Climat · Alcácer do Sal, Beja et Grândola

Six associations attaquent en justice le verger de mandariniers d'Alcácer do Sal sur la question de l'eau

Six associations environnementales ont déposé lundi 2 novembre un recours à Beja contre l'autorisation environnementale d'un verger de mandariniers de 260 hectares, qui pourrait consommer près du double de l'eau distribuée par le réseau public d'Alcácer do Sal, selon elles.

Texte IA fondé sur les articles de PÚBLICO, SAPO, Notícias ao Minuto et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Alcácer do Sal, Beja, Grândola · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 3 aoûtLe vice-président de la CCDR Alentejo signe la DIA du projet
  2. 2 nov.Six associations déposent un recours devant le tribunal administratif et fiscal de Beja

Le recours

Six associations environnementales, Água & Sal, Dunas Livres, GEOTA, Quercus, SPEA et Zero, ont déposé lundi 2 novembre un recours devant le Tribunal Administrativo e Fiscal de Beja. L'action vise la déclaration d'impact environnemental (DIA) délivrée en août par la Comissão de Coordenação e Desenvolvimento Regional do Alentejo (CCDR Alentejo) pour un verger intensif de mandariniers à Alcácer do Sal. Selon les associations, cette déclaration est intervenue après plusieurs reformulations du projet et une forte opposition. Les associations disent vouloir protéger les réserves d'eau souterraine et garantir que l'eau suffira à tous ceux qui en dépendent. Pedro Horta, de Zero, a expliqué le contexte de la DIA à Lusa.

Le projet

Le verger appartient à Expoente Frugal, qui fait partie du groupe Aquaterra, et couvre environ 260 hectares de terres irriguées intensives sur les Herdades de Murta et Monte Novo. Quelque 165 000 mandariniers seraient plantés à l'intérieur de la zone spéciale de conservation de Comporta-Galé, qui appartient au réseau Natura 2000. La DIA, signée le 3 août par le vice-président de la CCDR Alentejo, admet le projet sous conditions. Elle prévoit 12 forages pouvant atteindre 288 mètres de profondeur, trois réservoirs et 20 ventilateurs antigel qui fonctionneraient de 23h00 à 7h00 entre novembre et février. Expresso indique que l'affaire arrive devant la justice trois mois après l'autorisation environnementale.

La demande en eau et l'approvisionnement local

La DIA prévoit un prélèvement pouvant atteindre 1 740 millions de litres par an dans les forages, chiffre que les associations reprennent dans leur recours. Elles le comparent aux 886 000 mètres cubes distribués par le réseau public d'Alcácer do Sal en 2023, et affirment que le projet pourrait prélever près du double de ce volume. Le réseau public de Grândola a distribué 1,9 million de mètres cubes, un volume proche du plafond du projet. Les associations décrivent l'aquifère comme étant dans un état critique et comme la seule source d'eau d'Alcácer do Sal et de Grândola, y compris Comporta, Carvalhal et Melides. Expresso ajoute que l'aquifère est déjà surexploité. Les associations soulignent aussi que la DIA elle-même a qualifié l'impact sur les eaux souterraines de forte magnitude, très significatif et certain.

Plafond de prélèvement du projet et approvisionnement des réseaux publicsmillions de mètres cubes
Maximum du projet selon la DIA
1.74 millions de mètres cubes
Réseau public de Grândola
1.9 millions de mètres cubes
Réseau public d'Alcácer do Sal, 2023
0.886 millions de mètres cubes

Données tirées du texte de l’article

Comment le projet a été revu

Le projet a connu plusieurs versions avant la délivrance de la DIA. La quatrième version, présentée par l'entreprise, a ramené la consommation annuelle prévue de 2 280 à 1 740 millions de litres et réduit le nombre de forages de 16 à 12. Dans la DIA, la CCDR Alentejo a retiré environ 35 hectares de terres agricoles afin de protéger un habitat dunaire en évolution et des noyaux de deux espèces végétales protégées. La surface est donc passée de 295 à environ 260 hectares. Les associations soutiennent que le volume d'eau maximal est resté identique, de sorte que la réduction de l'emprise n'a pas abaissé le plafond de prélèvement.

Ce que demandent les associations

Les associations demandent que la DIA soit réévaluée et qu'une étude indépendante de l'aquifère au sud du fleuve Sado soit réalisée avant la délivrance de toute nouvelle autorisation de prélèvements de grand volume. Elles estiment que la décision sur les nouvelles autorisations devrait attendre l'achèvement de cette étude. Pour couvrir les frais de la procédure, les associations ont lancé une campagne de financement participatif destinée aux dépenses juridiques et procédurales. Leur objectif affiché est de protéger les réserves d'eau souterraine et de garantir que l'approvisionnement parvienne à tous ceux qui en dépendent.

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