Deux hélicoptères bombardiers d'eau entrent en collision en Grèce, deux morts, alors que les incendies de forêt font rage dans tout le pays
Une collision en vol entre deux hélicoptères bombardiers d'eau près d'Athènes dimanche a tué un coordinateur grec et un pilote danois, portant à cinq le nombre de morts dans les incendies en Grèce alors que plus de 200 feux brûlaient dans tout le pays.
Collision d'hélicoptères
Dimanche, deux hélicoptères bombardiers d'eau sont entrés en collision alors qu'ils luttaient contre un vaste incendie près de Psatha, au nord-ouest d'Athènes. Les services de lutte contre les incendies ont indiqué que les appareils transportaient deux ressortissants grecs et deux ressortissants étrangers. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a identifié les victimes comme un coordinateur grec et un pilote danois. Les deux membres d'équipage du second hélicoptère ont survécu et ont été transportés à l'hôpital.
Les pilotes... ont été transportés inconscients à l'hôpital, où leur décès a été confirmé.
Le sauveteur Giorgos Ntoulas, témoin de l'accident à 400 mètres de distance, a décrit l'hélicoptère inférieur en feu tombant verticalement sur une route, tandis que le second s'écrasait dans une zone boisée. Il a déclaré que les vents violents et le terrain difficile rendaient le vol extrêmement périlleux.
Les manœuvres sont très délicates, le poids des hélicoptères avec l'eau est excessif, et les équilibres se perdent très facilement.
Le général de division aérienne à la retraite Ioannis Anastasakis a suggéré que les hélicoptères se trouvaient dans l'angle mort l'un de l'autre, la visibilité ayant pu être réduite par la cendre sur les pare-brise du cockpit.
Efforts de lutte et conditions météorologiques
Les services d'incendie ont indiqué que plus de 200 incendies s'étaient déclarés dans toute la Grèce au cours de la semaine écoulée. Dimanche, plus de 27 000 acres (environ 10 900 hectares) avaient brûlé dans les régions d'Attique et de Béotie, selon l'Observatoire national de la Grèce. Le météorologue spécialiste des incendies Theodore Giannaros a indiqué que le seul incendie de Porto Germeno avait probablement consumé plus de 10 000 hectares, près du double des premières estimations, et était « très probable, pour ne pas dire quasi certain » d'être classé comme mégafeu.
Il est très probable, pour ne pas dire quasi certain, que cet incendie soit classé comme mégafeu.
Le Premier ministre Mitsotakis a évoqué des « conditions météorologiques extrêmes » avec des vents atteignant 100 km/h. Le ministre de la Protection civile, Evangelos Tournas, a déclaré que les avions bombardiers d'eau étaient parfois incapables de prendre de l'eau ou d'effectuer des largages ciblés en raison de fortes turbulences. Lundi, les vents avaient quelque peu faibli, permettant aux avions de reprendre leurs opérations, mais le risque d'incendie restait très élevé, selon la protection civile.
Nous combattons les incendies du mieux que nous pouvons, en coopération avec les pompiers, et nous allons là où on nous envoie. Ce que je constate, c'est qu'il y a très peu d'avions et d'hélicoptères. Une immense zone a brûlé.
Bilan humain et évacuations
La collision d'hélicoptères a porté à cinq le nombre de morts dans les incendies de forêt en Grèce. Trois pompiers étaient morts plus tôt dans la semaine : deux ont été tués le 29 juillet en luttant contre un incendie près de Réthymnon, en Crète, piégés dans leur véhicule dans le secteur de Krya Vrisi après avoir perdu la visibilité dans une fumée dense. L'un était un sapeur-pompier saisonnier, l'autre un vétéran de cinq ans. Le troisième décès est survenu dans le Péloponnèse, mais les pompiers n'ont pas fourni de détails.
Des villages, dont Porto Germeno, ont été évacués après le déclenchement de l'incendie vendredi. La police a fait du porte-à-porte pour exhorter les habitants à partir. Les autorités locales ont indiqué que des dizaines de maisons avaient été endommagées ou détruites, et les médias ont estimé le nombre total de maisons détruites à plusieurs centaines. Les autorités prévoyaient de commencer rapidement l'évaluation des dommages afin que les sinistrés puissent bénéficier d'une aide financière.
Peu importe que ma maison n'ait pas brûlé. Celles de mes voisins ont brûlé. C'est pareil.
C'est extrêmement triste. Le vent est très fort et change constamment de direction. C'est difficile à gérer. Même les pompiers entraînés et expérimentés ne peuvent pas contenir le feu – alors comment sommes-nous censés nous en sortir ?
Contexte international
La Grèce fait partie des plusieurs pays européens confrontés à de grands incendies estivaux alimentés par une chaleur extrême et une végétation sèche. En France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré dimanche que les habitants évacués du sud-ouest de la Gironde rentraient chez eux, les deux plus grands incendies du pays étant désormais maîtrisés. Fin juillet, environ 250 000 acres (environ 101 000 hectares) avaient brûlé en France cette année. L'Espagne a également connu de grands incendies, le Premier ministre Pedro Sánchez ayant évoqué la crise la semaine dernière.
- Deux pompiers tués à Réthymnon, en Crète, piégés dans leur véhicule dans le secteur de Krya Vrisi après avoir perdu la visibilité dans une fumée dense.
- Départ de feu dans le secteur de Porto Germeno, en Attique. Incendie de Chaïdari : 108 pompiers, 5 avions et 6 hélicoptères déployés ; évacuation de l'hôpital psychiatrique de Dafni, 16 patients transférés à l'Attikon.
- Vents atteignant 100 km/h, clouant au sol les avions bombardiers d'eau. Évacuation de villages dont Porto Germeno, police faisant du porte-à-porte.
- Deux hélicoptères bombardiers d'eau entrent en collision près de Psatha, tuant un coordinateur grec et un pilote danois. Départ de feu sur l'île de Céphalonie.
- Accalmie du vent, permettant aux avions de reprendre leurs opérations. Le risque d'incendie reste très élevé, selon les autorités de protection civile.
