Numérique · Dublin
L'Irlande inflige une amende de 403 millions d'euros à Google pour violations du RGPD concernant le suivi de localisation
La Commission irlandaise pour la protection des données a ordonné à Google de payer 403 millions d'euros et de modifier son traitement des données dans un délai de six mois, à la suite d'une enquête sur le suivi de localisation des utilisateurs entre 2018 et 2020.
Texte IA fondé sur les articles de Handelsblatt, ANSA.it, Der Tagesspiegel et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
La Commission irlandaise pour la protection des données a infligé une amende de 403 millions d'euros à Google le 21 septembre 2026 pour violation du RGPD concernant les données de localisation des utilisateurs.
Lancée en février 2020 après des plaintes de groupes de consommateurs, l'enquête a examiné les pratiques de Web and App Activity, Location History et Location Accuracy entre le 25 mai 2018 et le 4 février 2020.
L'autorité de Dublin a ordonné à Google de mettre ses politiques de traitement et de conservation des données de localisation en pleine conformité avec les réglementations de l'UE dans un délai de six mois.
Google a déclaré que la décision concerne des politiques héritées, pointant des mises à jour post-2019 qui incluent des cycles de suppression automatique des données de 3, 18 ou 36 mois et un stockage des chronologies sur l'appareil.
- 25 maiLe RGPD entre en vigueur dans l'UE, marquant le début de la période examinée par les régulateurs
- février 2020La DPC irlandaise ouvre une enquête formelle après des plaintes de groupes de consommateurs européens
- 4 févr.Date de fin de la fenêtre de traitement des données de localisation examinée par les régulateurs
- 21 sept.La DPC irlandaise inflige une amende de 403 millions d'euros et ordonne la mise en conformité dans un délai de six mois
Le régulateur de Dublin inflige une sanction réglementaire
La Commission irlandaise pour la protection des données a annoncé le 21 septembre 2026 avoir infligé une amende de 403 millions d'euros à Google (environ 345 millions de livres sterling ou 462 millions de dollars) pour violation du Règlement général sur la protection des données. Cette amende est la quatrième plus importante jamais prononcée par le gendarme irlandais et conclut une enquête ouverte six ans plus tôt, en février 2020. Des organisations européennes de défense des droits des consommateurs avaient initialement déclenché l'enquête en déposant des plaintes formelles concernant les mécanismes de suivi des utilisateurs. Parce que Google a son siège européen à Dublin, le régulateur irlandais est l'autorité de contrôle principale pour l'entreprise technologique dans l'ensemble de l'Espace économique européen. La décision ordonne à Google de mettre ses opérations de traitement des données en pleine conformité avec les normes de l'UE dans un délai de six mois.
Étendue des violations du suivi de localisation
L'enquête a évalué le traitement des données de localisation de Google du 25 mai 2018, date d'entrée en vigueur du RGPD, au 4 février 2020. Les régulateurs ont examiné trois systèmes logiciels distincts : Web and App Activity, qui suit le comportement de navigation et de recherche ; Location History, qui enregistre les lieux physiques visités via les appareils mobiles ; et Location Accuracy sur Android. La Commission a déterminé que Google n'avait pas respecté les exigences légales concernant la licéité et la loyauté du traitement des données dans Web and App Activity et Location History. L'autorité a également reproché à Google d'avoir enfreint les principes de responsabilité dans Location Accuracy et violé les obligations de transparence dans les trois fonctionnalités évaluées.
Impact sur le consentement et la conservation des données des utilisateurs
L'enquête a établi que Google conservait les données de localisation des utilisateurs pendant des durées dépassant ce qui était strictement nécessaire à la fourniture du service. Les régulateurs ont déclaré que le suivi de localisation sans restriction compromet la vie privée des personnes, car les coordonnées précises révèlent les routines quotidiennes, les associations privées et les habitudes personnelles. La Commission a constaté que l'interface et les informations fournies par Google ne permettaient pas aux utilisateurs de savoir que le suivi de localisation alimentait des profils comportementaux utilisés pour personnaliser les publicités ou en déduire leurs centres d'intérêt. Le commissaire adjoint Graham Doyle a évoqué les obligations imposées par les cadres européens en matière de protection de la vie privée.
« Le RGPD (Règlement général sur la protection des données) assure un niveau élevé de protection des données personnelles dans tout l'EEE (Espace économique européen) et exige que le traitement des données personnelles soit effectué de manière licite, loyale et transparente. »
Doyle a souligné que si les données de localisation peuvent améliorer l'utilité des services en ligne, elles comportent également un potentiel de préjudice important lorsque des informations intrinsèquement privées sont exposées. Le gendarme a conclu que la conservation prolongée des enregistrements des utilisateurs aggravait cette perte de contrôle individuel sur les données personnelles.
Mises à jour des produits et défense de l'entreprise
Google a défendu son bilan en matière de conformité en déclarant que la décision réglementaire se concentre sur des procédures opérationnelles historiques qui ont depuis été remplacées.
« Cette affaire concerne des politiques passées qui ont depuis été mises à jour. Depuis 2019, nous avons considérablement amélioré nos procédures et introduit des outils efficaces qui simplifient la gestion des données de localisation. »
L'entreprise a mis en avant des modifications techniques introduites après la période examinée, notamment des paramètres de suppression automatique permettant aux utilisateurs d'effacer les enregistrements de localisation tous les 3, 18 ou 36 mois. Google enregistre désormais les données de chronologie directement sur les appareils mobiles individuels plutôt que sur des serveurs centraux, et offre la possibilité de désactiver complètement la publicité personnalisée. L'entreprise a également modifié ses systèmes pour enregistrer des coordonnées approximatives plutôt qu'un positionnement exact et a regroupé les contrôles de confidentialité des comptes dans un hub de gestion centralisé.
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Sources et contexte
- HandelsblattVerstoß gegen Datenschutz: Ärger um Standortdaten: Google muss 400 Millionen zahlen
- ANSA.itL'Ue multa Google per 403 milioni per i dati di localizzazione - Notizie
- Der TagesspiegelVerstoß gegen Datenschutz: Ärger um Standortdaten: Google muss 400 Millionen zahlen
- NEWS 24/7Google: Νέο βαρύ πρόστιμο 403 εκατ. ευρώ για τα δεδομένα τοποθεσίας χρηστών
- Graham Doyle
- Commissaire adjoint de la Commission irlandaise pour la protection des données
- Organisations
- Union européenne
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