Élections · Washington et Boston

Les démocrates prennent le contrôle des deux chambres du Congrès aux midterms, un revers pour Trump

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre. Les républicains cherchent désormais la cause de la défaite, tandis que Trump entame deux années comme président en fin de mandat.

Texte IA fondé sur les articles de Trouw, NRC, De Morgen et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Boston · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 2 nov.Un juge fédéral rejette la demande de l'administration concernant les données d'admission de Harvard, un jour avant le vote
  2. 3 nov.Élections de mi-mandat ; les démocrates prennent le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat
  3. 4 nov.Trump déclare aux journalistes qu'il s'entendra probablement bien avec les démocrates ; Vance affirme que le parti a perdu à cause de la guerre en Iran

Une défaite plus large que d'habitude

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre. Les premiers décomptes font état d'un écart d'environ 13 points de pourcentage entre les partis, un niveau inédit depuis 1976, et le décompte final pourrait prendre des semaines. Le parti au pouvoir perd presque toujours les élections de mi-mandat : l'ampleur de la défaite républicaine, la plus lourde en un demi-siècle, renvoie donc à un problème plus profond que le schéma habituel. Les candidats les plus proches du président ont subi les pertes électorales les plus lourdes. Au Kansas, Adam Hamilton devrait devenir le premier sénateur démocrate de l'État depuis 1932.

L'électorat latino et le résultat au Texas

Les électeurs latinos figurent parmi les groupes qui ont le plus fortement basculé, selon une première analyse du New York Times fondée sur son sondage Times/Siena. À l'échelle nationale, 69 % des électeurs hispaniques ont soutenu un démocrate, un basculement de 29 points de pourcentage par rapport à 2024. L'une des raisons probables tient à l'action répressive de l'ICE, dont les opérations contre les migrants sans papiers, majoritairement originaires d'Amérique latine, ont été plus dures que prévu. Au Texas, où 40 % de la population a des racines latino-américaines, 70 % des électeurs latinos ont soutenu le candidat au Sénat James Talarico, contre 49 % qui avaient choisi Kamala Harris en 2024. Les circonscriptions le long de la frontière mexicaine, qui avaient voté Trump en 2024, ont été décisives pour Talarico et pour le candidat démocrate à la Chambre dans la région.

Électeurs latinos du Texas soutenant les démocrates, 2024 et 2026%
Présidentielle 2024 (Harris)
49 %
Sénat 2026 (Talarico)
70 %

Données tirées du texte de l’article

Popularité, corruption et coût de la vie

Un sondage CBS place la popularité de Trump à 38 %, le niveau le plus bas jamais enregistré pour un président lors de midterms. Plus de 70 % des Américains estimaient que le pays allait dans la mauvaise direction et près de 90 % jugeaient le gouvernement corrompu. Un sondage du Guardian classait la corruption comme le principal enjeu électoral après la hausse du coût de la vie, et 76 % des personnes interrogées estimaient que les élus se souciaient davantage de leur propre enrichissement que de l'amélioration de la vie des Américains ordinaires. Les conflits d'intérêts autour de Trump, de sa famille et de ses affaires ont nourri ces préoccupations. Les guerres commerciales, une politique migratoire dure, les liens étroits avec les Américains les plus riches et la guerre avec l'Iran, qui a fait grimper les prix des carburants, ont tous pesé sur les électeurs.

Les républicains cherchent un coupable

Les républicains se renvoient la responsabilité, mais peu veulent blâmer directement Trump compte tenu de la taille et de la fidélité de sa base. Le vice-président JD Vance, largement attendu comme candidat à la présidentielle de 2028, a livré mercredi 4 novembre une première réaction prudente.

« Nous avons perdu à cause de la guerre en Iran. »

JD Vance, vice-président américain

Vance doit se démarquer des politiques impopulaires de Trump sans s'aliéner le président. De nombreux républicains pointent le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, en soutenant qu'il aurait poussé Trump à attaquer l'Iran, sans qu'on sache si cela est exact. Le représentant Thomas Massie a annoncé vouloir qu'une procédure de destitution soit soumise au vote avant la prestation de serment de tous les nouveaux élus. Trump lui-même a fait l'éloge de Hegseth et déclaré qu'il attaquerait de nouveau l'Iran s'il pouvait revenir en arrière.

Trump en fin de mandat

À 80 ans, Trump est désormais qualifié de président en fin de mandat, avec deux années restantes et les démocrates maîtrisant les deux chambres. Dans les heures qui ont suivi le vote, il a nié que la victoire démocrate soit de sa faute, tandis que son vice-président affirmait explicitement le contraire. S'adressant aux journalistes le mercredi 4 novembre, à côté d'une poutre d'acier destinée à son projet de salle de bal à la Maison-Blanche, il a déclaré :

« Je m'entendrai probablement très bien avec les démocrates, à moins qu'ils ne veuillent être destructeurs. »

Donald Trump, président américain

Il a souligné qu'il disposait du veto, avant d'en venir à ses projets de rénovation. Un proche conseiller a décrit le président, après la défaite, comme hébété. Les décrets présidentiels restent son instrument, et le Congrès peut les modifier ou les annuler, mais le fait rarement. Un veto ne peut être surmonté qu'à la majorité des deux tiers dans les deux chambres. Un juge fédéral a rejeté le 2 novembre, un jour avant le vote, la demande de l'administration concernant les données d'admission de Harvard, et une plainte contre Harvard pour tolérance présumée de l'antisémitisme a été rejetée à Boston en août, faute d'éléments suffisamment étayés par le gouvernement. Les démocrates ont promis de poursuivre les abus de pouvoir et la corruption présumés parmi les proches du président.

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