Transport · Lisbonne

Les syndicats annulent les grèves partielles du métro de Lisbonne après la fixation des services minimums par le tribunal arbitral

Les grèves prévues mercredi 28 octobre et vendredi 30 octobre ont été annulées après que le tribunal arbitral a imposé des services minimums couvrant 25 % des circulations normales entre 07h00 et 10h00.

Texte IA fondé sur les articles de RTP, Observador et Notícias ao Minuto. Publié . Comment il est fait

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En bref

Lisbonne · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 26 oct.Le tribunal arbitral fixe les services minimums et les syndicats annulent les grèves
  2. 28 oct.Grève partielle prévue, ensuite annulée
  3. 30 oct.Deuxième grève partielle prévue, ensuite annulée

Les syndicats annulent les grèves

La fédération Fectrans et le syndicat STRUP ont annulé les grèves partielles au Metropolitano de Lisboa prévues mercredi 28 octobre et vendredi 30 octobre. Sara Gligó, responsable syndicale, a déclaré lundi 26 octobre à Lusa que les travailleurs et le Conseil économique et social avaient été informés de la décision. L'annulation fait suite à une décision du tribunal arbitral, qui a imposé des services minimums pour les deux arrêts de travail. Les grèves avaient été lancées par les superviseurs et le personnel d'exploitation du poste de commandement central (PCC), chargés de la circulation et de la traction des trains.

Ce qu'a décidé le tribunal arbitral

Aux termes de la décision, les services minimums maintiennent les quatre lignes en fonctionnement entre 07h00 et 10h00. Le tribunal a fixé la circulation à 25 % des trains normalement exploités dans cette plage horaire, soit quatre sur la ligne Bleue, quatre sur la ligne Jaune, trois sur la ligne Verte et deux sur la ligne Rouge, avec au moins un train par ligne et par heure. Le métro a indiqué que 26 stations seraient ouvertes : dix sur la ligne Bleue, six sur la Jaune, cinq sur la Verte et cinq sur la Rouge. Elles comprennent les terminus, les correspondances et les stations desservant des hôpitaux, des universités et des tribunaux, les autres stations restant fermées au public jusqu'à 10h00 et placées sous surveillance.

Trains en circulation par ligne avec les services minimumstrains
Ligne Bleue
4 trains
Ligne Jaune
4 trains
Ligne Verte
3 trains
Ligne Rouge
2 trains

Données tirées du texte de l’article

Les syndicats dénoncent une rupture avec la jurisprudence

FECTRANS estime que ces services minimums suscitent de sérieux doutes quant au respect de la Constitution et de la loi sur la grève, et qu'ils correspondent à la demande formulée par l'administration du métro. Les syndicats affirment aussi que le tribunal a modifié les critères qu'il avait appliqués à un arrêt de travail similaire en 2024. Sara Gligó a déclaré à Lusa que la décision contredit la jurisprudence existante et permet de remplacer les grévistes par des travailleurs non qualifiés pour ces fonctions.

« Cette décision va à l'encontre de la jurisprudence existante et met en danger la sécurité des usagers et des travailleurs. »

Sara Gligó

Les syndicats soutiennent en outre que garantir des services minimums pour neutraliser les effets d'une grève revient à remplacer et à pénaliser les travailleurs qui y participent. Selon la fédération, la tendance traduit une volonté croissante de limiter les résultats des grèves.

« Quand la grève ne dérange personne, personne ne remet en cause son efficacité. »

FECTRANS

Pourquoi le tribunal a changé d'approche

Le tribunal arbitral a estimé que cette grève différait des arrêts de travail récents examinés par la jurisprudence, et a pesé trois facteurs pour parvenir à sa décision. Le premier est qu'il s'agit de la troisième action de lutte en six mois et de la deuxième en 15 jours. Le tribunal a également retenu la répétition des grèves par les mêmes catégories professionnelles : les superviseurs avaient cherché à interrompre le service les 9 et 14 avril 2026, de nouveau le 14 octobre, et annoncent désormais deux nouveaux arrêts de travail pour les 28 et 30 octobre. Selon la décision, la répétition est l'un des facteurs que la jurisprudence a identifiés comme pertinents. La grève du 14 octobre avait suspendu la circulation pendant 24 heures, et les syndicats indiquent que les revendications derrière les nouveaux arrêts de travail sont les mêmes.

La décision laisse donc les arrêts de travail des 28 et 30 octobre sans grève au calendrier, tandis que la liste des stations et le nombre de trains publiés par le métro correspondent au service qui aurait été assuré ces matins-là.

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