Numérique · Rome, Palerme et Catane
Des attaques informatiques font surchauffer les congélateurs de supermarchés en Italie et en Europe, le gouvernement ne voit pas d'alerte
Les cyberattaques contre les systèmes de réfrigération ont atteint l'Italie après avoir touché plusieurs supermarchés européens, des magasins Coop de Sicile étant concernés. Le Palazzo Chigi affirme que l'impact est limité et que les grandes enseignes ont tenu bon.
Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, Il Sole 24 ORE, Tgcom24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le Palazzo Chigi affirme qu'il n'y a pas d'alerte et que l'essentiel de la chaîne de distribution dispose de systèmes protégés. Des magasins Coop de Palerme et de Catane ont été touchés, dont au moins quatre du groupe Radenza.
Des supermarchés en Suède, en Belgique, en Irlande, en Estonie, au Luxembourg, en Finlande et en Italie ont signalé des pannes de congélateurs dans la nuit du 1er au 2 novembre, après le 12 octobre en France où des surgelés ont décongelé.
Un manuel pour manipuler les contrôleurs Danfoss Ak-SM 800A circule en ligne depuis août. Près de 3 000 appareils n'avaient pas été mis à jour dans les 63 jours précédant l'attaque française, et Claroty évoque environ 28 minutes et 6 dollars d'usage d'IA.
NoName a attaqué des plateformes publiques et des entreprises italiennes entre le 7 et le 21-22 octobre. Le Hub dei contratti pubblici a été touché le 7 octobre et la Farnesina environ 24 heures plus tard.
- 12 oct.Des surgelés décongelés dans plusieurs supermarchés français
- 2 nov.Nouvelle vague d'attaques contre la réfrigération en Europe, dont l'Italie
- 3 nov.Le Palazzo Chigi tient une réunion sur les attaques
Les attaques atteignent la Sicile et la chaîne du froid
Les cyberattaques qui ont modifié les réglages de température des meubles réfrigérés ont atteint l'Italie. Une nouvelle vague, le 2 novembre, a touché les systèmes de refroidissement de plusieurs supermarchés européens et, en Sicile, des magasins dont des Coop des provinces de Palerme et de Catane ont vu la température de leurs meubles changer, abîmant des aliments. Au moins quatre magasins Coop du groupe Radenza ont été touchés, trois à Catane et un à Palerme, et des perturbations similaires font l'objet d'une enquête en Toscane et en Émilie-Romagne. Le directeur général, Giuseppe Spadaro, a indiqué que les réglages modifiés avaient fait surchauffer les comptoirs et détérioré les produits. La Polizia Postale reconstitue le déroulement des intrusions et vérifie d'éventuels liens avec les épisodes survenus à l'étranger.
- Catane
- 3 magasins
- Palerme
- 1 magasins
Données tirées du texte de l’article
Le phénomène dépasse l'Italie. Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 novembre, des supermarchés en Suède, en Belgique, en Irlande, en Estonie, au Luxembourg et en Finlande ont signalé des congélateurs transformés en fours, comme certains magasins en Italie. Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques simultanées. Le cas qui les a précédées s'est produit en France, où le 12 octobre des salariés de plusieurs supermarchés ont découvert des produits surgelés décongelés après que la température des meubles avait atteint 50 degrés pendant la nuit.
Comment fonctionnent les attaques
La vulnérabilité a été vérifiée le 9 août. Claroty, l'entreprise de cybersécurité à l'origine des recherches, a indiqué avoir pu obtenir une exécution de commandes au niveau root sur un appareil de laboratoire en environ 28 minutes, pour un coût de 6 dollars d'usage d'IA. Un manuel pas à pas pour manipuler les contrôleurs Danfoss Ak-SM 800A circule en ligne depuis août, et près de 3 000 appareils n'avaient pas été mis à jour dans les 63 jours précédant l'attaque française.
Paolo Dal Checco, expert en cybersécurité et consultant en informatique légale, avance trois hypothèses : un mot de passe trouvé ailleurs, une campagne d'hameçonnage utilisée pour obtenir des identifiants, ou un logiciel de contrôle obsolète, qu'il juge le plus probable. Sur le mobile, il déclare :
« En général, celui qui mène une attaque veut de l'argent. »
Aucune rançon n'a été exigée et aucune donnée n'a été dérobée, ce qui, selon lui, renvoie à un acte de démonstration, à un hacker agissant par jeu ou à un avertissement sur quelque chose de plus grave. Antonella Maugliani, chercheuse à l'Istituto superiore di sanità, indique que les aliments exposés un temps limité sont évalués au cas par cas, tandis qu'une exposition prolongée fait de la précaution la priorité. Le froid stoppe les bactéries sans les tuer, et la décongélation les laisse se multiplier et parfois produire des toxines nocives.
La réponse du gouvernement et du secteur
Le Palazzo Chigi a tenu une réunion présidée par Alfredo Mantovano, autorité déléguée à la sécurité nationale, avec le ministre de l'agriculture Francesco Lollobrigida, les chefs des services de renseignement et le directeur de l'ACN Andrea Quacivi. Piantedosi a qualifié l'épisode d'acte coordonné, tandis que Lollobrigida a parlé de menace hybride. Quacivi a ensuite convoqué une réunion d'urgence avec les grands distributeurs et le ministère de l'agriculture pour renforcer le partage d'informations. La note du gouvernement indique qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer :
« La grande majorité de la chaîne de distribution a mis à jour des systèmes de protection capables de repousser les intrusions malveillantes. »
Carlo Alberto Buttarelli, président de Federdistribuzione, a déclaré :
« Aucun problème critique n'est enregistré dans les réseaux de distribution de nos entreprises, moyennes et grandes. »
Paolo Mascarino, président de Federalimentare, a indiqué que les entreprises agroalimentaires italiennes fonctionnent pleinement et que la continuité de l'approvisionnement alimentaire n'est pas en cause. Les associations de consommateurs Adoc et Codacons ont exprimé leur inquiétude.
La vague DDoS contre la logistique et les organismes publics
Du 7 au 21-22 octobre, le collectif pro-russe NoName a mené des attaques DDoS contre des plateformes publiques italiennes et des entreprises de transport, maritime et logistique. La première frappe, le 7 octobre, a visé le Hub dei contratti pubblici, une plateforme de marchés publics liée au ministère des transports, qui a indiqué que l'attaque avait été neutralisée le jour même. Environ 24 heures plus tard, le groupe a frappé la Farnesina, après les attaques de la porte-parole russe Maria Zakharova contre Antonio Tajani. La campagne s'est ensuite élargie à des entreprises comme Azimut Benetti Group et Neri Group, où les commandes se sont arrêtées, les expéditions ont été suspendues et les portails sont restés hors service pendant des heures ou des jours. Le coût économique reste à quantifier.
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Sources et contexte
- ANSA.itChasse aux hackers de réfrigérateurs, « peu de dégâts mais une attention maximale »Caccia agli hacker dei frigo, 'pochi danni ma massima attenzione' - Notizie · original en italien
- Il Sole 24 ORECyberattaques, le « octobre noir » de la logistique italienne : NoName frappe le MIT et des entreprises pendant deux semainesCyberattacchi, l'"ottobre nero" della logistica italiana: NoName colpisce Mit e aziende per due settimane · original en italien
- Tgcom24Attaques de hackers sur les congélateurs, comment cela s'est produit et quels sont les risques pour la santéAttacchi hacker ai congelatori, come è successo e quali sono i rischi per la salute · original en italien
- il Giornale.itRéfrigérateurs piratés, le manuel pour les bloquer est en ligneFrigoriferi hackerati, in rete il manuale per bloccarli · original en italien
- Alfredo Mantovano
- Autorité déléguée à la sécurité nationale, qui a présidé la réunion du Palazzo Chigi
- Francesco Lollobrigida
- Ministre italien de l'agriculture, présent à la réunion du Palazzo Chigi, qui a qualifié les attaques de menace hybride
- Piantedosi
- Responsable qui a qualifié l'épisode d'acte coordonné
- Maria Zakharova
- Porte-parole russe dont les propos sur Antonio Tajani ont précédé l'attaque contre la Farnesina
- Antonio Tajani
- Personnalité critiquée par Maria Zakharova avant l'attaque contre la Farnesina
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