Sécurité · San Francisco, Los Angeles et San Jose

Google, Meta et TikTok attaquent en justice pour bloquer la loi californienne limitant les fonctionnalités addictives pour les moins de 16 ans

Les trois entreprises ont déposé mercredi 4 novembre 2026 des recours fédéraux distincts, estimant que l'AB 1709 viole le Premier amendement et les protections fédérales de responsabilité des plateformes en ligne.

Texte IA fondé sur les articles de The New York Times, AP NEWS, The Guardian et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

San Francisco, Los Angeles, San Jose · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 4 nov.Google, Meta et TikTok déposent des recours distincts contre la loi
  2. 5 nov.Le cabinet du procureur général Rob Bonta indique examiner les recours
  3. 1 janv.Entrée en vigueur prévue de la loi, sauf annulation ou suspension par un juge

Les recours

Le mercredi 4 novembre 2026, Google, Meta et TikTok ont chacun déposé un recours distinct pour tenter de bloquer l'Assembly Bill 1709, une loi californienne destinée à limiter le risque que les enfants de moins de 16 ans deviennent dépendants des réseaux sociaux. Politico rapporte que Meta a déposé la première, dans ce que le média décrit comme une offensive coordonnée, et que son dossier a été enregistré auprès du tribunal fédéral du district nord de Californie. L'AP fait état de dépôts devant les tribunaux des régions de San Francisco, Los Angeles et San Jose. Le procureur général Rob Bonta est le seul défendeur dans ces affaires, et les entreprises demandent à la justice de bloquer l'application du texte.

Ce que la loi impose

Le texte interdit aux plateformes d'offrir aux moins de 16 ans des fonctionnalités susceptibles d'entraîner un usage compulsif, notamment le défilement infini, la lecture automatique et les recommandations personnalisées. Il prohibe la fourniture aux mineurs de « fonctionnalités psychologiquement exploitantes » et impose la suppression des comptes des enfants qui ont ces fonctionnalités activées. L'AP rapporte que les plateformes doivent aussi prendre des « mesures raisonnables » pour vérifier l'âge afin que les moins de 16 ans ne puissent pas accéder aux fonctionnalités addictives. Newsom a signé le texte le 10 septembre 2026, et celui-ci entre en vigueur le 1er janvier 2027 sauf si un juge l'annule ou le suspend. Lors de la signature, Newsom a déclaré que la sécurité des enfants devait être au centre de tout débat sur la technologie. Politico présente cette mesure comme l'une des principales réalisations de Newsom dans sa dernière année de mandat, à la veille d'une probable candidature présidentielle en 2028.

Les arguments juridiques

Les trois entreprises soutiennent que la loi enfreint le Premier amendement, et chacune invoque également l'article 230 du Communications Decency Act, une loi fédérale de 1996 qui protège les plateformes de toute responsabilité pour les contenus publiés par les utilisateurs. Politico rapporte que les recours s'appuient en grande partie sur une décision de la Cour suprême de 2024, qui selon le média confère aux plateformes un droit constitutionnel de concevoir les algorithmes qui modèrent et classent les publications. La plainte de Meta expose sa position le plus directement.

« L'État ne peut pas, au regard du Premier amendement, passer outre les choix éditoriaux de Meta. »

Meta

TikTok a qualifié la mesure de « restriction manifestement inconstitutionnelle à la liberté d'expression » et affirme qu'elle érode des pratiques anciennes de sélection des contenus en fonction des préférences des utilisateurs. La réponse de Google est venue de son porte-parole Jose Castaneda, le jeudi 5 novembre.

« Les parents sont les mieux placés pour prendre les bonnes décisions pour leur famille. »

Jose Castaneda, porte-parole de Google

Contrôles et accords

Les trois entreprises font déjà face à des milliers de poursuites de la part d'écoles, de gouvernements et de particuliers qui estiment que leurs plateformes rendent les enfants dépendants et nuisent à leur santé mentale. En août 2026, Meta a accepté de payer jusqu'à 18 milliards de dollars et d'ajouter des mesures renforcées de protection des enfants sur Facebook et Instagram. Cet accord a mis fin à un procès sur l'addiction des adolescents aux réseaux sociaux et a réglé les plaintes déposées par presque tous les États. Engadget rapporte que Meta continue de nier toute faute. En septembre, TikTok a conclu un accord avec l'Alabama sur les fonctionnalités addictives.

Réaction de l'État et prochaines étapes

Le jeudi 5 novembre 2026, le cabinet du procureur général Rob Bonta a indiqué examiner les recours. Il s'est également engagé à défendre les lois de l'État.

« Notre cabinet est déterminé à défendre les lois de bon sens de la Californie pour protéger les enfants en ligne. »

Cabinet du procureur général de Californie Rob Bonta

Bonta est le seul défendeur dans les trois affaires, son cabinet assurera donc la défense de l'État devant la justice. Engadget précise que les procédures n'en sont qu'à leurs débuts et indique qu'il tiendra ses lecteurs informés de leur progression dans le système judiciaire californien. Sauf annulation ou suspension par un juge, la loi entre en vigueur le 1er janvier 2027.

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Sources et contexte

Organisations
Google, Meta

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