si Healey ne précisait pas comment couvrir 35 milliards de livres de pressions sur les dépenses. L'institut indique que la hausse de l'inflation obligerait le chancelier soit à augmenter ses plans de dépenses actuels, soit à imposer de profondes coupes en termes réels d'ici la fin de la décennie. Healey présente son paquet comme un budget pour le « conducteur de camionnette » et l'« esthéticienne de quartier ».
Prévisions de croissance et contrainte budgétaire
Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour le Royaume-Uni en 2026 à 1,3 %, et une information indique que cette révision reflète l'intelligence artificielle comme moteur de la croissance économique. Les sources donnent des ampleurs différentes pour cette révision, citant 0,3 point depuis juillet et 0,5 point depuis avril. Le FMI a néanmoins exhorté Healey à « tenir le cap » sur l'assainissement des finances publiques. Silvana Tenreyro, conseillère économique du Fonds, a déclaré que le Royaume-Uni « se distingue » parmi les pays du G7 par son plan de réduction du déficit. Une autre information indique que la flambée des coûts d'emprunt liée à la guerre en Iran et la croissance plus faible ont entamé la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement.
- Le FMI relève sa prévision de croissance du Royaume-Uni pour 2026 à 1,3 %
- Des informations indiquent que le projet de TVA sur les places de marché en ligne est en préparation
- Premier budget, où la mesure rapportée devrait être annoncée
Impôt sur les plus-values et propositions écossaises
Healey pourrait aussi relever l'impôt sur les plus-values, fixé à 24 % pour les contribuables les plus imposés, même si le Trésor l'aurait convaincu de rejeter l'option la plus radicale consistant à aligner le taux sur celui de l'impôt sur le revenu, jusqu'à 45 %. Rachel Reeves avait porté ce taux de 18 % à 24 % pour les contribuables les plus imposés dans son premier budget, et les recettes ont atteint un record de 24,2 milliards de livres sur l'exercice fiscal 2024-2025. Une large part de ce montant reflète une précipitation à vendre des actifs avant la hausse, ce qui rend le rendement à long terme plus difficile à prévoir. En Écosse, les Verts réclament une surtaxe via les Non-Domestic Rates sur les grandes activités en ligne comme les centres de distribution, pour compenser la baisse de fréquentation des centres-villes.
D'énormes détaillants en ligne mondiaux réalisent des profits obscènes pendant que les petites entreprises écossaises peinent et que nos centres-villes se vident.
Laura Moodie, députée verte du South Scotland, affirme qu'une taxe Amazon permettrait aux petites entreprises de rivaliser à armes égales, et des informations indiquent qu'Amazon a réalisé environ 30 milliards de livres de revenus au Royaume-Uni en 2025 et payé plus de 1,3 milliard de livres d'impôts. Le Scottish Retail Consortium s'oppose à la proposition. David Lonsdale, son directeur, fait valoir que la plupart des détaillants vendent déjà en ligne.
La plupart des détaillants, quelle que soit leur taille, vendent en ligne et la plupart disposent d'entrepôts.