Gouvernement · Londres

Healey refuse de s'engager sur l'égalisation du salaire minimum des jeunes avant les prochaines élections

Le chancelier de l'Échiquier, John Healey, n'a pas voulu dire si le Labour égalisera le salaire minimum des 18-20 ans avant les prochaines élections. Ce refus intervient quelques jours après son premier Budget, qui a relevé le plancher salarial de 3,9 % pour toutes les tranches d'âge.

Texte IA fondé sur les articles de LBC, The Independent, BBC et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Chris McAndrew, CC BY 3.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 2024Le programme du Labour s'engage à combler l'écart de rémunération des 18-20 ans
  2. 28 oct.Le premier Budget annonce une hausse uniforme de 3,9 % du salaire minimum pour les deux tranches d'âge
  3. 1 nov.M. Healey déclare à la BBC que l'égalisation des taux est une question de savoir quand, pas si
  4. avril 2027La hausse de 3,9 % entre en vigueur pour les deux tranches d'âge

L'engagement sur le salaire minimum reste ouvert

Le chancelier de l'Échiquier, John Healey, s'est refusé à dire si le Labour respecterait l'engagement de son programme de 2024 de combler l'écart de rémunération des salariés de 18 à 20 ans avant les prochaines élections législatives. Interrogé dimanche 1er novembre dans l'émission Sunday with Laura Kuenssberg de la BBC, il a déclaré que le gouvernement avancerait « une étape à la fois ». Le premier Budget, présenté mercredi 28 octobre, a porté le taux adulte de 12,71 à 13,21 livres de l'heure et celui des 18-20 ans de 10,85 à 11,27 livres, soit une hausse uniforme de 3,9 % qui entrera en vigueur en avril 2027.

Taux du salaire minimum, actuels et à partir d'avril 2027£ par heure
21 ans et plus, actuel
12.71 £ par heure
21 ans et plus, à partir d'avril 2027
13.21 £ par heure
18 à 20 ans, actuel
10.85 £ par heure
18 à 20 ans, à partir d'avril 2027
11.27 £ par heure

Données tirées du texte de l’article

M. Healey a indiqué avoir accepté les recommandations de la Low Pay Commission. Il a soutenu qu'il fallait peser les arbitrages entre emploi et salaires, citant sa propre expérience de jeune député ayant légiféré pour le salaire minimum national lors de son introduction en 1998. Il a aussi souhaité que les entreprises et les syndicats participent à la décision sur le rythme du changement, qualifiant de honte morale pour le pays le million de jeunes qu'il dit avoir été laissés de côté.

« La question n'est pas de savoir si oui ou non. C'est une question de savoir quand. »

John Healey, chancelier de l'Échiquier

Emma Reynolds, secrétaire en chef du Trésor, a été interrogée par Ben Kentish sur LBC le dimanche 1er novembre. Elle a affirmé que le gouvernement avait déjà réduit d'un tiers l'écart entre les deux taux depuis les élections, et répété que les progrès dépendraient des conditions économiques. Bloomberg a rapporté que M. Healey avait refusé de réaffirmer l'engagement d'aligner les salaires minimum des jeunes au cours de cette législature.

« Comme l'a dit le chancelier, nous le ferons avec prudence et étape par étape. »

Emma Reynolds, secrétaire en chef du Trésor

La facture des aides sociales et le calendrier des économies

M. Healey a assuré que la facture globale des prestations sociales baisserait sous le Labour. Il a dit que le gouvernement entamerait les changements l'année prochaine et que le rythme de progression de cette facture avait déjà ralenti depuis les élections.

« La facture globale baissera sous le Labour. »

John Healey, chancelier de l'Échiquier

Les informations selon lesquelles il aurait annoncé des coupes débutant avant juillet 2029 ont conduit Downing Street à publier un communiqué démentant cette lecture, qu'il a qualifiée d'interprétation erronée de sa réponse. Le dimanche 1er novembre, M. Healey a déclaré que ces interprétations étaient « tout simplement fausses » et qu'il n'avait « jamais fixé le calendrier des économies ». L'Office for Budget Responsibility a averti que les prestations maladie et invalidité pourraient coûter 100 milliards de livres par an avant la fin de la décennie. M. Healey a repoussé à 2027 les principales réformes des aides sociales et indiqué que le gouvernement attendrait deux examens : l'un du ministre de la Sécurité sociale, Sir Stephen Timms, sur l'allocation d'indépendance personnelle, et l'autre de l'ancien ministre de la Santé Alan Milburn sur les jeunes et l'emploi.

Opposition et mesures du Budget

Le chef des conservateurs, Kemi Badenoch, a déclaré à Kuenssberg que le Budget contenait de nombreuses mesures disparates et que l'essentiel des économies devait venir des aides sociales. Les conservateurs ont accusé le Labour d'être « accro aux aides sociales ». Sur les réparations liées à la traite transatlantique, M. Healey s'est dit « ouvert » à des excuses formelles du Royaume-Uni, tandis que Mme Badenoch a affirmé que le pays s'était déjà excusé.

M. Healey a déclaré que le gouvernement devait en faire plus en matière de défense, avertissant que les menaces augmentaient. Il a aussi indiqué que les coupes budgétaires, dont certaines supérieures à 2 % par an, prévues avant les prochaines élections seraient intégrées au plan décennal et à la revue des dépenses de l'année prochaine. L'Institute for Fiscal Studies avait mis en doute la mise en œuvre de telles coupes ministérielles à un moment politiquement sensible.

Le Budget, que le gouvernement a présenté comme une bouffée d'oxygène, comprenait une aide énergétique de 100 livres, la prolongation du gel de la taxe sur les carburants et la suppression des frais fixes sur les factures de gaz. Les seuils fiscaux restent gelés et le Budget a laissé en l'état, pour l'instant, l'écart entre le salaire minimum des jeunes et celui des adultes.

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Sources et contexte

Lieux
Londres
Londres · Royaume-Uni

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