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Conflits·-2 h

Trump qualifie l'Iran de « malhonnête » à propos d'un projet de paix en 14 points divulgué, tandis que le Pakistan insiste sur l'existence d'un texte final

Le président Trump a accusé Téhéran d'avoir diffusé des « fake news » concernant un cadre pour mettre fin à la guerre en Iran, alors même que le Premier ministre pakistanais annonçait un texte final mutuellement convenu. Ces signaux contradictoires ont couronné une semaine tumultueuse marquée par une escalade militaire et un revirement diplomatique soudain.

Le président américain Donald Trump et les autorités iraniennes ont échangé des accusations au sujet d'un projet en 14 points divulgué d'un cessez-le-feu et d'un accord-cadre, transformant une semaine de surenchère militaire en un brouillard de déclarations contradictoires. Vendredi, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a déclaré qu'un texte final et convenu avait été trouvé, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtschi a affirmé qu'un mémorandum d'entente était « plus proche que jamais ». Quelques heures plus tard, Trump a posté sur Truth Social que les conditions que l'Iran avait « plantées » dans les « Fake News » n'avaient « rien à voir avec ce qui avait été convenu par écrit » et a qualifié la direction de Téhéran de « gens très malhonnêtes ». Cet épisode a laissé la guerre au Moyen-Orient (qui a commencé par des frappes américaines et israéliennes le 28 février 2026 et a depuis tué des milliers de personnes) sans voie claire vers un cessez-le-feu stable.

Une semaine de volte-face

Les échanges ont suivi des jours de signaux erratiques en provenance de Washington. Lundi 8 juin, Trump a promis un accord avec l'Iran dans les jours suivants. Après qu'un hélicoptère Apache américain a été abattu près d'Oman mardi (un incident dans lequel Téhéran a nié toute implication), les États-Unis ont lancé des frappes aériennes sur vingt cibles en Iran. L'Iran a riposté en frappant des positions américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie. Mercredi, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a averti que les États-Unis « négocieraient avec des bombes si nécessaire ». Jeudi, Trump a menacé d'une escalade militaire massive, puis a brusquement fait marche arrière : il a déclaré qu'une « large coalition de puissances régionales » avait accepté les négociations et qu'il suspendait les attaques prévues. Cette volte-face a préparé le terrain pour la confusion de vendredi.

Une semaine de menaces croissantes et de revirements diplomatiques
  1. Trump promet un accord avec l'Iran dans les jours suivants.
  2. Hélicoptère Apache américain abattu près d'Oman ; les États-Unis lancent des frappes aériennes sur 20 cibles iraniennes ; l'Iran riposte contre des positions américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
  3. Trump menace d'une escalade militaire massive, puis annonce des négociations acceptées par la haute direction iranienne et suspend les attaques prévues.
  4. Les médias iraniens publient un projet en 14 points ; Trump rejette les conditions et accuse l'Iran de mentir ; le Pakistan confirme un texte final ; le ministre iranien des Affaires étrangères dit que l'accord est proche.

Le projet en 14 points qui a suscité la colère

Vendredi, l'agence de presse iranienne Mehr, contrôlée par l'État, a publié ce qu'elle a présenté comme un mémorandum d'entente en 14 points. Le texte, attribué à une source proche de l'équipe de négociation iranienne, incluait une cessation immédiate et permanente des hostilités sur tous les fronts (y compris le Liban), la levée complète du blocus naval américain des ports iraniens dans les 30 jours, et la réouverture du détroit d'Ormuz dans le même délai sous des « arrangements iraniens ». Les sanctions sur le commerce pétrolier et pétrochimique iranien seraient suspendues, les forces américaines se retireraient de la région, et Washington et ses alliés fourniraient au moins 300 milliards de dollars d'aide à la reconstruction. Pendant une période de négociation finale de 60 jours, 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés seraient libérés, dont la moitié avant le début des pourparlers. Le projet indiquait également que l'Iran réaffirmerait son engagement en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire à ne pas fabriquer d'armes nucléaires, tout en mettant son programme de missiles et son soutien aux groupes alliés « définitivement hors de l'ordre du jour ».

Le blocus maritime doit être complètement levé. C'est le premier point mentionné dans l'accord.

Trump dénonce le projet divulgué et une prétendue attaque de drone

Trump a riposté en quelques heures. « Les conditions plantées dans les Fake News n'ont RIEN à voir avec ce que nous avons convenu par écrit », a-t-il écrit sur Truth Social en lettres majuscules. Il a qualifié les déclarations iraniennes de « faibles et pathétiques » et a affirmé qu'il était « impossible de négocier de bonne foi avec eux ». Le président a également affirmé qu'une attaque de drone iranienne présumée contre des navires indiens quittant le détroit d'Ormuz avait été déjouée dans la nuit, la qualifiant d'« ABSOLUMENT INACCEPTABLE ». L'Iran n'a pas immédiatement commenté cette allégation. Un responsable américain a séparément déclaré à Reuters que les conditions discutées par la Maison-Blanche différaient de celles décrites par les récits internes et le projet de Mehr, sans toutefois préciser en quoi.

Ce qu'ils ont dit, y compris leur déclaration faible et pathétique selon laquelle il y a un accord, n'a rien à voir avec la vérité.

Le Pakistan affirme qu'un accord existe, l'Iran le voit presque finalisé

Alors que Trump niait les conditions divulguées, Islamabad et Téhéran insistaient sur le fait qu'un texte final était à portée de main. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a posté sur X qu'« un texte final et mutuellement convenu de l'accord de paix a été trouvé » et que le Pakistan « travaillait en étroite collaboration avec les deux parties pour finaliser les prochaines étapes ». Le ministre des Affaires étrangères Araghtschi, s'exprimant à la télévision d'État, a déclaré que le mémorandum était « très proche de l'achèvement » et a révélé que la signature aurait lieu numériquement (chaque partie signant à distance) « peut-être dans les prochains jours ». Araghtschi a également indiqué que le statut du détroit d'Ormuz changerait et que les discussions avec Oman sur son administration se poursuivaient. Sur les questions nucléaires, il a déclaré que « la seule façon de traiter le stock de matières enrichies est de le diluer à l'intérieur de l'Iran », et que les détails seraient discutés dans les 60 jours suivant la signature.

La paix n'a jamais été aussi tangible que maintenant.

Ce qui reste non résolu

Malgré les déclarations, des responsables dans plusieurs capitales reconnaissent que le texte n'est pas encore final. Des initiés occidentaux, iraniens et du Golfe cités par Reuters ont indiqué qu'un point non résolu est la formulation concernant la cessation des hostilités au Liban (où Israël combat le Hezbollah soutenu par l'Iran). Le porte-parole iranien Esmail Baghaei a souligné que Téhéran ne faisait pas confiance à Washington parce que « la partie américaine ne cesse de changer de position ». Trump a ensuite déclaré aux journalistes dans le Bureau ovale qu'une signature pourrait avoir lieu « peut-être en Europe » ce week-end, et que le vice-président J.D. Vance y assisterait et que le détroit serait ouvert dès que les États-Unis signeraient. La combinaison de versions contradictoires (un projet divulgué promu par l'Iran, le déni furieux de Trump et l'affirmation de finalité du Pakistan) laisse la région déchirée par la guerre dans l'attente de savoir si l'impasse la plus explosive du monde touche réellement à sa fin.

Washington · Téhéran · Islamabad · Mascate

8 sources

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