Conflits · Suez, Djibouti et Berlin
Des navires de guerre allemands traversent le canal de Suez alors que Berlin se prépare à une éventuelle mission de déminage dans le détroit d'Ormuz
Deux navires de guerre allemands ont traversé le canal de Suez jeudi, positionnant environ 140 soldats au large de Djibouti tandis que le gouvernement examine un mandat parlementaire pour une opération de déminage dans le détroit d'Ormuz.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, Der Tagesspiegel, stern.de et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Le chasseur de mines Fulda et le navire de soutien Mosel ont traversé le canal de Suez le 18 juin avec environ 140 soldats, en route vers Djibouti.
L'approbation du Bundestag est requise avant toute mission ; un vote pourrait avoir lieu début juillet avant la pause estivale.
L'Allemagne insiste sur une fin durable des hostilités, une base juridique en droit international et le consentement de l'Iran et d'Oman.
La France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne ont signalé leur volonté de participer à une mission défensive de déminage dirigée par Paris et Londres.
Le détroit d'Ormuz est en grande partie bloqué depuis le début de la guerre américano-israélienne fin février, provoquant des flambées des prix du pétrole.
- 18 juinLes navires allemands Fulda et Mosel traversent le canal de Suez.
- 23 juinLes navires devraient arriver à Djibouti pour se préparer (transit de 5 à 7 jours).
- 1 juil.Vote potentiel du Bundestag sur un mandat pour la mission de déminage.
Le mouvement des navires
Deux navires de guerre allemands, le chasseur de mines Fulda et le navire de soutien Mosel, ont traversé le canal de Suez jeudi matin, a confirmé le ministère de la Défense à Berlin. Ils devraient traverser la mer Rouge dans cinq à sept jours, puis faire une escale dans le port de Djibouti pour se préparer à une éventuelle mission. Environ 140 soldats sont à bord, et les navires ont été équipés de systèmes autonomes, de plongeurs-démineurs et d'équipements de protection.
Le ministre de la Défense Boris Pistorius a qualifié ce repositionnement de « mesure de précaution tournée vers l'avenir » qui permettrait à l'Allemagne d'être « rapidement capable d'agir et, surtout, rapidement dans le détroit d'Ormuz » si un mandat est accordé. Les navires opèrent actuellement dans le cadre de la mission Aspides de l'UE en mer Rouge et ne nécessitent pas encore d'approbation distincte du Bundestag pour ce transit.
« C'est une mesure de précaution tournée vers l'avenir afin que nous puissions être rapidement capables d'agir et, surtout, rapidement dans le détroit d'Ormuz. »
Conditions pour une mission
Le chancelier Friedrich Merz a souligné que tout déploiement armé nécessiterait « une base juridique claire » et « un mandat du Bundestag allemand ». Il a déclaré que le gouvernement voulait délibérer « en toute tranquillité ». Un arrêt de toutes les hostilités entre les États-Unis et l'Iran, un cadre juridique international et le consentement de l'Iran et d'Oman ont tous été cités comme conditions préalables par les responsables allemands.
« Cela nécessite une base juridique claire, cela nécessite un mandat du Bundestag allemand. »
Le contexte stratégique
Les forces iraniennes ont effectivement bloqué le détroit d'Ormuz peu après le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran à la fin février, avec des rapports faisant état de plusieurs dizaines de mines marines posées dans la voie navigable. Le blocus a fait grimper les prix mondiaux du pétrole et du GNL, y compris en Allemagne. Un accord-cadre pour mettre fin à la guerre a été signé mercredi soir par le président américain Donald Trump et le président iranien Massud Peseschkian.
Le détroit est censé rouvrir d'ici vendredi, mais la menace des mines pour la navigation commerciale demeure. Lors du sommet du G7, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie ont indiqué leur volonté de se joindre à une mission « purement défensive ». La France et la Grande-Bretagne ont déjà des navires dans la région et devraient diriger l'effort, tandis que l'Allemagne est considérée comme un contributeur potentiel clé en raison de son expertise approfondie en matière de déminage.
« La mer du Nord et la mer Baltique sont les deux zones océaniques du monde où il y a le plus de restes de munitions non explosées des deux guerres mondiales. Et comme c'est, pour ainsi dire, notre jardin, nous avons en fait beaucoup d'expertise, y compris dans le déminage des ratés. »
Calendrier et processus politique
Un vote du Bundestag sur un mandat pourrait avoir lieu avant les vacances parlementaires d'été, peut-être dès le début juillet. Une majorité simple serait requise, théoriquement atteignable avec les voix des partis au pouvoir, l'Union et le SPD. Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul a également lié la participation allemande à des conditions, et le gouvernement prépare un projet.
Pistorius a prévenu que le pré-positionnement ne décide rien : « Nous nous pré-positionnons pour une éventuelle mission dans le détroit d'Ormuz. » Merz a noté qu'« toute une série de conditions préalables » doivent encore être remplies. Les navires attendront à Djibouti pendant que ces obstacles politiques et juridiques seront résolus.
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Sources et contexte
- Deutsche WelleBundeswehr bereitet Einsatz in der Straße von Hormus vor
- Der TagesspiegelUnklarheiten über Start der Verhandlungen mit Iran: Vance will US-Delegation leiten - und warnt Israel vor Kritik
- stern.deMerz will "in Ruhe" über möglichen Hormus-Einsatz beraten
- ZEIT ONLINEMinenräumung in der Straße von Hormus: Minenräumung ohne Eile
- Boris Pistorius
- Ministre allemand de la Défense, a annoncé le pré-positionnement des navires et les conditions pour une mission à Ormuz.
- Friedrich Merz
- Chancelier allemand, a insisté sur un mandat du Bundestag et une base juridique avant tout déploiement.
- Johann Wadephul
- Ministre allemand des Affaires étrangères, a lié la participation allemande à des conditions spécifiques.
- Johannes Peters
- Expert en sécurité maritime à l'Université de Kiel, a souligné l'expertise de l'Allemagne en matière de déminage.
- Donald Trump
- Président des États-Unis, a signé l'accord-cadre avec l'Iran le 17 juin 2026.
- Massud Peseschkian
- Président iranien, a signé l'accord-cadre pour mettre fin à la guerre le 17 juin 2026.
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