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Sécurité·-2 h

Un Turc exécuté sur les marches de la colline Strefi à Athènes, la police enquête sur une piste liée aux gangs de la drogue

Un ressortissant turc de 25 ans a été abattu samedi soir sur les marches de la colline Strefi à Exarcheia, dans ce que les enquêteurs soupçonnent être un assassinat ciblé lié au trafic de drogue ou à un règlement de comptes au sein de groupes criminels turcs.

Ce qui s'est passé

Peu après 21 heures, samedi 13 juin, des habitants des rues Kallidromiou et Benaki à Exarcheia ont entendu au moins cinq coups de feu. La police, dépêchée sur place, a découvert un homme gisant mort sur les marches en pierre menant à la colline Strefi, à quelques mètres seulement du commissariat du quartier. La victime avait reçu plusieurs balles dans la tête et la poitrine, tirées avec un pistolet de calibre 9 mm. Les agents ont récupéré cinq douilles, même si certains témoignages évoquent jusqu'à six tirs. Le meurtrier, vêtu de noir avec une casquette enfoncée pour cacher son visage, s'est enfui vers les pentes boisées de la colline Strefi. Malgré un cordon de sécurité immédiat, il est toujours en liberté plus de 24 heures après les faits.

Chronologie de la fusillade d'Exarcheia
  1. Vive dispute entre la victime et le meurtrier près des lieux
  2. Des coups de feu sur les marches de la colline Strefi ; la victime décède sur place
  3. Le meurtrier s'enfuit vers la colline Strefi ; la police boucle le quartier
  4. Les agents récupèrent cinq douilles de 9 mm et sécurisent la scène de crime
  5. Les enquêteurs poursuivent les recherches nocturnes du suspect ; aucune arrestation

Profil de la victime

L'homme tué a été identifié comme un citoyen turc de 25 ans qui vivait en Grèce depuis environ un an et demi, arrivé en 2024. En Turquie, il était bien connu des autorités, avec un lourd casier judiciaire: vols, cambriolages, trafic de stupéfiants, port d'arme illégal, violences et fraude bancaire numérique. Des sources policières grecques ont indiqué qu'il avait été contrôlé deux fois lors de vérifications aléatoires, une fois à Volos et une fois à Athènes, mais qu'il n'avait pas de casier en Grèce et était considéré comme «vierge» dans les fichiers locaux.

Le mobile

Les enquêteurs de la Direction de la lutte contre la criminalité organisée travaillent sur deux hypothèses principales. La première est un règlement de comptes lié aux stupéfiants; la seconde est la poursuite du cycle d'extermination mutuelle entre groupes turcs rivaux, observé à plusieurs reprises en Grèce ces dernières années. Les agents n'excluent pas non plus que la victime ait fui la Turquie pour chercher refuge, mais ait fini par être retrouvée par ses poursuivants.

Les éléments recueillis jusqu'à présent suggèrent que les deux hommes se connaissaient. Des témoins ont indiqué à la police qu'une vive dispute entre la victime et le meurtrier avait éclaté vers 17 heures le même jour, plusieurs heures avant la fusillade. Les autorités considèrent cet acte comme un assassinat prémédité, le coupable ayant attendu son heure, abordant la victime par derrière alors qu'elle descendait les marches.

Le chien

Un petit chien qui accompagnait la victime dans sa vie quotidienne était avec lui au moment des tirs. Après que les secours eurent constaté le décès, les agents ont retrouvé l'animal caché en silence sous le bras du défunt, trop effrayé pour bouger, même lorsque la police et les voisins ont tenté de l'inciter à s'éloigner. Des habitants, qui avaient d'abord craint que le chien ne soit blessé, ont ensuite exprimé leur intérêt pour le recueillir; la police les a orientés vers le commissariat d'Exarcheia pour suivre la procédure standard.

Athènes

7 sources

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