Logement · Manresa

L'expulsion d'un immeuble de Manresa occupé par des militants interrompue après le retrait de la plainte de Sareb

Les Mossos d'Esquadra ont interrompu le 8 novembre l'expulsion d'un immeuble appartenant à Sareb à Manresa, après que la PAHC Bages a occupé le bâtiment vide le 7 novembre pour y loger cinq familles.

Texte IA fondé sur les articles de LaSexta, EL PAÍS, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Manresa · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 7 nov.La PAHC occupe l'immeuble appartenant à Sareb à Manresa
  2. 8 novembre, matinLes Mossos lancent l'opération d'évacuation, l'heure de début étant donnée pour 7h00 ou 8h00
  3. 8 novembre, midiSareb retire sa plainte et les Mossos suspendent l'expulsion
  4. 11 nov.Grève générale appelée pour le mercredi 11 novembre

Occupation et opération policière

La Plataforma d'Afectats per la Hipoteca i el Capitalisme (PAHC) del Bages a occupé un immeuble de la rue Fra Jacint Coma i Galí, à Manresa, le samedi 7 novembre. Sareb, la banque qui gère les biens transférés par les institutions financières renflouées, est propriétaire de l'immeuble, que la PAHC dit vide depuis plus de dix ans. Le collectif voulait y loger cinq familles expulsées. Tôt le dimanche 8 novembre, les Mossos d'Esquadra ont commencé à évacuer le bâtiment, des fourgons antiémeute bloquant la rue et les services municipaux et médicaux étant sur place. Les heures de début diffèrent selon les sources : Europa Press et les Mossos indiquent environ 8h00, El País et LaSexta 7h00.

Affrontements devant l'immeuble

Selon eldiario.es et LaVanguardia, les agents ont utilisé des masses pour briser les portes murées et extraire les occupants. Environ 150 personnes s'étaient rassemblées dehors pendant la nuit, certaines avec des tentes, pour entraver l'opération, et la police a ensuite dispersé ce rassemblement. La PAHC a dénoncé une opération menée dans de mauvaises conditions, et les Comuns ont demandé à la conseillère à l'Intérieur de la Generalitat, Núria Parlon, de venir s'expliquer devant le Parlement sur la proportionnalité de l'opération. Les Mossos ont indiqué que les agents n'avaient utilisé des matraques qu'à de rares occasions, parce que des militants leur lançaient des engins pyrotechniques, et que des équipes de médiation avaient d'abord tenté de dialoguer avec la foule. Les Mossos ont confirmé qu'une personne avait été interpellée pour avoir agressé des agents. La PAHC a fait état d'une vingtaine de blessés, un chiffre qu'elle attribue à son propre décompte et non à une source officielle.

Lors de la protestation, le porte-parole de la PAHC, Martí de las Heras, a relié l'affrontement au problème plus large des logements vides détenus par les banques.

« Comment pouvons-nous accepter qu'un immeuble d'un quartier comme celui-ci compte 12 appartements vides depuis 10 ans ? »

Martí de las Heras

Sareb retire sa plainte

Sareb a retiré sa plainte après avoir découvert des familles vulnérables à l'intérieur, et les Mossos ont suspendu l'opération vers midi le 8 novembre. L'entreprise a affirmé avoir agi conformément à ses protocoles, qui obligent ses services juridiques à signaler les occupations de ses biens mais prévoient des garde-fous lorsque des personnes vulnérables sont concernées. Sareb a également contacté la Generalitat ce matin-là pour lancer la procédure de cession du bâtiment, dans le cadre d'un accord qui la lie au gouvernement catalan pour la gestion des logements issus des institutions renflouées. LaSexta a rapporté que les familles étaient de retour dans l'immeuble à la mi-journée, environ cinq heures après l'intervention policière.

Décomptes contestés et suites

Le nombre de personnes présentes à l'intérieur reste contesté. La PAHC a affirmé que 15 familles, dont huit enfants, se trouvaient dans l'immeuble, tandis qu'eldiario.es a compté une cinquantaine d'occupants, dont certains mineurs, et LaVanguardia a fait état d'une cinquantaine de personnes, dont plusieurs enfants. Eldiario.es a rapporté que cinq familles pourraient rester dans le bâtiment pour l'instant. La PAHC a relié l'occupation à la campagne de la Confederació Sindical d'Habitatge de Catalunya (COSHAC) visant à transférer l'ensemble du parc de logements de Sareb vers les parcs publics de location. La campagne est liée à la grève générale appelée pour le mercredi 11 novembre.

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Sources et contexte

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