Élections · Potsdam

Schwerdtner réélue, Pantisano rejoint la direction du parti Die Linke en Allemagne après des propos controversés

Les délégués ont confirmé Ines Schwerdtner avec 85,7 % des voix et ont choisi Luigi Pantisano comme nouveau co-président lors du congrès du parti à Potsdam. Le résultat de 53,3 % de Pantisano reflète un malaise face à sa comparaison de la CDU avec les fascistes.

Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, ZEIT ONLINE, Berliner Zeitung et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Sandro Halank, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée). Photo d'archives, 2025
Comment on en est arrivé là
  1. octobre 2024Ines Schwerdtner élue pour la première fois co-présidente aux côtés de Jan van Aken
  2. février 2025Le parti revient au Bundestag avec 8,8 % des voix
  3. 20 juinVan Aken quitte ses fonctions pour raisons de santé ; Schwerdtner réélue, Luigi Pantisano élu

Président sortant

Jan van Aken, qui co-dirigeait Die Linke depuis 2024, ne s'est pas représenté pour des raisons de santé. Lui et Schwerdtner avaient ramené le parti au Bundestag lors des élections fédérales de 2025 avec 8,8 % des voix, contredisant les prévisions selon lesquelles le parti tomberait sous le seuil des 5 %. Les adhésions ont depuis doublé pour atteindre environ 126 000, et les sondages actuels placent le parti entre 10 et 12 %. Dans son discours d'adieu, van Aken a fixé un objectif ambitieux, déclarant que le parti devrait viser à devenir une « Volkspartei » et atteindre 20 % de soutien.

« Tant de gens en Allemagne veulent ce que nous voulons. Et vous savez quoi ? On appelait ça autrefois une Volkspartei. Oui, c'est ma vision pour Die Linke : une Volkspartei socialiste ici en Allemagne. »

Jan van Aken, co-président sortant de Die Linke

Propos controversés

Pantisano, député du Bundestag de Stuttgart et fils d'immigrés italiens, a suscé des réactions avant le vote avec un entretien dans Bild. Il a déclaré qu'il n'y avait « aucune différence entre la CDU, qui mène une politique fasciste, l'AfD ou les fascistes eux-mêmes ». Le secrétaire général de la CDU, Carsten Linnemann, a répondu que quiconque assimile les chrétiens-démocrates aux fascistes « se disqualifie pour toute responsabilité politique ».

Pantisano a ensuite concédé que la formulation était « malheureuse » et « abrégée », déclarant à l'agence DPA : « Il s'agit du fait que des partis comme la CDU adoptent les mauvaises politiques de l'AfD et les renforcent ainsi. » Pendant le congrès, il a également déclaré qu'il cherchait à polariser et que les délégués « l'auraient avec lui ».

Double direction confirmée

Schwerdtner, élue pour la première fois co-présidente en octobre 2024, a été saluée par van Aken et a reçu une ovation debout. Son résultat de 85,7 % a souligné un large soutien. Pantisano, en revanche, n'a obtenu que 53,3 % malgré l'absence de candidat adverse, manquant son propre objectif déclaré de plus de 70 %. Le directeur commercial du parti, Janis Ehling, crédité d'avoir contribué au récent succès électoral, a été élu avec environ 73 %.

Parts des voix pour les postes de co-président au congrès du parti%
Ines Schwerdtner
85.7 %
Luigi Pantisano
53.3 %

Données tirées du texte de l’article

Agenda et perspectives

Schwerdtner a appelé le parti à lutter contre les coupes sociales prévues par le gouvernement fédéral noir-rouge sous la direction du chancelier Friedrich Merz. « Nous nous battons pour chaque travailleur social de la commune, pour chaque terrain de sport et pour chaque enfant », a-t-elle déclaré aux délégués. Pantisano a souligné qu'il veut reconquérir la classe ouvrière et atteindre les travailleurs dans les usines.

Le congrès a également adopté une motion d'urgence pour organiser des protestations contre ce qu'il a appelé « les coupes sociales et la militarisation », visant à reproduire la mobilisation née des réformes de l'Agenda 2010 il y a deux décennies. L'ambiance est restée plutôt optimiste, bien que les débats sur Gaza et la position du parti sur Israël aient révélé des tensions entre une aile plus pragmatique et des militants de gauche qui poussaient à une condamnation plus forte des actions israéliennes.

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Sources et contexte

Lieux
Potsdam
Potsdam · Allemagne

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