Santé & Éducation · Magadino

Quatre cas autochtones de chikungunya confirmés au Tessin, une première en Suisse

Quatre personnes de la plaine de Magadino ont été diagnostiquées mercredi 4 novembre 2026 avec la fièvre chikungunya, sans qu'aucune n'ait voyagé dans une région touchée. Les autorités ont pulvérisé un insecticide dans le quartier et jugent le risque pour la population très faible.

Texte IA fondé sur les articles de SWI swissinfo.ch, watson.ch/, rts.ch et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Magadino · Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. juin 2026Un comité d'experts suisse recommande la vaccination pour les séjours en zone épidémique
  2. juillet 2026L'OMS alerte sur la propagation mondiale du chikungunya
  3. 4 nov.Quatre cas autochtones de chikungunya confirmés au Tessin

Quatre cas dans la plaine de Magadino

Mercredi 4 novembre 2026, le département de la santé du Tessin a annoncé quatre cas de fièvre chikungunya, la première transmission locale du virus en Suisse. Aucune des quatre personnes n'avait récemment voyagé dans une région où le virus circule. Toutes habitent le même quartier de la plaine de Magadino. Le médecin cantonal Giorgio Merlani a indiqué à Keystone-ATS, sur demande, que deux des infections pourraient provenir du même moustique, les deux autres étant très probablement dues à un descendant du premier moustique. Les patients souffrent de douleurs articulaires persistantes, mais le canton qualifie leur évolution clinique de favorable et indique qu'ils se sentent bien par ailleurs.

Pulvérisation et investigations

Après la détection du virus dans le sang des patients, une substance tuant les moustiques tigres adultes a été pulvérisée dans l'air au-dessus de leur quartier. L'opération a été menée avec la Haute école spécialisée de la Suisse italienne (SUPSI). Selon Giorgio Merlani, la méthode est très efficace car un moustique tigre vole rarement plus de 100 mètres au cours de sa vie. Des investigations épidémiologiques et des mesures de lutte antivectorielle ont été lancées dans les zones concernées sous la direction du médecin cantonal, avec le soutien des autorités communales et des offices fédéraux.

Évaluation du risque

Le médecin cantonal juge le risque actuel pour la population très faible, proche de négligeable. Deux raisons sont avancées : le petit nombre de cas et la fin imminente de la saison des moustiques. Le canton ne voit pas la nécessité de mesures particulières pour le grand public. Les investigations dans les zones concernées se poursuivent et les chiffres communiqués à ce stade sont les quatre cas confirmés.

Comment se transmet le chikungunya

Le chikungunya est un virus à ARN transmis par la piqûre de moustiques infectés, principalement le moustique tigre asiatique et le moustique de la fièvre jaune. Il ne se transmet pas directement d'une personne à l'autre et les espèces de moustiques indigènes en Suisse ne peuvent pas le véhiculer. Les symptômes apparaissent généralement sept à neuf jours après une piqûre : fièvre et douleurs articulaires pouvant durer longtemps, ainsi que douleurs musculaires, maux de tête et éruptions cutanées. Les cas graves sont rares. Le moustique tigre asiatique a été détecté pour la première fois au Tessin en 2003, et une population se reproduisant localement a été trouvée près de Chiasso en 2007. L'insecte s'est depuis largement répandu dans le canton, et des spécimens isolés continuent d'apparaître au nord des Alpes.

Foyers à l'étranger et conseils aux voyageurs

L'Organisation mondiale de la santé a alerté en juillet 2026 sur la propagation mondiale du chikungunya. De vastes foyers sévissent dans des pays riverains de l'océan Indien et en Afrique, notamment en Inde et à Maurice, et environ un tiers de la population de La Réunion avait déjà été infectée. De nombreux voyageurs rentrent infectés, principalement en France. La Suisse enregistre environ 10 à 40 cas de chikungunya par an. Les personnes revenant de pays tropicaux avec de la fièvre, des douleurs articulaires ou une éruption cutanée sont invitées à consulter un médecin et à se protéger des piqûres de moustiques pendant 14 jours après leur retour, afin d'éviter une transmission locale. Selon l'Office fédéral de la santé publique, une recommandation de juin 2026 du comité d'experts suisse de médecine des voyages préconise la vaccination pour les séjours dans des zones où sévit une épidémie de chikungunya. Pour des séjours prolongés ou répétés dans des régions à risque élevé, la vaccination peut être envisagée après une évaluation individuelle du risque.

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